‹ L'Art et les artistes (volume 3)Chapitre 82 sur 99 · POLOGNE · texte numérisé non relu

POLOGNE

T A réputation dont jouit aujourd'hui la culture ,uti^ tique de Varsovie n'est certainement pas des plus flatteuse et presque nuls y sont les vestiges du temps où. sous notre dernier roi, travaillèrent et enseignèrent ici les Canaletto, les Bacciarelli, les J. P. Norblin de la Gourdaine. La cause en est évidemment au joug étranger, aux cataclysmes politiques qui depuis plus d'un siècle s'acharnèrent sur la malheureuse et héroïque capitale; Une i)rospérité économique relativement grande que, malgré tout, elle réussit à conquérir n'y engendra dans ces conditions déplorables qu'une superficielle civilisation matérielle. En art et en littérature, c'est chez le public varsovien une franche hostilité envers tout ce qui ose sortir de la banalité patronnée par une presse quotidienne stupide et puissante. Les dernières années si agitées et pleines d'espoirs, déçus depuis cruellement, permirent, il est vrai, la fondation d'une école des Beaux-.Xrts ; l'avenir pourtant de cette institution privée, qui pour le moment traverse une crise dangereuse, parait toujours des plus incertain.

Une indifférence générale (sinon l'indignation) accueille ici en principe toute manifestation d'art plus intéressante. Tel fut, au courant de l'année passée, le sort de quelques bonnes expositions, entre autres de celles du peintre Slewinski et du sculpteur Dunikowski, qui tous les deux — avec Stabrowski, Krzyzanowski et Frojanowski — sont actuellement professeurs à l'école mentionnée. J'ai parlé déjà ici du premier, lors de son exposition à Cracovie ; quant au second, j'espère avoir encore l'occasion de présenter aux lecteurs de l'Art et les Artistes son œuvre si original et troublant et qu'un hardi « gothicisme . (n'est-ce pas^ plutôt le rêve im[)érieux d'un retour vers l'architecture?) apparente de loin à celui du Belge (Jeorges Minne.

Plus de succès eut à Varsovie le cinquième Salon de la Société pour l'encouragement (!) des Beaux-.^rts (décembre et janvier), et cela malgré, ou plutôt à cause de son niveau général parfaitement médiocre.

S'il eu est ainsi de la capitale de la Pologne russe, que dire de celle, peut-être plus malheureuse encore, de la Pologne allemande ? X'est-il pas compréhensible d'ailleurs que là où il s'agit avant tout de sauvegarder à chaque pas la terre, la langue, l'existence même d'une nation, toutes les forces soient prises dans cet exaspérant combat quotidien ! Aussi Pûsen, admirable par la résistance qu'elle oppose au système antipolonais de Bismarck, ne compte simplement pas aujourd'hui dans notre art....

Même Lemberg,. que depuis 1772 r.-\utriche a promu au grade de capitale de la Galicie, démontre déjà plus de vitalité à cet égard. .-V un moment, vers la moitié du siècle passé, ce fut, grâce à quelques bons peintres, presque un petit centre artistique. A présent encore, on a ici parfois des aspirations fort louables. En 1S94, par e.xemple. — date mémorable pour l'historiographie de notre art. — nous vîmes ici, grâce aux soins du professeur .Xntoniewicz, l'unique grande exposition rétrospective de peinture polonaise.

Les dernières expositions à la Société des .Xmis des Beaux- .^rts de Lemberg, en dehors des tableaux de MM. Pautsch et Sichulski, ne nous ont presque apporté que des œuvres d'importance locale. Par contre, tout le pays retentit d'un scandale qui se produisit à Lemberg il y a deux ans et qui à présent vient de s'affirmer irrémédiable. Il s'agit li'un achat fait par la ville (et pour une somme importante !) d'une collection privée de tableaux et de meubles anciens devant servir de base à un futur musée municipal et qui, avec son inévitable Raphaël en tète, s'est montré d'une valeur plus que douteuse.,.. Vu l'exiguïté des moyens dont en général peut disposer le pays pour les choses ^^art, l'affaire perd beaucoup de son comique.

Malgré que Cracovie ressemble fort ]ieu à cette Florence moderne que voudrait apercevoir en elle l'enthousiasme de M. William Ritter. c'est néanmoins de nos jours la capitale intellectuelle et artistique de la Pologne entière où un

yloiii-ux pa^sr (K- ciilUiic. liifii (|ir)nli-i-rompu dès le xvii^' siècle, féconde parfois ou fout au moins excite nos aspirations jîréscntes. S'il ne manque pas de bons peintres à Cracovie. il y manque trop de Médicis, et en principe même les grandeurs nationales, comme Wyspianski. n'y sont aiiprècièes qu'a]irès leur mort.... En somme, c'est ici pourtant, dans cette calme ville universitaire si riche en trésors d'art ancien (allemand et italien) et si jiittorestpie, qu'il V a encore une certaine atmosphère artistique. Autour de l'Académie des Heau.x- Arts, du Musée National (enriclii récemment par l,i belle (.nllettion (loldstein). de la Société d'Art décoratif polonais, etc., se groupent lentement des énergies qui, de temps en temps au moins, arrivent à triompher de l'apathie générale et lentement préparent peut-être un meilleur avemr.

