PORTRAIT DE RACHEL
ROXANE DON DE J. CI.ARETIe)
M'-'-'^ JOEASSIN DANS LE RÔLE DE RELISE D'après l'aquarelle d'Eug. Giraud.
femme exquise, ce fut quelques jours avant la terrible mort de son fils, dans ce calme salon de l'avenue du Bois. On V semblait respirer l'atmosphère du château de la Belle au Bois donnant. L'aimable hute était-il hanté de noirs pressentiments ? Il me dit avec une voix de rêve : « Ne placez pas le buste de ma femme aux veux du public avant ma mort... et dites à M. Claretie, à vos collèt;ues, qu'ils n'attendront pas longtemps.... » Des larmes ruisselèrent alors le long de cette étrange et belle figure asiatique. Qu'on vienne parler, après cela, de l'insensibilité des financiers!
Les Farceurs dansants, dont nous offrons un fragment, sont peints sui' une plaque de cuivre, et attribués à Pieter Codde. Plusieurs compositions similaires de ce peintre hollandais peuvent être
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Rachcl.
BOLDINI CELINE MONTALAND .
comparées à cette fantasia dans le Musée de la Haye. On pourrait peutêtre aussi attribuer ces masques à Duvster, élève de Codde, qui peignait si bien le satin et les soies. Nous donnons, de même, pour la première fois, la reproduction d'un gracieux portrait de Silvia, dont nous ne connaissions que de vagues silhouettes. Ce n'est, hélas I qu'une photographie de photographie, puisque l'original fait partie de la collection de Sa Grâce le Duc de Portland, à qui la Comédie-Française réitère sessentiments de reconnaissance.
J'eus la bonne fortune d'obtenir cette épreuve par l'entremise cfe l'éminent conservateur de la « National Gallery », M. Lionel Cust, lors de mon dernier voyage en Angleterre, où M. Claretie voulut bien me déléguer à l'occasion de la représentation grecque des étudiants de Cambridge.
Le petit portrait de Jeanne Samarv, par P. -A. Renoir, orne aujourd'hui le
cabinet de notre secrétaire M. Duberry.
Nous liinies, jadis, un peu étonnés par cette peinture, car l'original avait plus de bravoure et d'éclat, avec des dessous de mélancolique et de tatillonne inquiétude d'esprit.
Une toile, très discutée, autant sur sa provenance que sur son exécution, est celle qui nous montre Mlle Dubois, la tille de ce Dubois, fameux, au xvm'' siècle, surtout par son aventure du domaine des (.ti'ttr/c'.v..., aventure qui se termina, presque dramatiquement, par l'emprisonnement de braves gens, coupables d'avoir voulu chasser ce personnage très peu sympathique. Mlle Dubois, qui fut protégée par le duc de Richelieu, est portraicturée en Diane chasseresse. Cette toile a été attribuée h l'un des Van Loo. Ceux qui penseraient v démêler la manière de Nattier risqueraient de manquer à la chronologie... car les dates ne correspondent guère.
La petite toile, qu'on croirait être de Boilly, où l'on fixa (selon toutes proba-