‹ L'Art et les artistes (volume 3)Chapitre 48 sur 99 · TARIS · texte numérisé non relu

TARIS

École nationale des Beaux-Arts. — Prochainement, exposition des travau.x d'art décoratif de nos écoles nationales des départements.

Première exposition de la 1 Contemporaine », société

)iouielle. — Pour tous renseignements, s'adresser à M. E. André, 24, rue Beaurepaire.

Salon des .Assurances. — Première exposition en octobre, en formation.

Galeries G. Petit. S, rue de St'se. — L'œuvre de Rafïaëlli, du 10 juin au 13 juillet.

Galerie des Artistes modernes, 19. rue Caiimartin. — Collection d'estampes japonaises, du 7 au 20 juin.

PRGVINXE ET ÉTRANGER

Be.\iv.\is. — Onzième exposition de la Société des Amis des Arts de l'Oise, du 19 juin au 25 juillet.

BvExos .\1RES. — Exposition française des Beaux- Arts, du 1"^ juin à fin juillet.

Charenton (Seine). — Quarante et urièn.e exposition de la Société artistique, du 26 septembre au 19 octobre prochains. Adresser toutes demandes de renseignements à M. Leroux, secrétaire-trésorier, 3, place Henri-IV, à Charenton (Seine).

Clermoxt-Ferraxd. — l^'Vnion artistique d'Auvergne ouvrira, dans les premiers jours du mois de juin, sa troisième exposition des Beaux-.\rts et Arts décoratifs, à Clermont-Ferrand. salle Gaillard.

Copenhague. — Au Palais royal de Charlottenbourg, e.xposition française d'art décoratif, du 26 juin au 13 septembre. Pour tous renseignements, s'adresser à M. Roger- Sandoz, à Paris.

Dresde. — Exposition internationale d'aquarelles, pastels et arts décoratifs, du 15 mai au i»'' octobre.

G.\ND. — Quarantième e.xposition de la Société royale, du I" août au 27 septembre. Pour tous renseignements, s'adresser à M. Scribe, rue de la Chênaie, à Gand.

Langres. — Société artistique de la Haute-Marne. Exposition des Beaux-Arts et d'.\rt décoratif, du 3 1 juillet au I" septembre.

LoRiENT. — Association lorientaise des Beaux-.\rts. E.xposition de 1909, du 13 juin au 14 juillet.

Munich. — Dixième exposition internationale des Beaux-.\rts au Palais de Cristal, du i^' juin à tin octobre-

Nancy. — Exposition internationale de l'Est de la France, avec section des Beaux-.Arts organisée par la Société lorraine, du i" juin à la clôture de l'E.xposition internationale.

PoNTOisE (Seine-et-Oise). — Quinzién.e Salon de la Société française artistique, à l'Hôtel de \'i!le, du 30 ma au 30 juin.

Rouen. — Exposition des Beaux-.Xrts, du \" juin au 31 juillet.

Saint-Brieuc. — Première exposition des Beaux.Vrts du Comité d'initiative artistique, du iS juin au 11 juillet.

Tanaxarive. — Prochainement, e.xposition d'art malgache, comportant : sculptures, peintures, tissus, arts de la femme, jouets et jeux, histoire de l'art, art rétrospectif, etc. Pour tous renseignements, s'adresser au ministère des Colonies.

Bibliographie

LIVRES DART

yiaui!,ls crHatnin- </<• l'Ait. — 1-3 yrai'iirc, par Léon Rosexihal, docteur es lettres, professeur au lycée I,ouis-le-Grand. (Un vol. in-<S illustré de 174 gravures. Broché : 10 fr. : relié : u fr. Envoi franco contre mandatposte à H. Laurens, éditeur, 6, rue de Tournon, Paris.)