Quant à notre peinture moilerue, si ]ileine de vie et d'intérêt ([u'elle .1 su inipnsrr le respect même à nos voisins allemands. Inm .|ii',iii|ciiird'liui elle ait conquis Cracovie définitivcmini . le n'^st pourtant pas d'ici qu'elle a pris son essor. Se-, pi 01,1,141 11 listes d'hier, comme Chelmonski. les frères (;ier\ in^Ui. W'itkiewicz et tant d'autres, outre qu'ils sont jioiir l.i pliip.iit cins»inaires de la Pologne russe. Iiiiit leur appreul i^-.i;-;e a .Miiiiicli ou à Taris et vivent longtemps a l'étranger. l{ii ,i;eiural, ce sont des efforts isolés dé])our\ us de iDUt encouragement, au contraire combattus \ioleninient, qui vers iSSo ont préparé l'avèirement de cette }ieinture....( rai n\ie fascinée par l'art historique de Ma tej ko.

longtemjis leur rr-,t.\ commenva sruhiniii représentants de i r a succession <\<- M.i J'ai parle dej.i k notre ■■ ÉeoU- des ]'.

la plupart de sis u nieueer étaii.'uf loreé

iidifférente depuis ,pr

l'u certain changement par pur hasard, un des détrie ])nt à r.\cadéinie

même de lùiliil comme directeur de ni.\ .\its . Comme peintre, ainsi que iteni|iiir,iins ]iolonais. qui pour coinde (.lierilier a l'étranger le pain et la un ,iutiidiil,iete, se devant presque

exclusi\'euient à son tident et à son amour de la nature.... En une ex]>osition collective (ouverte en janvier à Cracovie. ]mis. eu février, à \'arsovie). ce talent vient une fois de plus d'afhrmer sa belle vitalité. Aquarelliste par excellence, Ealat est un virtuose de la notation large et rapide qui, se jouant des difficultés techniques, par la sagacité et la fraîcheur de son impression, arrive parfois à une synthèse presque jaiionaise. Personnalité toute d'instinct et de tempérament, il a toujours été attiré avec force par la vie de chasseur ; et la jioésie de nos forêts, de nos plaines, de la neige surtout, a trouvé en lui un de ses meilleurs évocateurs. (Il est très piquant que justement ce peintre de nature si foncièrement polonaise fut pendant longtemps un des artistes favoris de S. M. Guillaume II.)

Nos concours artistiques ont déjà leur histoire, et des plus triste. Le monument de Mickiewicz, à Cracovie, en est notamment la piage la plus tragiquement ridicule. Par une courtoisie sceptique, les membres étrangers du jury qui vient de juger le concours pour le monument de Chopin à Varsovie n'ont pas voulu porter atteinte à ces traditions nationales. Ils ont agi sagement, et Varsovie, qui, en fait d'art moderne, possède déjà... l'Hôtel Bristol, leur en sera reconnaissante.

Le pri.x Barszczewski. pour la meilleure œuvre picturale lie 190S. vient d'être décerné par l'Académie des Sciences à Jacek .Malczewski. Il n'y aurait qu'à applaudir.,.. Malheureusement, renonciation que l'.-\cadémie publie comme d'habitude à cette occasion et où, férule en main, elle passe en revue toute la production artistique de l'année passée, est une fois de plus non seulement un manquede tact, mais aussi un document d'esthétique paroissiale désarmant de naïveté... académique. Ne serait-ce pas, et de beaucoup, plus facile... de se taire?

.\D.iM DE CyBULSKI.

Échos des Arts

Fouilles et Découvertes.

Dans la séance 1 Inscriptions et BelK derniers résultats sur la côte de Main

1 4 piui deriuer de l'Académie des irttrrs, M. Merlin a communiqué les es Iduilles .sous-marines entreprises a pour relever les œuvres d'art dont

était charge un vaisseau barbare qui sombra avec les dépouilles de l'Italie, sans doute au v siècle. Parmi les fragments récemment récupérés, se remarque une lampe encore munie de sa mèche carbonisée.

