LV. MATIN
L'Ain- irr les -ar pistes
LAL REXT GSELL — les ramasski rs
DE CITRONS ENVIRONS DE MENTONi
\'()us savez qu'entre tous les peintres amoureux de la lumière et de ses fantasmagories, Mlle C.-H. Dufau est à présent au premier rang. Son grand tableau A'H»e.v.vt' est comme le résumé de son œuvre antérieure; ce paysage dans lequel des hommes nus se livrent à des jeux, tandis que des femmes étendues regardent leurs athlétiques ébats, est un poème à hi lumière, à la beauté. Mais il importe que l'auteur ne s'attarde pas davantage dans sa « manière ». Le portrait que Mlle C.-H. Dufau expose par ailletirs et que nous reproduisons permet de croire que l'artiste saura se renouveler.
M. R. du Gardier est. lui aussi, un peintre de plein air : il nous montre cette année, sous ce titre : Une Croisière, un tableau aussi charmant que juste au point de vue de la composition, mais qui manque un peu d'air et de cette sorte de vibration qtie déterminent des couleurs qui, dans le plein jour, ne se rencontrent et ne se s'opposent que pour se refléter, et, dans une certaine mesure, s'associer.
M. V. Lauth, dans sa Conversation espagnole, pécherait un peu dans le même sens; mais on ne saurait trouver composition plus sincère et plus vraie.
M. Dupuv, par contre, a placé au bord de la mer deux sil-
li.iuettes\le femmes qui sont ad mi râbles "dans l'air. Il tant citer encore, parmi les peintres de plein air qui c\po^cnl ici, MM. Kig.iulel, Réni.)nd, Henri Rousseau, peinire de scènes arabes, et Pascal, peintre de scènes bretonnes, Louis Ride!, Henri Ro\er, Carrera, dont il lain louci' les recherches hardies, Saint-(iei-inier. a\ec sa belle vue de \enise, Sléfanicz, Waller Doiuie, Cativv, Dabadie. etc....
M. Laparra, qui lut ■ prix de Rome ••. si j'ai bonne mémoire, envoie cette année au Salon une grande composition décorative intitulée les hliipcs >.ic ./tiL\]iie.s lUinhdiiiiiie. La composition contient trois scènes, en trois panneaux : la première scène pourrait représenter le passé: la seconde, qui tient le panneau du milieu, le preseiu; la troisième, l'avenir. M. Lapai'ra, auquel un séjour trop prolongé à l'École, aux écoles, a donné
R.-.\I. DUPLV — A LA MLR
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l'amour du sujdt. a donc voulu représenter Jacques Boniiomme.
i|ui est le travailleur, le •■ peuple ", à des époques différentes.
Au premier plan du panneau de gauche, vous reconnaîtrez le ligurani principal qui porte à la main son arme, la faux ; an fond, carnages, incendies. 1er ci feu : c'est l'époque de la violence.
Au second plan du panneau du milieu, vous remari.|uere/..
i.solé sur un pic. une rigure d"ln)mme nu qui semble monter par la pensée \ers la lumière ; c'est la seconde époque, époque encore troublée la guillotine s'érige dans la partie gauche de ce panneau , mais époque qui va sapaisant au lur et à mesure qu'elle se déroule :
la iemnie qui donne à manger à l'entant, l'ouvrier ii genoux qui regarde en haut, sont, dans la partie droite de ce panneau, figures significatives et symboliques.
Le troisième panneau enfin.
ciMiduit par l'amour .lacques Bonhomme à, son apothéose....