‹ L'Art et les artistes (volume 4)Chapitre 12 sur 180 · LA I \ M 1 ! I I · texte numérisé non relu

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premier tombé en terrain favorable. Mais quelle exubérance de développement! Le torrent lance a trouvé sa voie. Torrent de sève magnifique.

Rien de névrosé et de décadent. Ce gros sensuel de la couleur luxuriante, ordinairement inséparable pour lui des idées de luxure, cet ascète de la ressemblance absolue et du trait révélateur:

cet indomptable véhément de la faconde paillarde et ce concentré de la psychologie respectueuse et tendre ; cet évocateur du plein air en fête pour ses petite:

et ce délicat analyste des pénombres encloses et des ambiances subtiles.

bondit de suiets délibé-

rément excentriques.

pour ne pas dire plus, en sujets rares a force d'être quelconques, avec la plus enfantine ingénuité. < '.'est t. 'in un gamin tendre et un grand gosse qui s'ébat.

\ullc perversité '. Ses inventions voluptueuses ment par l'ingénuité de leur compli- Rien n'est assez beau ni assez saugrenu parer, entourer, adapter... . du moins à s, m rè\ e de ci il le nu convoi!

à des pièces montées, à des façons culinaires d'apprêter le gibier, à des façons seigneuriales et trimalciones de le présenter à table. Des croupes et

des cuisses se trouvent traitées, au milieu des fleurs, des potiches et des oiseaux empaillés comme des natures mortes... Et comme on sait les attifer, les souligner, les mettre en œuvre... Nous ne savez vous empêcher de rire... « C'est plein de bonnes intentions I « constatait l'autre jour, sans vouloir être drôle, un des plus lins connaisseurs de France surpris en contemplation. Ce perpétuel hondissement d'un ordre de sujet

page devant lequel taire comparaître ces Phryné qui sont de bonnes filles de la campagne, très analogues aux robustes Suédoises de Zorn et cependant bien de la lignée des modèles de Joset 'Mânes, c'est le bon Maître Mikulas Aies au sourire malicieux si dextrement surpris. Mais le chevalier Daubek ? Mais le baron Lanna ? Que pensent-ils de ce bain de soleil? Quant au pénétrant critique Salda. à l'intime et douloureux

à l'autre a aussi quelque chose de félin. L'esprit poète Sova, voilà les vrais pairs du peintre Sva-

est prom pt , mais la chair est faible... Parallè- I e m eut. On passe avec une r é g u 1 a r i t é d e pendule, de la pénitencelaplus édifiante à tin nouveau péché de la plus opulente perfection:

«C'est pommé », chaque lois. Dommage que l'épithète ne puisse se I ormer aussi bien avec courge ou p a s t é 17 u e . Et c'est encore une lois d'une santé!

D'untelaplomb!

Pas la moindre intention égrillarde. C'est comme cela.

Simplement, t >r il v a une grand e u r c e r t a i n e d a n s c e b e a u calme !

Que douent en penser tous ces graves portraits? La vieille maman et la vieille tante, tant de fois peintes ou gravées ? Le douloureux Smetana restitué en une si poignante lithographie; le sévère et digne historien patriote Palacky; le ministre autrichien Randa ; le stoïque poète Svatopluk Cech ; ce roide annaliste de la ville de Prague, Tomek, qui. systématiquement, pondait ses six pages par

b i n s k y , eux

autres, eux faits pour le comprendre comme lui lesacompris.

Je me dispenserai d'insister une fois de plus je l'ai assez fait depuis bientôt vingt ans — sur les particularités techniques de M. Svabinskv. surtout ses déconcertants mélanges - si heureux tels qu'il les pratique — d'aquarelle et d'encre.

P^ncore moins sur les étonnantes réussites de ses travaux graphiques qui vont du dessin à la plume et de la pointe sèche les plus nerveux aux plus somptueuses et veloutées manières noires, de la lithographie en couleurs la plus aristocratiquement discrète, aux plus audacieuses, aux plus virulentes morsures du cuivre. Il faudrait aussi un paragraphe à part sur Svabinsky paysagiste et Svabinsky décorateur, sur les affiches et sur les enluminures de diplômes et parchemins qui lui ont été confiées. Mais encore plus que les portraits, cette partie de son œuvre est si inséparable des circonstances de Prague qu'elle acquiert

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