M, Gauckler a communiipié à r.\cadémie la photographie d'une statuette en bronze doré, qu'il a découverte dans les fouilles qu'il exécute à Rome, avec MM. Nicole et Darier, sur le Janicule. dans les ruines d'un temple svrien construit aux abords du I.uftis Furrinœ. Cette idole énigmatique était couchée au fond d'une sorte de cuve triangulaire en blocage ; cette cuve avait été ménagée au centre d'une cella octogonale, dont la forme rappelait celle des premiers baptistères chrétiens. Dans cette cella. on devine une chapelle qui aurait été réservée à la célébration des mystères et aux initiations du culte svrien. L'idole est

engoncée comme une momie ; un dragon à crête dentelée en fait se])t fois le tour. Entre les circonvolutions du monstre, sept œufs de poule avaient été déposés, en ligne, sur la statuette. En pourrissant, ils ont éclaté: les débris des coques sont tombés à droite et à gauche, M. Gauckler cherche à démontrer qu'il ne faut pas voir dans cette statuette, comme on l'a proposé, un Kronos mithriaque. Il reconnaît ici une .\targatis naissante, une Atargatis sortant lie l'œuf dont étaient issus, dit Arnobe, les dieux syriens Hadad et .Atargatis,

En faisant les travaux nécessaires à l'établissement d'une nouvelle voie entre Saint-Germain des Prés et le Pont-Xeuf, on a découvert dans la cour d'une maison de la rue Guénégaud une tour de l'enceinte de Philippe-.\uguste dont on ignorait l'existence et qui est en bon état de conservation. La commission du Vieu.x-Paris a émis le vœu que cette tour ne fût pas atteinte par la nouvelle voie projetée et cpi'elle formât l'ornement principal d'une place ou d'un carrefour.

i;art ht i.i;s artistes

M. Alliert Gayct vient de nuiiii- au musc-c trEnnory les résultats de sa dei'nicre cam]>agne tle fouilles à Antinoë ; c'est une série d'objets du iir' siècle, parmi lesquels on remarque deux momies : celle de la pleureiise Isidora et celle d'une officiante ou figurante des rites d'Isis.

Une im))ortante découverte \ient d'être faite dans les ruines de l'ompéi. Au cours des fouilles «pii y sont jiratiquées, on a dégage des cendres une magnilicpie villa en parfait état de conservation et ornée de fresques du jilus grand prix. Cette villa renferme en outre des œuvres de sculpture grec<iue et romaine, des meul)les ti'és riches, surmontés d'objets précieux, des vases de style et divers cofirets remplis de monnaie d'or et d'argent. Dans le soussol, on a trouvé d'énormes amphores et, dans le triclinium des tables préparées pour une trentaine de convives. L'argenterie, très fine, est égale en poi<ls et eii beauté à celle que possède le Louvre.

Dons et Achats.

M. Cliaucliard, qui vient tle mourir, a légué à l'État, pour le Musée du Louvre, sa galerie, ipii comprend près de deux cents toiles de Jlillet, Troyou, Corot, Daubiguy, Decamps, Diaz, Jules Dupré, Th. Rousseau, Fromentin. Delacroix, Isabey, Meissonier, Ziem, llenner. etc., achetées, dit-on, par le donateur au pri.x de vingt-sept millions environ.

Parmi les Millet, citons : l'Am^cltis. payé Stxj.oocj francs ; la Bergère, qui coilta i million ; la Rintric des moutons la nuit, i.ioo.ooo francs; le Vanneur; la Filcuse ; la h'ermière ; la Petite Bergère, etc.

Corot est représenté par un grand nombre de toiles, et notamment par l'Amour désarmé, la Danse des Xymplws dans la clairière, la Danse rustique à l'entrée du bois, la Charrette, le Matin à Ville-d'Avray, etc.

Troyon occupe une belle place avec la Vdehe blanche, les Bœufs allant au labour, le Retour du marché, le Gardechasse et ses chiens, les Vaches au pâturage, la Mare, etc.

Tous les granils paysagistes sont représentés ; Théodore Rousseau avec la Charrette, l'Orage, l'Avenue de la foret de risle-Adam ; Jules Dupré, avec la Vanne, le Chêne, la Mare aux chênes ; Daubigny. avec la Vallée d'Arqués, les Cavernes au bord de l'Oise, le Soleil couchant ; Ziem, Diaz, etc., etc.

Delacroix, Decamps, Fromentin, Isabey, sont représentés par trente-cinq toiles ; Isabey par le Déjeuner de la reine, le Mariage royal, la Sortie du prêche, le Départ du duc d'Albe, la Séparation.

Citons enfin les quarante Meissonier, avec le fameu.x 1814, le Fumeur, la Confidence, le Liseur blanc, le Liseur noir. l'Homme à l'épée qui vient de la collection Van Praët, le Poste d'avant-garde, l'Auberge de J'oissy, le liieur, la Route d'Antibes, etc.

M. Chauchard ajoute à sa collection de l'école de 1830 tous les tableaux qui ornaient les salons du rez-de-chaussée de son hôtel de l'avenue Velasquez : ce sont <les œuvres de Nattier, Drouais, Gainsborough ; des marbres de Coysevox, Lemoyne, Coustou, Caffieri et une .série des premières épreuves de Barye.

Tout cela ira au Musée du Louvre, avec le portrait du donateur par Benjamin Constant.

