PORTRAIT DE KARL WARULHO
Exposition de Portraits d'Idune à Stockholm
De même que les Français parlent de la fontaine de Jouvence et que plus d'un souhaite de s'y plonger, les Suédois languissent de coûter aux pommes de jeunesse que la déesse Idune présente à Odin, à Thor et aux autres dieux et déesses et qui, mieux qu'une crème Kros ou Exuber, ont rendu surtout les déesses fraîches, rondes et savoureuses comme les pommes les plus exquises. La société Idune à pris le nom de cette divinité qui accordait la jeunesse, après laquelle soupiraient si ardemment même le sage Faust et d'après ce qu'on dit Ernest Renan aussi. Elle a son siège à Stockholm. Elle a été fondée il y a cinquante ans par un érudit pétillant d'esprit, Harald Wieselgren. Son but est de mettre en rapports les hommes de science, de lettres et d'art. Son programme a été des l'origine de réunir une
fois par mois les personnes qui ont produit quelque œuvre de valeur, de lire ou de montrer leurs plus récents travaux, et enfin d'avoir le plaisir de se trouver ensemble.
La société qui vient d'atteindre cinquante ans d'existence, a célébré l'anniversaire par une fête splendide. Lorsque le secrétaire actuel, historien doublé d'un orateur. Théodore Westrin, introduisit les deux doyens « qui axaient été de la société depuis la fondation », le professeur Curman et le général Lilliehœk, — lequel a pris part du côté des Français à la bataille de Solférino — . le prince Eugène, le professeur Arrhenius et Sven lledin se mirent à applaudir et les deux cent cinquante autres membres d'idune imitèrent chaudement leur exemple.
Le souvenir le plus remarquable que nous
EXPOSITION DE h >|< I KAI'I S D'IDUNE A STOCKHOLM
laissent ces jouis de fête, c'est la magnifique exposition rétrospective de portraits des membres d'Idune, que la société avait organisée dans les salles de l'Académie des Beaux-Arts. S'il y a quelque chose qui nous console de la fuite clu temps, ce sont les expositions rétrospectives!
Cette exposition avait été admirablement agencée par Emile < >esterman, cet excellent peintre dont le portrait du professeur Cari Curman appartient à ce qu'il y a de mieux dans l'art de peindre le portrait, [.'autorité sereine du modèle, son énergie, sa v igueur, son sérieux et son humour, qui brillent dans l'image, tout cela fait qu'on peut dire avec beaucoup de raison cette lois-ci que ce portrait est bien vivant.
Il va de soi que. dans une exposition de portraits, il y a toujours des tiraillements entre le point de vue iconographique et le point de vue artistique, Rubens qui comme Yelasque/ peignit le grand capitaine Spinola, affirmait que c'était un homme aussi aimable que distingué, mais qu' «. il ne s'entendait pas plus à l'art qu'un goujat ». Il est des rois et tel professeur radical dont on pourrait en dire autant et parfois on se prend à regretter que des portraits insignifiants nous soient laisses de personnages importants.
Le fondateur d'Idune, qui en fut le secrétaire pendant plus de quarante ans. le savant bibliothécaire II. Wieselgren, et Oscar II. le monarque
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