‹ L'Art et les artistes (volume 4)Chapitre 118 sur 180 · HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC · texte numérisé non relu

HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC

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J—prcssM m Je Daumier:

Il faut être desoniemps!

e ut p o u r l.autrec tout son sens.

C O m ni e hier Constantin Glus, l.autrec reste, en effet, I e p e i n t r e le plus véridique et le plus singu-

1 1er de toute une époque, que l'on peut, assurément, appeler l'époque du •< plus grand Montmartre», donc du <• plus grand Paris»; car. si l'on en croit Salis, .Montmartre était alors ni plus ni moins que le « cerveau de la France ». que dis-je ? le « cerveau du .Monde ! »

Il n'est point de nom de peintre plus populaire que celui de Lautrec dans ce coin de Paris qui llamhoie de la place Clichy à la place Pigalle. Car ces filles, par exemple, qui passent, mais ce sont celles précisément que l.autrec a dessinées! A peine le chapeau et la « pelure » diffèrent; menus yeux agrandis et mêmes lèvres trop rouges. Il les a marquées pour longtemps.

Aussi, que de fois, dans les cafés de .Montmartre. à l'heure de l'apéritif, on entend ce nom : Lautrec! C'est qu'il évoque bien pour les assidus tout un

HENRI DE ['( M l.< il SI -I. AI IIU.C

Montmartre brillant, tout le passe d'un Pans fourmillaient toutes les vermines, l'avait envoûté.

singulièrement ardent et vraiment alors empha- Etcequ'il y avait à y découvrir ! 11 existait, cepen-

tique. dant, d'autres peintres déjà à .Montmartre; les

Selon une forte expression vulgaire, Lautrec eut cafés et les brasseries en regorgeaient même à

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tout de suite. « dans le sang , Montmartre. Ce quartier, au cours de sa brève vie, il ne le quitta guère que pour quelques mois d'été.

Montmartre I eue promise ' < >ui, ce nou » .h. în.i. m lui offrit tout ce qu'il chérissait: des gens pittoresques et une excessive liberté de

l'heure de l'absinthe: et des Liens de gén doute, à les entendre vociférer, en frappant, de grands coups de poing, les tables. Comment tous ces « tapissiers » n'avaient-ils pas vu l'éclat, l'inédit, le bizarre de tout ce qui les en: < '.. mmu'iii ti 'Us .1. .iient-ils pu passer sans un regard

mœurs. Cette Terre promise, ce cloaque plutôt cù près de tant de choses extraordin

Car c'était alors un Montmartre terriblement ivant et « loufoque». De la Boîte à Salis à ['Ane ouge, du Clou au Divan japonais, une cohue de

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