Et, pour aider à l'installation de ces œuvres d'art, M. Chauchard laisse à la disposition de son exécuteur testamentaire, M*' Jousselin, et à M. Georges Leygues. spécialement chargé de surveiller l'aménagement de la future « salle Chauchard •, les sommes qui seront nécessaires à

ifin «lu'aucune ilépense

la direction du Musée tlu Lou' n'incombe à l'État.

.\ la Ville de Paris, il laisse les deux groupes de bronze de Cain. toutes les statues de marbre et tous les objets qui ornent les jardins du château de Longcliamp. dont il était le locataire.

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Le Musée Carnavalet a re(,'u îles héritiers de \"ictoricn Sardou. en don, le fronton de l'ancienne porte de la maison de Danton, qui faisait partie des collections Sardou. récemment dispersées. La commission d'achats de ce Musée a fait aux ventes .Sardou les ac<iuisitions suivantes ; une ]'uc du Louvre, lors de l'arrivée de Louis X\'I à Paris, le i- juillet 17S9, aquarelle attribuée à Sergent Marceau: l'Arrivée du roi aux Tuileries, en 1779, par Prieur ; /<• Pont Xotrc-Dame et la ]'oi'ite du Chàtelct, aquarelle, jiar Xicolle; /(• Passage des ]'ariétés, acjuarelle.dont l'auteur e.st inconnu : l'Ecole militaire, dessin lavis attri'Duc à Duplessis-Bertaux; un jilan de la Bastille, par Palloy, et un dessin non signé : l'Allemande dansant che: Ruggieri. L'ensemble de ces acquisitions s'élève, avec les frais, à environ 6 000 francs. On attend, pour cpie l'acquisition .soit définitive, l'approbation administrative qui est indispensable à cet efïet.

Le Musée métropolitain de New- York vient d'acquérir, pour la somme de ,^50000 francs, les trois belles tapisseries du temps de Charles VII : ta Baillée des roses, (pii furent si remar(|uées naguère à l'exposition des Primitifs Fran(,nis. On dit <|ue le Conseil supérieur des Musées nationaux avait précédemment voté l'acquisition île ces chefsd'œuvre <lc l'art décoratif français, mais que sa proposition avait été rejetée par le ministre de l'Instruction publique.

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Aménagements et Restaurations.

Trente et un magniruiues ta])is de la Savonnerie et une très belle suite de Gobelins, appartenant au Garde-Meuble, vont être exposés dans le palais de \'crsaillcs, conformément aux instructions de M. le sous-secrétaire d'htat au.x Beaux-.\rts. — les tajiis dans le grand ai^iiartement et la galerie des glaces, et les tapisseries dans le salon d'Hercule, la chapelle et la galerie des rois.

Revue des Revues.

>iAK\i: GoLiv i.uiuées révolues). — Revue mensuelle d'art ancien, paraissant le 15 jS de chaque mois. — 1909, troisième année.

Le texte de Staryé Gody étant rédigé en russe, tous les titres sont munis de traductions en français.

Prix d'abonnement pour l'étranger : 30 francs par an. On s'abonne chez tous les libraires de Saint-Pétersl>ourg et an bureau de la rédaction (7, Solianoï per); à Paris, chez Henri Leclerc, libraire, 219, rue Saint-Honoré.

P. P. de Weiner, directeur fondateur.

La Scandinavie. --- Revue mensuelle illustrée des rovaumcs de Suède, Norvège, Danemark et grand-duché de l'inlande. — Artistique, littéraire, scientifique. — Rédaction et administration : 67. boulevard Malesherbes, et 4, avenue de l'Opéra.

Directeur : Maurice Chalhoub.

Abonnements : 6 francs pour la France et 8 francs pour l'étranger.

Associnlinii (h- VAlliaiicc aitisliqnc. enregistri-e en vertu lie la loi sur les Sociétés industrielles et de prévoyance. Siège social ; 67-69. Chancery Lane, London, W. C.

Fondée en 1908 dans le but de permettre aux artistes de soumettre librement et sans restriction leurs œuvre;, au jugement du public.

A l'E.xposition annuelle de l'Association, chaque membre est autorisé à envover trois œuvres, dont toutes seront exposées, en groupe ou dispersées, suivant le désir de l'exposant.

On devient membre de l'Association en devenant acquéreur d'une (ou plusieurs) actions d'une valeur nominale de 10 shillings (soit 24 fr, 75), et en payant une cotisation annuelle d'une guinée (soit 26 fr. 50). En dehors de cette cotisation, les membres ne peuvent encourir aucune iisf^Diisûbililc pécuniaire.

L'administration de l'.Vssociation est conhée au comité de direction élu par les actionnaires.

Toutes les demandes de renseignements, adhésions et versements doivent être adressés au secrétaire iFrank Kutterl. Allied .\rtists' .\ssociation Ltd., 67-69. Chancery Lane, London. W. C.

Divers.

