‹ L'Art et les artistes (volume 4)Chapitre 154 sur 180 · ROUEN · texte numérisé non relu

ROUEN

a lie une

■** transformation économique qui eut une ceri >ussn,ii sut nulle l'architecture où sévissait alors une 1 mité pseudo-i lassiqu leur, ni pittot 1

de la ci ite ci rnimeni èi enl à êtri

|UC année un nombre .un. les quelques aub nt à les loger, mais .1 fallut bienti >l 1 lies.

ite normande, du li époi 1 au II ivre, de rrouvi lcs \ i lias aux appellatu ms ■ ■ qui rell géné-

1 1 iutes les

' des

tl 1 les zt 1rs et lingu-

'i à.i^e, la Renaissance ont f< éments qui hui

Hiver reunis.

Nous n'avons nul d 1 ;ie de-

cette architei nalcr

que malgré tout, ce

rstitieux déni .1 mu par 1 e la maison

is. même dans les consti

ni de plus en

I 1e le manoii Tout le monde connaît ce type de m

a\ ec les matériau 1 -sises

■ie. A l'entrée une bai rien . montée d'un

vaste auvent de tu liaume, puis c'est la cour

intérieure avec ses ;

peintes de brun, ses fei us carreaux et surtout son

: dans

un clii ■ imet courent I titage,

dans les angles OU aux saillies du I uvent

animaux en poterie vernissée, une spécialité de la

est d'un bel effet et offre de

■ La

s ordonnances classiques

ivre de vél ' artistes. Leur exemple a été suivi : chenu

nand qui n -

- les.

Vlais en même temps que signaler l'ullort tenté, il ce qui resti que dan:

vraimi d'être entrepi

Le Mouvement Artistique à l'Étranger

ALLEMAGNE

a u. mm von Keller célèbre ses soixante-dix ans. Peintre ■**• mondain et peintre des médiums, des hypnotisées et des hystériques, évocateui des actes de thaumaturgie, des scènes d'exorcisme et des dénouements de procès de sorcellerie, c'esi une des physionomies les mieux caractérisées de l'Allemagne moderne. Il y a en lui du Guy de Maupassant, qu'il adore, et du .l.-k. Huysmans moins la conversion; ou plutôt un Guy de Maupassant qui joindrait à son sens de l'occulte et a sa curiosité des frontières de la folie quelques-unes des curiosités archéologiques de Huysmans. Il a du reste été trop souvent question ici decet artiste élégant et savoureux pour que nous fassions autre chose aujourd'hui que de nous associer à l'hommage que l'Allemagne lui rend, télégrammes princiers, fêtes artistiques, expositions, articles de revue- et feuilletons des grands quotidiens.

A Berlin et à Munich s'opère une nouvelle scission de la sécession, Liebermann contre Korinth dans la capitale prussienne; Albert Weissgerber contre MM. Stuck, Jank, I labermann et consorts dans la capitale bavaroise. Attendons les nouvelles sociétés à l'œuvre. On ne saura du moins guère reprocher à la Sécession de Munich son manque de tendresse et d'égards pour les pires extravagances. On prendra une idée fort exacte, en somme, de ce que son exposition de printemps nous a montré de mieux par le numéro de mai de la revue Deutsche Kunst und Dekoration, toujours l'image la plus exacte et la plus complète de l'ensemble du mouvement d'art et d'art appliqué en Allemagne et qui en dit long, depuis deux ou trois ans, sur la modification complète du goût qui régnait en peinture à l'aurore des premières sécessions.

Parmi les quelques artistes qui n'ont pas encore été mentionnes ici, je voudrais retenir cette fois M. Henri Niestlé de Pasing, et M. Friedrich llell. artiste tyrolien qui a un grand sens de la composition, une carrure robuste, l'imagination épique, une façon de sentir le paysage alpestre morne et en quelque sorte granitique, mais avec quelque chose de sombre dans le colons, de gauche dans le dessin de ses personnages et de revêche dans sa façon d'en exprimer le caractère. Il n'est jamais mieux à son aise que quand il s'attaque aux légendes de son pays. Sa peinture est du reste bien à l'image de ces petits châteaux ramasses et trapus, coffres-forts de pierre des barons d'autrefois, non point pillards selon la formule obligée, mais qui au contraire assurèrent à la route du Brenner cette absolue sécu-

rité dont un Montaigne s'émerveillera au seizième siècle el qui sera tout simplement la persistance de la tradition du

moyen âge. I.e Tyrol fut toujours un pays d'honnêteté et de probité.

