PORTRAIT DE MADAME SIMONE
de son élégance : la Comtesse P... a l'air d'être dessinée furieusement ; M. Raymond W'oog n'a non plus guère bougé comme portraitiste, a\ant atteint du premier coup une certaine perfection savoureuse. M. Louis-Picard s'adonne de plus en plus au plaisir qu'il éprouve à rêver ces visions bleues, mystiques, vaporeuses et comme spirites dont il nous a révélé le cbarme. Les portraits de jeunes filles de Mlle Marie Bermond, non loin de lui, sont dignes d'attention. Ceux, masculins, de M. Ernest Bitler (peintures à l'œuf) sont d'un trait consciencieux et net qui satisfait tout ce que nous gardons en l'esprit de linéaire.
Citons encore, comme portraitistes : M. Geo- \V. Lambert et son prestigieux groupe : le Chapeau bleu ; les adorables babies de Mlle Béatrice Hovo : de pures caresses, des merveilles de dessin compréhensif et de couleur joyeuse; c'est tout petit, mais il faut les voir ; la Femme en bleu et la Femme à la plume rouge, d'une observation si intense, de ^L Ethel Mars ; The Parleur Maid et la délicate Mrs Geofrey Birbeck du souple et charmeur M. Lavery ; The Sculptress {Miss Bruce), ])ensive étude de femme du pensif Charles Schannon ; les étranges et maladives effigies de Mme Olga de Boznanska ;
de M. Maurice Wagemans, une Dame au manchon qui est de la belle peinture ; le Portrait de M. Emile Hinzelin, par M. Emile Priant ; les portraits si précis de M. \\'eerts ; .V. Phil May de M. James- Jebusc Shannon ; ceux de iL Carolus-Duran, et bien d'autres, peut-être aussi intéressants, que je dois oublier.
M. Myron-Barlow est aussi fluide et bleu que l'an dernier dans ses scènes de la vie familière ; /(( Petite Coquette de M. Hopkins est une bien jolie enfant. La Femme nue et les portraits de M. Eugène- Paul Ulmann sont d'une maîtrise propre à faire un peu oublier son homonyme Raoul-André et ses marines mélancoliques, mais un peu ]iareilles ; le supcrba ensemble de dessins il de ])astels de ]\I. Dagnan-Bouveret.
J'ai eu la joie de quelciues dérouvertes, entre autres M. Cockeroft : Mardi-gras de ma fenêtre, fantaisie charmante exécutée dans la technique de M. Morrice ; ^I. Gustave Greux, un paysagiste raffiné, chatoyant ; ^L Costantini, dont le tableau Jaune et noir affirme des qualités d'audace et de grâce pleines de promesses : c'est net, frais, neuf, c'est très bien ; enfin surtout M. \'incent Irolli, dont la Femme aux poules est un morceau de jiremier
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