L'ambassadeur de France en .Xinéricpie, M. Jusserand, a remis, la semaine dernière, à la ville de San- Francisco une superbe médaille d'or, en commémoration de la reconstruction de la ville si cruellement éprouvée par le tremblement de terre de 1906. La médaille ainsi offerte, œuvre du graveur Louis Bottée, est en or, et il n'en a été tiré qu'un seul exemplaire. Une des faces montre d'une façon emlilématique la ville de San-Francisco sortant de sa tombe et se débarrassant de son linceul, grande et belle comme toujours ; sur l'autre face, on voit la France offrant une branche de laurier à l'Amérique.

L'exposition de l'acrost.ition et de l'aviation à travers les âges, organisée ])ar yiM. Graiul-Carteret et Léo Delteil, est ouverte depuis le 15 juillet, au Grand Palais, coté des Champs-Elysées, dans les salles du rez-de-chaussée, consacrées par la Société des Artistes français aux projets d'architecture. Cette exposition, composée d'estampes anciennes, livres, reliures, médailles, éventails, faïences, bibelots et curiosités de toutes sortes, contient également une section moderne de dessins dans la note humoristique. On y voit tous les projets de locomotion aérienne dus à l'esprit inventif des inventeurs depuis plus d'un siècle ; c'est tout le passé des sphériqueset tous les essais d'aviation, sans oublier les hommes volants. MM. Grand-Carteret et Léo Delteil doivent, au mois d'août, transporter leur exposition à Francfort, à V I>iternalionah< Luftscliiffiilnt Aiissltlluji!;.

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BULLETIN DES EXPOSITIONS

.\lx-LEb-B.\iNS. — Exposition internationale des Beaux- Arts, commerce, industrie, [ihotographie. etc.. jusqu'à septembre.

Av.\LLON. — Exposition de la Société des Amis des .\rts de l'Avallonnais, du i'"' août au 30 septembre.

BoRDEAU.x. — Exposition d'Art humoristique, réservée aux artistes de la région, en octobre et novembre,

Ch.\renton (Seinei. — Quarante et unième exposition de la Société artistique, du j6 septembre au 19 octobre prochains, .adresser toutes demandes de ren>eigne-

ments à M. Leroux, secrétaire-trésorier, 3, place Henri IV, à Charenton (Seine).

Copenhague. — Au Palais Royal de Charlottenbourg. exposition française d'art décoratif, jusqu'au 13 septembre.

Dresde. — Exposition internationale d'aquarelles, pastels et arts décoratifs, jusqu'au i" octobre.

Gand. — Quarantième exposition de la Société royale, du I" août au 27 septembre. Pour tous renseignements, s'adresser au secrétaire. M. Scribe, rue de la Chênaie, à Gand.

Langres. — Société artistique de la Haute-Marne, e.xposition des Beaux-Arts et d'Art décoratif, du 31 juillet au i""' septembre. Dépôt, à Paris, chez Robinot, 50, rue N'aneau, avant le 14 juillet.

Munich. — Dixième exposition internationale des Beaux Arts au Palais de Cristal, jusqu'à fin octobre.

Nancy. — Exposition internationale de l'est de la France, avec section des Beaux-Arts organisée par la Société lorraine, jusqu'à la clôture de l'Exposition internationale (octobre).

RUEIL (Seine-et-Oise). — Château de La Malmaison, exposition d'étoffes pour ameublement de l'époque napoléonienne.

Tan.\n.\rive. — Prochainement, exposition d'art malgache, comportant ; sculptures, peintures, tissus, arts de la femme, jouets et jeux, histoire de l'art, art rétrospectif, etc. Pour tous renseignements, s'adresser au ministère des Colonies.

Valenciennes. — Exposition de la Société valenciennoise des Arts, aux salons de l'Hôtel de Ville, du 12 septembre au 10 octobre. Dépôt des œuvres à Paris, chez M. Robinot, avant le 25 août, et à Valenciennes, chez M. Ch. Marlière, secrétaire de la Société, avant le 4 septembre.

COXCtU'RS

Le neuvième concours Lépine aura lieu du 10 septembre au 10 octobre 1909, dans le jardin des Tuileries, salles et terrasse ciu Jeu de Paume,

Cet événement si connu, qui offre aux fabricants et au.x inventeurs l'occasion de faire connaître au public le produit de leur imagination, leur ofïre aussi un certificat de i;ariintic qui les protégera en France et dans les pays tinioiintes. sans aucun frais, pendant douze mois, avant la prise facultative du brevet d'invention définitif.

Deux cent quatre-vingt-dix-sept certificats ont été accordés au concours 190S.

Fondé par M. le préfet de police en 1901, le concours, spécialisé d'abord aux jeux et jouets, s'étend aujourd'hui à toutes les branches de l'industrie. Il est ouvert aux artisans de toutes professions, métaux, bois, cuir, papier, céramique, tissus, etc., etc.