M. Henri Niestlé a l'art de composer des tableaux smgulierS, et aussi agréables a voir qu'ingénieux el imprévus de composition, avec des buissons, des arbustes, des roseaux, des fleurs cl des oiseaux. I.e goùl peut avoir ete éveillé en lui par les albums japonais, mais ce qu'il v a de certain, c'est qu'il ne lui est rien resté de cette initiation et qu'il peint ses suiets de prédilection autant avec des mains debon ouvrier que des yeux d'observateur artiste européens. Il a toujours eu le don de s'aviser de particularités de la \ le des plantes et de nos petits amis ailes que personne avant lui n'avait aperçues. Un instinct de naturaliste ne lui fait pas défaut, certes, mais combien subordonne a son heureux tempérament d'artiste. Il s'est débarrassé petit a petit d'une certaine sécheresse graphique, ou plutôt calligraphique. pour tout voir plus large et plus colore, en vrai peintre.

L'attitude si courageuse des artistes de Simplicissimus lors des événements de Saverne est une petite compensation à celle, parfaitement inexplicable, adoptée par eux lors des événements balkaniques. Ou plutôt explicable, oui, mais c'est un autre mol que je devrais écrire; disons inique. Je crois qu'on sera toujours infiniment mieux reçu en Allemagne lorsqu'on parlera de la France que des pa\s slaves, mais ce n'est pas ici la question. Un artiste de Simplicissimus parmi les plus difficiles et les plus abstraits s'est particulièrement distingué aux dernières expositions. C'est M. Olaf Gulbranson. On connaît sa manière : des traits minces étirés, le personnage réduit a l'état de mannequin et de ficelle et un don inné de rendre géométriquement, mathématiquement ridicule le portrait réduit a l'état de théorème, un théorème en quelques traits, disposé savamment au milieu de la page impeccablement blanche. Tels nous sont apparus surtout Mommsen et Eleonora Duse. Il faudrait analyser. .Mais une fois de plus l'écrivain se voit interdits les mots qui exprimeraient ce qu'ose montrer el suggérer le dessin. Ce n'est plus la grimace de la ressemblance, c'est la ressemblance quintessenciée jusqu'à l'absurde, avec un amour éperdu de la laideur latente jusque dans la plus touchante beauté. Les fées parfois font des dons bien curieux... [ci, t'est de toute évidence la fée Carabosse qui a été la marraine de M. Gulbranson.

William Kit i tu.

ANGLETERRE

QUE de merveilles se cachent en Angleterre dans les sévères manoirs du Norfolk et les vieilles demeures du Surrey ou d'ailleurs, au milieu de paisibles domaines que ne fréquentent que des vols tapageurs de corbeaux et quelques aristocrates saturés de voyages. Londres seul, s'il ■"évélait ses trésors, ferait exulter de joie artistes et dilettanti, en expliquant tant d'inquiétantes lacunes dans l'histoire delà peinture.

luant a moi, la joie récente de voir deux portraits qui évoquent tout le charme délicieux de notre xvin' siècle français, et je déplore qu'ils soient si complètement ignorés

du public. Ce sont ceux de la Marquise de Sévigné et de Sinon de /. enclos, par le savoureux Mignard. Jamais jusquelà ne m'était apparue une effigie de la charmante épistolière, qui révélât tant de suprême distinction et de bonté touchante. Le peintre délicat du \ al-de-Cràce a caressé avec tendresse ce sourire séduisant, épanoui dans un décor de satins laiteux aux bleus fanes; et dans ce subtil regard si débordant d'affection apparaît toute l'âme aimante de l'inoubliable mère de la comtesse de Grignan.

Plus coquette la belle Ninon n'a voulu livrer a l'artiste que ses traits charmants . sa pudeur de jolie femme semble

LE MOUVEMENT UVTISTIOUE \ I

lui avoir interdii de montrer toui son cœur. L'œuvre n'en est pas moins pleine d'un charme gracieux, si elle n'a pas la sédm tion de sa voisine.