La collection de^ Manuels d'Histoire de l'Art, inaugurée par un livre brillant de M. Hourticq sur la Peinture des origines au X]'I' siècle, s'enrichit d'un solide ouvrage de !\L Rosenthal sur la Crainte. Depuis plus de vingt-cinq ans, aucun travail d'ensemble n'avait été fait, en France, sur un sujet aussi important. M. Rosenthal a suivi la {.'ravure depuis ses origines jusqu'à nos jours <lans tous les pays occidentaux où elle s'est développée. Il montre la marche parallèle de l'évolution esthétique et de l'évolution technique, et donne sur chaque procédé les renseignements que peuvent désirer les amateurs. Ce livre n'est consacré à l'apologie d'aucune esthétique, d'aucune école. Avec une liberté d'esprit parfaite, l'auteur attire la sympathie sur les manifestations, quelles qu'elles soient, du talent et du génie. Il ne préfère pas les Italiens aux Allemands, il n'exalte pas le burin aux dépens de l'eau-forte. 11 rend aux graveurs traducteurs un hommage mérité, mais il affirme la supériorité des esprits originaux qui, par le burin, la pointe, la lithographie et le bois, ont exprimé des pensées personnelles. Juste envers JMarc Antoine ou Audran. il ne les compare pas à Rembrandt, à Albert Diirer, à Callot, à Whistler ou à ]\Iéryon.

L'ouvrage, écrit avec une clarté extrême, s'adresse à tous ceux qu'intéressent les choses d'art. Il rendra aussi des services aux étudiants et tra\ailleurs (]ui y trouveront des bibliographies copieuses et des référence-, précises. Une illustration abondante de 174 reproductions choisies parmi les estampes les plus célèbres et les plus typiques, exécutées avec le plus grand soin, souligne les démonstrations du texte et constituerait, à elle seule, ime histoire parlante de la gravure.

Collectinii de^ Ailnhs belles i.niteiiif^.'unii'.. — Victor Rousseau. \^.n .Maurice des Umiuaix. (Un beau volume in-8°, illustré de 1} cro(|uis d.ins le texte et de ^4 planches hors texte, dont 3 en caïu.iieu. C. vanOest et Cie, éditeurs, Bruxelles.)

Là Belgique, si riche en pemtres de orand talent, compte aussi des sculpteurs que la gloire a consacrés ou que la renommée favorise, le grand Meunier, Dill-ns, Lambeaux, van der Stappen, Vinçotte, Lagae, Minne, etc.

Parmi eux, Victor Rousseau, «le sculpteur de l'ingénuité et de la méditation >, voit, à quarante ans, les musées de Bruxelles, Anvers, Berlin, \'ienne, Glascow, Copenhague ouverts à ses œuvres et son esthétique minutieusement commentée à l'étranger par /t' Studi'. l' F.mpoi lum , l'Occident, etc.

Statuaire dans ses motifs de décoration du Pont de Fragnée, de l'.Xrcade du Cinquantenaire, et autres ; tailleur d'effigies qui sont encore des portraits moraux ; philosophe dans tels reliefs; l'Aveugle Destin, etc., ou dans une simple figure, comme celle de la Femme de trente ans, Rousseau, ailleurs et avant tout, a incorporé dans le marbre le sourire clair de la grâce et le reflet harmonieux d'une pensée sans crispations. Dans la matière la plus rebelle, il a inscrit des sensations si fluides qu'elles paraissent déjà indicibles en écriture, sinon au poète de la Chanson d'Eve, et ne ])ouvoir dépasser le plan musical. F.t non seu-

lement il les e.xjjiime avec une correction d'analyse et une technique de savant praticien, mais il les enlève en un rythme qui a tout l'équilibre envolé de la danse. C'est pourquoi Rousseau est un maître et cette publication légitime.

M. Maurice des Ombiaux, qui avait déjà, dans les Quatre artistes liégeois, manifesté son souci d'explorer la sensibilité esthétique de Wal onie, a, dans une substantielle monographie, étudié Rousseau avec amour, et s'il renseigne avec précision sur l'ascendance du sculpteur, sur sa formation et sa carrière, il parle avec Ij'risme des aspirations de l'artiste et avec émotion de son caractère moral.

L'ouvrage forme un beau volume de 88 pages, sous couverture dessinée par Emile Berchmans. Il contient 13 illustrations dans le te.xte, d'après des dessins et des croquis inédits de l'artiste, et ji^, planches hors-texte dont 30 reproduisent les oeuvres principales du sculpteur et 3 sont tirées en cama'ieu d'après des dessins à la plume réservés à cet ouvrage.