Le concours comprendra une section spéciale pour les Sports et I'Aviation.

Le comité d'organisation adresse un pressant appel à tous ceu.x cpii, avant créé une nouveauté, cherchent à en tirer proht.

Le prix d'admission est à la portée des bourses les plus modestes; il est, pour un mètre linéaire agencé, de 3 fr. 50 pour les sociétaires et de :i francs pour les non-sociétaires, assurance comprise.

Des prix nombreux et importants en espèces, objets d'art, médailles et diplômes seront attribués aux lauréats.

Le règlement du concours est adressé franco à toute personne qui en fait la demande au siège social de la Société des Petits Fabricants et Inventeurs français. 145, rue du Temple, Pans (lU'i.

L'ART ET I.IiS ARTISTES

Bibliographie

LIVRES D'ART

Histoire de l'Art depuis les premiers temps chrétiens j-usquA nos jours, publiée sous la direction de M. André MicHKi.. — Tome III : Le Réalisme. Les débuts de

la Renaissance (Seconde partie). (Un volume in-S grand Jésus de 512 pages, 291 gravures et 7 héliogravures hors texte. Librairie Armand Colin, rue de Mczières, 5, Paris. Broché : 15 francs; relié demi-chagrin, tête dorée ; 22 francs.)

Cette seconde partie du tome III, qui forme le si.Kième volume de l'Histoire de l'Art, nous mène jusqu'à la période de plein épanouissement de la Renaissance proprement dite.

M. Marcel Reymond y étudie l'architecture italienne du xv« siècle ; M. .\ndré Michel, la sculpture italienne de Ghiberti aux dernières années de Donatello ; M. .A. Pératé. la peinture en Toscane, à Rome, en Ombrie, à Venise, à Padoue et à Ferrare pendant tout le cours du xV siècle. Le développement de la peinture et de la sculpture espagnoles jusqu'au temps des rois catholiques est e.xposé par M. É. Bertaux. Les arts mineurs à la fin du moyen âge et au début de la Renaissance sont étudiés par MM. G. Migeon (céramique italienne), O. von Falke (orfèvrerie et émaillerie), E. Babelon (médailles). Le volume se termine par un chapitre de M. G. Millet sur la dernière évolution de l'art byzantin.

291 gravures et 7 planches hors te.xte, d'une exécution admirable, ornent ce beau volume de 512 pages. L'aperçu que nous venons de donner de sou contenu suffit à en indiquer la richesse et l'intérêt. Il continue dignement le magistral ouvrage qui fait un égal honneur à la science et à la librairie françaises.

Les Grands Artistes. — N'iennent de [jaraitre : Les Peintres de manuscrits et la Miniature en France, par Henry M.\rtin, administrateur de la Bibliothèque de l'Arsenal. Un vol. - Frans Hais, par André Fontainas. Un vol. (Chaque volume in-S avec 24 gravures hors te.xte. Broché ; 2 fr. jo; relié : ; fr. 50. H. Laurens, éditeur, 6, rue de Tournon, Paris, \']'-.)

L'exposition des primitifs français, en 1904, mit définitivement à la mode auprès du grand public les délicieuses ])eintures des manuscrits du moyen âge. L'un des organisateurs de cette exposition, M. Henry Martin, qui liés longtemps s'est voué à l'étude de nos anciens enlumineurs, présente dans ce livre un tableau succinct, mais complet, de cet art charmant du miniaturiste. D'une lecture accessible à tous, l'ouvrage est comme une préface à l'histoire de la peinture française. Grâce à une illustration (jui ne comprend pas moins de 34 reproductions des œuvres les plus célèbres, on peut suivre pas à pas les transformations de la miniature dans notre pays, observer les tâtonnements du début, les progrès réalisés au xiil"^ et au xiV siècle. le plein épanouissement au x\-<^ siècle, puis la décadence à partir du jour où l'imprimerie est vulgarisée.

Le grand portraitiste de Haarlcm. Frans Hais, a été jusqu'ici fort négligé par les historiens il'art. surtout en France. Et pourtant nul plus que Hais n'a exercé d'influence sur le renouveau de notre peinture, depuis Courbet jusqu'à nos jours. La collection les Grands Artistes rend justice à ce peintre puissant et encore mal connu. Nul n'était mieu.x qualifié que M. André Fontainas. l'auteur estimé d'une Histoire de la Peinture fra)i(:iise au A'/A''" siècle.

pour mettre clairement en valeur, avec une érudition parfaite et une connaissance approfondie de son sujet, les belles qualités de conception et d'exécution qui ont fait de Frans Hais un des maîtres les plus passionnants de la peinture moderne. Des illustrations, qui résument à souhait l'œuvre de Frans Hais, rehaussent le prestige de ce volume, le «piarante-septième de la collection des Grands Artistes.

.lean-François Raffa&lli. peintre, graveur et sculpteur, par.\RsÈNE .\lexandre. (H. Floury, éditeur, i, boulevard des Capucines.)