Puisqu'il s'agit ici de collections particulières, je ni ometl le parler iraire des tapisse] ies,

que le le Dali

South Kensingtoi ' i i pn i nt di

Mortlake dont la fondation date de James I . On sa ce monarque, pour -.unie l'exemple l'Henri I\ qui favorisait à Paris l'industrie des tapissiers, dota son paj manufa en 1619. Un succès durable coui

entreprise, jusqu'au momenl rtèrent

Mortlake pour alli nufa< 1 ui es .1

ii ons.

I luii des œuvres I des Ipôtres

et son Deux cartons di Raphaël,

qui, ayant servi aux tapissiers de Bruxelles poui la di

de la chapelle Sixtine, furent, sui le conseil de Rubens,

achetées par Charles 1 et envoyées à Mortlake qui 1rs

mment. 11 ne faudrait pas 1 roii e poui

|ue cette manufacture ne tissa que d'après des cartons

étrangers. Le muser de South kensington possède quelques

beaux spécimens de l'histoire d'Héro et Je Léandre, d'après

Francis Clein, qui un des artistes de

Mortlake. < >n j trouve une délicatesse nés grande de

une belle tenue, qui montre une parfaite intelli-

1 ition murale que personnellement je

re a l'interprétation parfois brutale des Actes des

Apàtres. Je serais tenté de reprochi iux Eléments,

une série de tentures provenanl aussi de la collection du

lalkeilh et exécutées d'après Lebrun. Le parti

pris d'oppositions violentes en dépil di i] tons,

leur donne à me solidité qui tient trop de la

( une: mais ceci n'enlève rien au mente des ouvriers.

Nous ne devons pas oublier, en effet, que la tapisserie et int un an d'01 ig ii' | opulaire et Je plus au service de la pein-

lun on m l'elle les qualiti

m ible sœur.

Poui complétei !

bien voulu prêter une série de tentun h iomphe le ( Mantegna. L'œu> 1

si pur du grand padouan, après soi 1 istello

.a, fut transpi tiano et peu api 1 a"iai les I' par le duc de

depuis les murs d'Hampton Courl et i n'csl p

une interprétation un peu sèche, ouïe noble style de la grande époqui taliei

unir, de spli ndid orientaux, qui lurent acquis, poui la plupart, pai P prenne; duc de Montagu neure,

1 exemples de l'Art pei

par la richesse de matières : or, argent, soie, aussi bien quela verve décorative; le toul idmir.iblement soumis a une ordonnance I 1 le détail le plus exquis reste

han e généi ' au du

grand art, et c'est à piste titre que les décorateurs pi

ont acquis une gloire mondiale. < mi n : iuer les

- modernes qui ont su pu ;i mrces neuves

e t vi van te s s i trouve un élément nouveau I e. Nul

: urd'hui les illustrations précieusi

Edmund Dulac évoque toul cet Orient de légendes, de rêves et de eau

enthousiasmes peut éveiller chez un peintre l'étude de cet ut si te. -m !. Si je ne craignais d'être trop long, j'ain a p 11 1er de International

■■. Pour un instani l'illustrateur a quitté l'ombre

épaisse des n-iilcls embaUl 'avec

le monde et il se révèle rve et

d'espi it 1 austique.

AUTRICHE = HONGRIE

P'm h Vienne ul la floraison des expos,.

^ lions printanières, Kunstlerhaus, Sécession, So

Durer, artistes Vutrichii emmes d'Au-

Blam • ■ Non , s uis 1 omptei les

.nions locales. Il tomme de juste toute la

lyre, depuis I Pi 1 ongrès Eucharistique de

M. Juhus von l'.laas, peintre officieux sinon ol ennuyeux à l'extn m sages

de la Wachau de M. supp.nr. hii 111 de

lumière et de mouvement de M. Castelucho; depuis les sérieux travaux graphiques de MM. Ferdinand Schmutzer et Rudolf hacher jusqu'aux emdes pré| M. Josef I

depuis les aquarelles si tranches de M 1 rmann

jusqu'aux statuent et Sauter ou

tte de Mahler par M. Bocks. I.e Rudolf de Habsl que de M. Artur Strasser lait grande

impression. Il est en terre cuite et montre une fi plus qu'aucune matière n'est a dédaigner lorsque maniée ut selon les qualités déterminantes de

