‹ L'Art et les artistes (volume 2)Chapitre 41 sur 125 · GARD ET · texte numérisé non relu

GARD ET

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geable. Non pas que, pciit-circ, on nc\1oive'subordonner le fini de rexe-cuiion à l'importance de la partie par rapport à la composition, ce que taisait Rembrandt pciur la peinture. Mais il ne faut pas oublier que la sculpture n'est pas, comme la peinture, un art d'illusion, qu'elle s'atfirme par des (L'uvres tangibles, et qu'enfin, les grands maitres, les Grecs, ont exécuté leurs chefs-d'œuvre en tournant autour, et en travaillant également toutes les parties.

La tache la plus agréable du critique n'est pas de blâmer, mais de louer. Or. ce qu'il faut admirer sans réserve, c'est un effort constant chez beaucoup d'artistes pour trouver un art qui résume la vie, un ail social qui dégage la caractéristique de notre époque, le labeur obstiné, l'existence haletante. Lu tel an comporte nécessairement l'abandon de certains partis pris sculpturaux, notamment la substitution du costume et des accessoires modernes à la robe antique, et la recherche d'un effet esthétique équi\alciit à celui i-iue produisait

l'étotVe souple et drapée suivant la fantaisie de l'artiste; dans certains cas, par exemple dans le cas du costume féminin, plus ajusté, on a pleinemeni léussi. Mais, dans d'autres cas, on a échoué^ précisément lorsqu'on a \oulu trop analyser, faire la copie exacte du costume, au lieu d'en prendre ce qui s'adaptait au sujet traité. La sculptui'e est un art svnthétique, et il ne faut pas lui l'aire traiter les réalités concrètes que la peinture peut atténiieipar ini éclairage spécial cl des combinaisons agieables de couleur.

( '.ela dit, passons à l'enumeiation de quelques ieti\rcs qui me paraissent se détacher de len-

DAILLION - LA J>RAU!U:

l'iifiirc dcciirjtivc fuur le f^irc de Saint-CJniid, fLln

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semble. X'oici, tout d'abord. Théodore Rivière.

Récemiiient. on a inaugure de lui. à Valescure. prés de Saint-Raphaél. dans le Var, une fontaine si intéressante ijne l'e ne puis résister au plaisir d'en parler ici.

A l'ombre bienlaisanie d un arbre, la source jaillit du rocher, traiche et vive. Sur le rociier. la nvmphe se penche en une pose hardie et gracieuse et d'un peu de vapeur d'eau humecte l'extrémité de ses doigts. Le modelé est précis, sans lourdeur, la chair est vivante, le visage charmé et rêveur. C'est la nature même dans la composition, pour laquelle l'artiste a su s'aH'ranchir des socles, des conques, de la mvthologie usitée. C'est bien la nvmphe des l-'"i< qui ^c

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