Le livre comporte également un portrait de Rousseau par M. \'an den Eeckhoudt et un catalogue chronologique de l'œuvre du sculpteur.

L'ouvrage est mis en vente au pri.x de m francs broché et 1 2 fr. 50 relié.

Édition de luxe. — Il a été tiré de ce livre 25 exemplaires de luxe, sur papier impérial du Japon, à grandes marges, texte réimposé, numérotés de i à 25. Ces exemplaires, outre toute l'illustration de l'édition ordinaire, contiennent des reproductions en fac-similé de deux dessins de Victor Rousseau. Les exemplaires de l'édition de luxe sont mis en souscription au prix de 40 francs.

Collecti'in des .Artistes belges contemporains. — James Ensor, par Emile \"erhaeren-. (G. van Oest et Cie, éditeurs, Bruxelles.)

James Ensor occupe dans l'art belge contemporain une place qu'il n'a prise à personne et qu'il ne partage avec aucun. Son œuvre est original et reste à l'abri de toute imitation.

Peintre de natures mortes, Ensor tire des éclats inouïs d'un chou, d'un coquillage ou d'une raie ; luministe, il remplit ses intérieurs d'une atmosphère oii la poussière elle-même vibre. Ensor par là sait peindre, comme sai-aient peindre Chardin ou Manet. Et si l'on examine ses eauxfortes, on V découvrira un technicien non moins miraculeux : les nuages qui roulent au-dessus de Mariakerke ou les Patineurs qui grouillent sur un étang se meuvent avec une telle liberté que tout procédé disparait, que le trait échappe.

Aux mains d'Ensor, d'ailleurs, pinceau et burin ne servent le plus souvent qu'à évoquer des objets et exprimer des rêves sur lesquels il est seul à exercer un droit. Il régne sur un territoire où il pousse des masques comme des fruits, où la cocasserie se pare de grâces et où la fumisterie devient philosophique. Il a planté ainsi des champsélysées pour pitres et creusé des enfers à l'usage des faux bienfaiteurs de l'humanité. Juges prévaricateurs et chirurgiens trop empressés vont à la fournaise comme dans des farces méd évales ; mais, d'autre part, quelles cathédrales de féerie éclosent en plein royaume de mufles au son des orphéons et sous l'œil ébahi des milices bourgeoises !

Du réalisme quasiment organique dans la reproduction d'objets familiers jusqu'à l'idéalisme le plus angélique dans

tel Projet de chapelle à dédier d S. S. Pierre et Paul, ou le plus monstrueux dans diverses caricatures anti bourgeoises, James Ensor apparaît toujours comme un extraordinaire artiste.

On devine avec quelle beauté verbale, avec ciuelle ver\e, avec quelle fougue le grand écrivain Emile \'erhaeren analyse pareille œuvre, qui est aussi de la robuste prose et de la poésie exaltée.

L'ouvrage forme un beau volume d'environ 130 pages de te.xte, sous couverture dessinée par l'artiste. Un catalogue chronologique complet des toiles, des,sins, eauxfortes et pointes sèches de l'artiste, ainsi qu'une bibliographie, font suite à l'étude de Verhaeren.

L'illustration comporte 10 reproductions dans le te.xte, dont plusieurs en page entière, d'après des dessins et des croquis généralement inédits, et 35 planches hors texte dont 2 en héliogravure, reproduisant les toiles, dessins et gravures les plus marquants de James Ensor, ainsi (jue 2 très beaux dessins reproduits en fac-similé.

L'ouvrage est mis en \ente au prix de !0 francs broché • \2 fr. 50 relié.

l.dition de luxe. ^ Il a été tiré de ce livre 50 exemplaires de luxe, sur papier impérial du Japon, à grandes marges. te.xte réimposé, numérotés de i à 50. Ces exemplaires contiennent, outre toute l'illustration de l'édition ordinaire, deux eaux-fortes originales de James Knsor. sur papier du Japon.

Les exemplaires de l'édition de luxe sont mis en souscription au prix de 40 francs.

Reflets ce Roii-e, par G.^spard Willette. (Pion, Xinirrit et Cie, édit., rue Garancière.)