C'est toujours un événement littéraire et artistique ipie l'apparition d'un livre de M. .\rscne .\le.xandre. Ses qualités de documentation scrupuleuse, alliées à une imagination vive et à une originale interprétation de la vie. concourent, avec la forme très précise et très pure de son stvle, à faire de ses ouvrages, même de critique ou d'histoire artistique, une lecture attachante comme un roman.

Cette fois, c'est l'exposition considérable de l'œuvre de Raffaëlli, cet été, qui lui a donné l'occasion d'écrire une de ses plus curieuses et de ses jilus ty]nqiies monographies d'artistes.

Rien de plus personnel et de plus divers <pie l'œuvre immense de J.-F. Raffaëlli. Il va des tableaux de misère ou de vie populaire du début aux grands portraits contemjiorains, comme celui de M. Clemenceau, d'Edmond de Goncourt, d'Huysmans, et de ceux-ci au.x scènes de la vie la plus raffinée, ainsi qu'au.x paysages les plus délicats et les plus spirituels que l'école moderne ait produits.

Ce n'est pas tout : l'éminent artiste est étudié comme graveur, sculpteur, écrivain, inventeur. Sa carrière est un exemple superbe d'activité intellectuelle et de passion créatrice. C'est une belle et vivante figure, que le livre d'.Vrsène .\lexandre a campée de main de nuiitr •.

Il faut ajouter qu'une magnifique illustration contribue à rendre cet ouvrage une véritable œuvre d'art. Plus de 30 planches hors texte et de 150 illustrations répandues dans le texte et hors texte, qu'elles suivent fidèlement, font du livre un régal d'artiste et de bibliophile, à des conditions de prix vraiment surprenantes.

Écrits d'amateurs et d'arlisl,s. Discoiir.-i sur la

peinture. Lettres au flâneur et \'oyaycs pittoresques, de Reynolds, publiée avec une introduction, des notes et un index, par Louis Dimier. (Un vol. in-S raisin illustré de 16 planches hors texte. Broché : ij francs ; relié : 15 francs. H. Laurens, éditeur, 6, rue de Tournon, Paris, VI<;.)

La collection des Écrits d'amateurs cl d'artistes, inaugurée il y a quelques mois par les .Mémoires de Charles Perrault, se poursuit par la publication des Discours sur la peinture de lieynoUls, ainsi que par celle de ses Notes de voyages en Flandre, en Italie et dans les Pays-Bas.

Jamais l'école anglaise n'a été plus à la mode chez les amateurs français. Il est naturel que chacun souhaite d'en connaître l'histoire. Ce que cette histoire a de plus merveilleux, c'est la rapidité de sa création, (jui est due tout entière à Reynolds, le peintre de !a cour royale anglai.se, dont la récente exposition des « Cent portraits île femmes nous a fait admirer une fois de plus le proiligieu.x talent.

Rien donc ne vient plus à propos que ce livre. Les principes qui présidèrent à la création de cette école anglaise

ck- ])<.-intuiv xmt rN|>(isr-, ]iar lvi->ni)Kl, liiiMiicnu-. Srs HisCiiiiis siii !ii /i, ïi(/(ii.', prououci's dc-vuLit les (.■•tudiaiU'- lie rAcadcmie de Londres, contiennent cet exposé en termes d'une ampleur et d'une philosophie magniticpies. On y trouve des jugements s\ir le- nuiitres de l'art motivés avec une jnécision ]iariaite, et île plus tout un discours sur le mérite de Gainsborough, particulièrement digne de remanpie.

Les r,iVi(V'S /i(//e/cs,/»<>, puliliés pour la première fois au complet, fournissent au lecteur attentif comme une préparation tcchnu]ue des discours. Ils peuvent servir de guiile infiniment précieux pour un voyage soit en Italie on nous \iMtuu-< sucee-^u eiurul Koiue. Assise. Pérouse. Florence. Maiitoue. r.oingiir. \riii-,e, etc.. soit dans les Pays-Bas où l'auteur non- tondnit à Pruges. Cand, Pruxelles. :\Ialines, Anvers. La ll.i\r, Ain-^lerdam, etc.

La traduetinii est nouvelle. J-es erreurs et les obscurités de l'ancienne \ -ont heureusement éclaircies. Des notes et une préface reiuleiit l,i lecture de ce volume facile et instructive, en même temps que i(> planches hors texte, reprrduisant des œuvres d'art et des scènes de l'Académie, en complètent le charme.

