DECOR CHINOIS
.ES TOLES EMAILLEES D]
MADELEINE ZILLHARDT
Récamier; mais nous pensons aussi au portrait de M"' Jane Renouard par La Gandara; leurs couleurs découpées à l'emporte-pièce éclatent dans la sobriété voulue de nos décors avec cette vivacité crue qui taisait appeler les tableaux de Boilly la cage aux faisans. Sur des boiseries grises aux tons neutres, ils éclatent brillamment, comme des écharpes sur une robe de tulle blanc.
Ce sont des tonalités de cire rouge, de jaune Casimir, un vert pistache à feuilles d'or, un bleu barbeau, un vieux rose chair rayé de noir, un jaune serin rayé de noir, choisis, appliqués avec l'égalité, le poli, le fini qui sollicite une caresse de la main, le velouté qui réjouit le regard, et cependant la netteté qui autorise les contacts, le précieux de l'email et de la laque, et cependant la cordialité d'apparence qui invite à l'usage.
Voici une corbeille, des plateaux, des coupes, des jardinières. Sans doute, on évoque ces nefs où l'on serrait les serviettes dont le souverain devait se servir à table, ces cadenas où l'on disposait le pain, la fourchette, le couteau, la cuiller, la salière, la poivrière et la boite à épices. recouverts d'une serviette à petits carreaux pliée à godrons, ces surtouts de table, d'or et d'argent qui ornaient le service d'un repas au temps du premier Empire. Telle coupe à fruits, laquée rouge, bordée d'un
C00P1 CARRÊI GUIRLAN
POUR FRI Ils.