Sous ce titre charmant, notre excellent collaborateur yi. Gaspard Vallette, qui nous renseigne avec la compétence que l'on sait sur le' mouvement artistique en Suisse, a recherché, « dans l'œuvre et la correspondance des écrivains français, — depuis Montaigne jusqu'à Zola et à quelques auteurs encore vivants. — comment et pourquoi ils ont vu Rome, ce qu'ils en ont vu, ce qu'ils en pouvaient voir, ce qui les a chacun particulièrement frappé, ému ou intéressé, et enfin quelle fut l'influence de Rome sur leur esprit ou sur leur oeuvre.... II compare à chaque occasion les impressions de tel ou tel de ces écrivains sur Rome en général, ou sur tel spectacle de Rome en particulier, avec l'impression personnelle qu'il a pu éprouver lui-même.... Et il arrive de la sorte à présenter au lecteur un tableau pittoresque de Rome à travers ces quatre siècles, en prenant pour cic roni les meilleurs écrivains de notre langue, mais en contrôlant toujours leur jugement et leur émotion par l'impression ipie Rome lui a fait à lui-même, au début du x.x"' siècle. Et ainsi le livre <le M. Vallette n'est pas seulement livresque. Rome s'y reflète vraiment, comme en un miroir subtil et changeant, mais toujours clair et limpide. Montaigne,' Rabelais, Du Bellay, Balzac, Gœthe, Chateaubriand, Louis \'euillot. les écrivains suisses de Bonstetten à Cherbuliez en passant par Mme de Staël, qui a mal vu Rome, Stendhal dont Us Promenades révèlent une observation minutieuse et aussi exacte qu'il était possible à leur auteur, Taine qui leur doit tant. Concourt et Renan, Paul Pourget, Zola, .\natolo France, à tous ceux-là Rome a produit une impression profonde, et tous pourraient ré[)éter, en l'interprétant chacun à sa manière, le mot de Gœthe : " Je n'ai pas passé un jour entièrement heureux, depuis que j'ai traversé, pour revenir, le Ponte Molle ». Mais M. Gaspard Vallette. qui a l'habitude de séparer le bon grain de l'ivraie, discerne fort bien, dans l'œuvre touffu de ces pèlerins, ce que chacun a pris à son devam iei . Rien n'est amusant comme de le voir disséquer pour ainsi dire les pages et les phrases où

Emile Zola, myope, décrit la grande vue du Janicule, où Emile Zola, n'ayant pu obtenir une audience de Léon XIII, se contente d'une enquête " policière » organisée par ses soins autour du pape, où Emile Zola, prolifique, prend son bien où il le trouve, et suit docilement... le Bœdeker de l'Italie centrale, édition de 1S94 !

Napoli e 1 arte ceramica dat XIII al XX secolo, ])ar LriGi Mosc.\. lXa]iles. Riccardo-Kicci;'.rdi. 190S. Édition de 400 exemplaires. Prix : 10 francs.)

Lucera, écrit l'auteur, devint en 1233 un centre artistique de fabrication de porcelaine à cause des Sarra-ins de Sicile que Frédéric II avait obligés à vivre dans cette région après les avoir vaincus. En 1301, Charles II d'.\njou ayant battu la maison de Souabe et s'étant emparé de Lucera. Girofalco, .Acerenza, par une ordonnance du 26 janvier, fit rassembler et conduire à Xaples tous les .■\rabes qui composaient la colonie de Lucera. Ce fut l'origine de la céramique napolitaine. L'auteur décrit ce qui reste encore à Xaples de cet art ancien, puis il passe à la manufacture de Capodimonte d'où sortirent les chefsd'œuvre que tout le monde connaît, et qui souvent s'inspirèrent de modèles antiques que l'on commençait à retrouver à Pompéi. Pendant un peu plus d'un demi-siècle, la nanufacture royale de Capodimonte, par la perfection et la hardiesse de ses productions, rivalisa vraiment avec Sèvres et la Saxe. Les événements politiques seuls amenèrent sa décadence. Dans la dernière partie de son ouvrage, l'avteur traite des moyens de faire renaître cet art disparu, ainsi que des réformes nécessaires dans les Musées artistiques industriels d'Italie. Il le fait avec beaucoup de compétence et d'autorité. Xous souhaitons avec lui un réveil des traditions artistiques à Xaples cjui fasse refleurir une industrie autrefois si prospère.