Lis ]'ill, si/'Ail ,,lfhi:'i. — \u-ut dei).iraitre Aviynon et le Comtat \'enais>in. inir Amjké H.m.i ws. (l'n vol. 111-4, illustré de IJ- gravures. Proche ; 4 francs: relie : ; fr.iius. H. Laiirens. éditeur, (•. rue cle lournon. Paris. \ l'.|

Par l'imposante beauté de sou site, la grandeur de -on histoire, la magnificence de ses miiuuiueuts du moyen ,àge. le goéit délicat de ses constructions .lu x\ iir' siècle, l'abondance de ses richesses artistiques, Avignon est peut-être la ville de France la plus digne d'attirer l'attention des voyageurs. M. André Ilallays s'est efforcé démontrer les aspects grandioses ou t li.irin.iuts de i c-tte ville extraordinaire, la physionomie p.irlii uhei e qu'elle tient du séjour des papes et de la longue doiiiin.iti.iii des légats italiens.

Le plus vaste et le plus i,l,4ire des édifices d'Avignon, le Palais des papes. .1 1 ti iMguére enlevé aux troujies cpii l'occupaient et la rest,iui .it ion des b.'itiments est commencée. On trouvera d.iiis le livre de .M. André Hallays une ra]n<le description du P.d.iis tel cpie nruis le révèlent les premiers travaux de deblaienunt entrepris par les services des monuments histompies.

L'auteur ne s'en est pas tenu au tableau de la ville, il en a exploré les environs : sur la rive droite du Rhéme. les admirables ruines de ^'illiihiifc-lcs-Avigii'in. et. sur la rive gauche, le Comtat l'ciiaissiv. c'est-à-dire l'ancien État pontifical, région incomparable qui, entre le \'entoux. le Rhône et la Durance, présente de merveilleux paysages, et où l'on rencontre les chefs-d'œuvre de l'art roman provençal, comme l'église du Thor, la cathédrale de Vayson, la cathédrale de Cavaillon, etc.

127 gravures reproduisant les monuments les plus célèbres, les sites les plus caractéristiques d'Avignon et du Comtat, complètent le charme de cet ouvrage appelé au même succès que le .V<î;;tv donné précédemment par M. André Hallays à l'intéressante collection des \'iUci d'Art célèbres.

DIVERS

Correspondance entre Victor Hugo et Paul Aleun'ce. IM'face de Jiles Ciaketii:. de l'Académie française, (lùigène I-asquelle, éditeur. 11. rue de Grenelle.)

Contes de Caliban. par Emile Bergerat. fEugène

l'"asquelle. é<liteiir. 11. rue de (Crénelle. I

Petite Histoire de la Revue de fin d 'année. i>ar

Robert Dke'.fl-s. (Eugène Fasquelle. éditeur, u, rue de (irenelle.)

L'Espritde M. de Talleyrand, par Lovis Thomas.

(lidltion des Uihliupliilcs fantaisistes.) (Dorbon aîné, éditeur, ;î 1,1. quai des C '.rands-Augustins.)

Ondine X'almore par Jacques Boulenger. (Édition des JSililh'p/iilis fantaisistes.) (Dorbon aine, éditeur, ;î /( ) , (pi.ii des Grands-Augustins.)

Les Printemps (poèmes), par Joachim Gasquet. ^Librairie académique Perrin et Cie, 35, quai des Grands-

.\iigiistins.)

.Aéropolis, par Henry Kistemaekers (illustrations de Keiie Xintiiui. iKiioène Fasquelle, éditeur, 1 1, rue de Grenelle.]

L'Esthétique positiviste. i>ar Christian Cherfils. iLilirairie Léon \anier, éditeur ; A. ilessein, successeur, 19, ipiai des Grands-Augustins.)

Les Napoléons [rialiti et nnai^ination), par Théodore Iii/KET. (E. l'asijuelle, éditeur, 11, rue de Grenelle.)

Le Conte des Marennes et autres lieu.\, ]wr

X'alentix Mandelstamm. (E. Fasquelle, éditeur, ii, rue de Grenelle. I

Les Ressouvenirs ipotsies). par Henri Fauvel. (.\lphonse Lemerre. éditeur. 23. passage Choiseul.)

Poésies choisies, par Henri Fauvel. (Alphonse

Lemerre, éditeur, 23. passage Choiseul.)

Les Ames de la mer ipuésies), par Emilie de

ViLLERS. (Kudeval. éditeur, 4, rue Antome-Dubois.)

Israël {pièce en 3 netef), par Henry Bernstein. (Eugène l'asquelle, éditeur, 11. rue de Grenelle.)

L'Enfant honuni). par Alcide Pépin. (Librairie l'niverselle. jo. rue Saint-Marc.)

Justice paternelle {lomaii). par Alcide Pépin. (Librairie Universelle, jci, rue Saint-Marc.)

Contemplations scientifiques, par Camille Flam.marion. (Ernest I-'lanimarion, éditeur.)

Bridge {loinan), par Cosmo-Hamilton, traduit de l'anglais par Mme Thérèse Berton, (Eugène Fasquelle, éditeur, 11, rue de Grenelle.)

Le Médecin (i,'niaii\, par Charles-Edouard Lévy. (Eugène Fasquelle, éditeur. 11, rue de Grenelle.)

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