La nomination d 1 linand Andri

seur L'Allemand est un grand bi pour l'Académie des p., m pense un peu le

lieux d'un sui aer réaction-

naire l'architecture. M. \n.!i 1 appartient au

hercheur et un recueilli : c'est en

menu temps qu'un novateur, un consciencieux qui

>e de de peinture ou de lapine, le poète est U technicien et bien

entendu du penseur. Ses d i-ers métiers il les sait bien; il a un corp très ferme; avec cela

il est impie : nie pas un devant la nature et

a su demeurer en directe communion le peuple de la montagne autrichienne comme de la , des environs de Vienne et des marches que fréquentent les , de Bohème et de I. que.

Parmi les artistes viennois de ce menu groupe, si libre et d'ui m u la t ion ; parmi ceu -.

Ire l'individualité, stimulée par klinit et cependant distincte, nul depuis longtemps ne m'a semblé aussi riche de pronies: d'un sens

mieux coloriste que '■' maniérisme de ses laires, presqu

me une lleur entre feuillets d'un livre. ■es Mlles au ■

aux mm s enlumin - et de

rouges qu'on ne voit qu'en \

lette piteuse et cependant 1

■raine

préi ieux que delà peinture. Ils évoquent cependant les sites el 1rs saisons avec une autre puissance que l'œuvre simplement réaliste. Je prétère ce lyrisme poignant et cette splendeur triste à toutes les joies du plein air. 1 t nous sommes si heureux que l'ennoblissante leçon de klimt démontre une lois de plus sa puissance en se Vienne. qui ne veut pas plus savoil ce qu'il possède en lui de grand que du temps où .\laliler se vit contraint à cet exil américain dont il est mort. l 'ex position collective di la Muvès%ha% hongroise, à Vienne. quatre1 salies s'il m, us plaît montre à quel point l'influence française a toujours prévalu en Hongrie. De l'école de Barbizon au futurisme toutes les étapes sont sensibles. Un des artistes madyars sur lesquels il soit aujourd'hui permis de fonder les plus belles espérances, est mallieureu-

m trop grand seigneur pour qu'on n'éprouve pas la

tentation de lui rendre la carrière artistique un peu dure. Pourvu qu'il ne se laisse pas griser par le succès de sa dernière exposition à Budapest oîi, certainement, malgré tout son talent, il n'est pas sur, hélas, qu'il eut tout ou à peu près tout vendu, s'il n'avait été le propre pelit-lils du comte Jules \ndiass\, le diplomate et homme d'état célèbre. J'ai nommé le jeune comte Jules Batthyâny. L'un des meilleurs connaisseurs de l'Art ancien et moderne et de l'École hongroise en particulier nous met en garde contre toute prévention :

.-. Batthyâny a trop étudié nousécrit-il et il est trop sérieusement du métier pour être critiqué avec indulgence. Une facilité extraordinaire de s'exprimer, une main légère et suie, beaucoup de goût; des couleurs riches et exquises, une vision de peintre hue et précise qui saisit la nature dans ses nuances les plus délicates, un don d'observer qui jamais ne devient esclave d'un réalisme sans àme: une aille profonde qui au contraire jamais ne subordonne ses inspirations totalement au monde extérieur ; une imagination spirituelle, riche, souriante, inépuisable, qui lui fournit, sans qu'il devienne jamais littéraire, un nombre infini de sujets pour la réalisation desquels il utilise avec goût les éléments de forme, de couleur, de lumière que la nature lui présente», telles sont les véritables qualités qui tout qu'il ne reste plus rien à souhaiter à ce grand seigneur artiste... qu'un pseudonyme impénétrable coin nie celui du jeune duc Luitpold en Bavière, et qui lui assure quelques-unes de ces bonnes misères sans lesquelles on n'est jamais un artiste complet.

La Galerie de Budapest s'enrichit des fresques et sculptures italiennes achetées par son ancien directeur M. de l'ulskv et des bronzes également italiens, des xv' et xvi' siècles, récoltes par le sculpteur Férenczy, lequel vivait à Home il y plus de cinquante ans. Nous j reviendrons. William Ritter.

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