Les Mllesd'Art cilèbres. — Vieutdeparaitre: Bordeaux, par Ch.\rles S.^unier. (l'n vol. in-4 illustré de 112 gravures. Broché 4 fr. ; relié : 5 fr. Envoi franco contre mandatposte à H. I.aurens. éditeur. 6. rue de Tournon, Paris, Vie.)

Le xviii'' siècle français, si justement réputé parmi les amateurs et les gens de goût, a doté Bordeau.x d'un caractère particulier. L'art de cette époque s'y manifeste avec toute son élégance dans la décoration des façades monumentales des (juais. du Grand-Théâtre, chef-d'œuvre souvent copié, jamais égalé, et de maints hôtels particuliers.

Mais Bordeaux a encore ses églises du moyen i'ge et particulièrement sa cathédrale, dont l'une des façades est célèbre parmi les archéologues, son musée, l'animation de son port et la séduction d'une ])opulation faite d'esprit chez l'homme, de beauté piquante chez la femme.

D'une plume enthousiaste et dans un style clair et vif, .M. Cil. Saunier raconte l'histoire de Bordeaux, mène le promeneur à travers ses monuments, décrit les richesses de ses importants musées. En compagnie de l'écrivain, on assiste au développement de la Cité, ou suit la cous, truction de ses édifices depuis le moyen âge juscpi'aux temps modernes, mais plus particulièrement durant ce xv!!!"^ siècle qui marqua pour Bordeaux une extraordinaire période de prospérité.

M. Charles Saunier connaît cette belle ville sous tous ses aspects ; il aime son ciel, son fleuve, la vie <|ui s'épand de cette cité heureuse et florissante, et trouve des mots charmants pour traduire son admiration.

Les personnes qui ont visité Bordeaux et furent séduites jiar sa situation et son décor seront charmées de retrouver dans le nouveau volume des Villes d'Art célèbres \c miroir de leurs sensations; celles qui ne connaissent point cette

partie delà France amont, à la lecture de ce livre attachant, le désir de connaître une ville qui n'est qu'art, sourire et lumière.

Les Villts (l'Ait r.lihirs. — Vient de paraître : Oxjord et Cambridge, par Joseph Avnard, agrégé de l'Hniversité. ancien élève de l'École normale supérieure. (Tu vol. in-4. illustré de 92 gravures. Broché : 3 fr. 50; relié : 4 Ir. 50. Envoi franco contre mandat-iiosfe ù H. Laurens, éditeur. 6, rue de Tournon, Paris, \1'".)

Le charme de ces deux villes célèbres qu'on a essa\-é de présenter, dans ce livre, au public français pour la première fois, réside surtout dans les souvenirs de plusieurs siècles d'histoire. Ce sont ces souvenirs qu'on a rappelés en les commentant ]iar les monuments de chaque époque.

On n'a pas oublié (prOxford et Cambridge sont avant tout des villes d'Université, et c'est la vie des collèges qui tient la plus grande iilace dans ce récit sommaire, mais puisé aux meilleures sources et qu'animent des textes choisis, parmi les plus significatifs et les plus vivants, dans les chroniqueurs et les historiens d'Oxford.

On sent que le livre de M. Joseph .\ynard est l'œuvre de quelqu'un qui ne s'est jias contenté de visiter les Universités anglaises, mais qui y a m'cu et qui a pu ainsi saisir certains traits qui ne se révèlent qu'avec le temps.

L'illustration, entièrement préparée sur place, comprend non seulement les aspects les plus pittoresques de tous les collèges, mais des reproductions d'œuvres d'art peu connues en France, vitraux, tapisseries, portraits historiques. Les détails d'architecture y tiennent aussi une grande place. et, comme les deux villes constituent comme un répertoire de l'architecture anglaise depuis l'époque romane jusqu'au néo-gothique, le volume représentera utilement l'Angletern- dans la d.jii iRhe collection des I';7/<s ifAit cilèhif^.

L'Idéal du A'/X^ siècle, par Masius-ArvLebloxd.

Encore qne ce livre ne soit pas un livre d'art proprement dit, mais plutôt un essai philosophique, il nous semlilerait impardonnable de ne pas le citer ici, car il est trop plein d'aperçus ingénieux et de vues puissantes, à propos de sociologie, sur des mouvements d'art et des producteurs qui nous M.llit iteiit \ i\ emeiit On y trouvera île remarquables suggestions sur Kodm Corot, Carrière, Bourdelle, Segantini, l'uvis de Chavannes, etc.. etc.. et sur les rapports de l'art et de la littérature au xi-X*" siècle. C'est pour l'ensemble de ces remarciuahles qualités que cet ouvrage a obtenu le jirix annuel de la Critique littéraire, distinction doublement méritée si l'on songe au passé de travail indépendant et con-ciencieux de MM. Marius-.\ry Leblond et à l'ensendile de leur œuvre si apprécié des lettrés.

La Lampe d'Aladin

(Société d'éditions, J3.

DIVERS

s), par Seine.)

Je.^n Cocte.\u

La Politique religieuse de la République française, par André M.ater. (Emile Xourry, éditeur, 14, rue Xotre-Darae-de-Lorette.)

La République et les Politiciens (Uttrcs de province), jiar I1e.\rv Levret. (Eugène Fasquelle, éditeur, 11, rue de Grenelle.)

La Princesse sans cœur, par il.^uRicE Lefèvre. (l':dition du Monde illusiré. ij, quai \'oltaire.)

La Fourmilière [roman provincial), par [Lucien Alphonse-Daudet. (Ernest Flammarion, éditeur, jo, rue Racine.)

Le reste est silence... (roman), par Edmond Jalou.x. (P.-\'. Stock, éditeur. 155, rue Saint-Honoré.)

Plaisirs d'autn.t par ."\Iichel Cordav. (E. Fasquelle,

éditeur. 11. rue de CTrenelle.)

Les Deux Cœurs, par Georges Denoinville. (Henri Jouve, éditeur. 15, rue Racine.)

Le Vieux Marcheur [comédie en cinq actes), par Henri Lwedan. de r.\cadémie française. (Ernest Flammarion, éditeur, 26. rue Racine.)

Le Talion [roman), par \'ictor Margueritte. (E. Fasquelle, éditeur, 11, rue de Grenelle.)

Aéropolis (illustrations de René ^■incent), par Henry Kis EMAEKERS. (E. Fasquelle. éditeur.)

Nitaoukrit (roman de mœurs égyptiennes), par Ch.arles S.vxoiÉ. (E. Fasquelle. éditeur.)

Les Faux Dieux, par ilARv-GiLL. (Édition du Monde JHiiitii. 13. quai \'oItaire.)

La Politique de T^enan (d'après des notes et des

docummts inédits), par Gaston Strauss. (Calmann-

Lé\v. éditeur. ^, rue Auber.)

Les Unis, par Edouard Rod. (E. Fasquelle, éditeur.)

Israël (pièce en trois actes), par Henry Bernstein.

(E. Fasquelle. éditeur.)

Le Triomphe des vaincus, par Harlor [roman). (F. Richardin. P. Lamm et Cie, éditeurs, 7, rue de Lille.)

Un Libérateur [loman). par Louis Thévenin. (Librairie académicpie Perrin et Cie. 35. quai des Grands-Augus-

tms.)

Italica [Impressions et souvenirs : Milan. Venise. Bologne. l'I'irence). (Librairie académique Perrin et Cie, 3;. quai lies Cîrands-Augustins.)

La Grèce éternelle (préface de Jean Moréaf), par E. GoMEZ Carillo. (Librairie académique Perrin et Cie, 35, quai des Grands-.\ugustins.)

Le Vent et la Poussière {lonum). par Francis de Miomandre. fCalmann-Lévy, 3, rue .\uber.)

LES GRANDS CHEFS-D'ŒUVRE

de Schlichitn^

PKUCESSION DE LA PLACE SAINT-.\L\KC EX 149b

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