VA LE N CE
t es Hubebi Roberi m Valence. Dans les musées de *■"* province, on fait encore, de rares fois, .les découvertes Mes. A Valence, par exemple, pendanl des années, au fond de cartons poussiéreux, prés de cent paysages d'Hubert Roberi demeurèrent loin de tous regards. Seule, la curiosité d'un peintre flaira le trésor enfoui. Ah! le malheureux sourcier I que de luttes sans doute il a dû soutenu contre le conservateur niellant !
Aujourd'hui que le musée de Valence a été transféré dans les locaux de l'ancien Évêché, on peut conseiller sans rougir, à l'étranger de passage, de l'aller visiter. Ce nouveau musée, écrit M. Henri Clouard, «est exquis dans tout son re -de-i haussée, qu'un peintre de talent, M. Ollier, a disposé, meuble, orne en vieil hôtel. Ainsi chaque pièce est vivante, les meubles s'offrent; il semble qu'on \ vive. Et, en effet, une collection absolument unique d'Hubert Robert v crée certes la présence de ce magnifique évocateur... l'es portesfenêtres s'ouvrent sur uu jardin 1)111 domine le mail et la
vallée de ses deux liants cypri
N'est-ce pas un lieu de rêverie délicieux que ce vieux salon episcopal et pouvait-on souhaiter de voir plus beaux dessins orner ses murs? Pour ma part, je ne connais pas de plus charmant abri, en été, contre la chaleur de l'aprésdinée : la porte entr'ouverte sur le jardin lumineux, les volets mi-clos, il fait bon contempler les nobles architectures et les ruines fleuries du grand paysagiste.
Ily a là des arbres frémissants; des escaliers qui montent, derrière une grille, entre deux rangées de cyprès; des coins abrités entre les roches, au bord de l'eau ; des terrasses, des portiques... C'est, avec la pompe du grand siècle, ce goût de la nature sauvage et des ruines, si cher à Rousseau et à ses disciples; c'est surtout toute la poésie élégante, harmonieuse, un peu fade quelquefois, de l'abbé Helille. N'avez-vous pas souvent, aux lieux infréquentés, Rencontré tout à coup ces aspects enchantés Qui suspendent vus pas, dont I image chérie Vous tette en une douce et longue rêverie ?
Voilà des vers de Delille qui évoquent assez bien l'ai -
spiua e des images de Robert.
Delille encore, qui disait de cet artiste qu'il «doublait, en les peignant, les plus beaux paysages », semble avoir eu de ses dessins devant les yeux, lorsqu'il décrivait, dans ses Jardins :
...L'humble ronce embrassant la colonne superbe; ces forets d'arbrisseau* de plantes, de buissons, Montant tombant en grappe, en touffes, en feston
Par le s He des vents semés sur ces ruines.
Le liguicr. l'olivier, vie leurs faibles racines Achèvent d'ébranler l'ouvrage des Romains ..
Les ruines de Robert sont toujours peuplées de nombreuses ligures : personnages graves qui devisent, jeunes femmes panant avec des chiens.
Diderot s'en montrait fort mécontent : «Puisque vous
vous êtes voilé à la peinture îles ruines, sache/ que ce genre .1 sa poétique... Ne sentez-VOUS pas qu'il v a trop de ligures ici ? »
Diderot aurait voulu qu'avec des ruines et quelque mélancolique ligure solitaire, le peintre rappelât la vanité des choses et l'éternité du temps.
Il me semble que les insoucieuses personnes de Robert, au milieu de ces pierres renversées et de ces feuillages abondants, nous évoquent fort bien tout cela — et sans altitude théâtrale, sans lyrisme déplace. En somme, cet excellent dessinateur était classique; Diderot sentait déjà terriblement son romantique.
Les anus du xvui' siècle visitant la collection de Valence découvriront, parmi ces dessins, deux sanguines qui, plus que les autres j'en suis sur, sauront les émouvoir : elles représentent la chambre à coucher et le cabinet de travail de M"' Geoffrin. Ce sont deux documents d'un prix inestimable et que, jusqu'à ce jour, les biographes n'ont point connus.
Ji vn-Ma i" l'.i us viol
Le Mouvement Artistique à l'Étranger
ALLEMAGNE
IlS* Wai 1 1 h Si us vi kiM'.i ki, a débuté par quelques affiches sensationnelles, invention comme réalisation, goût de certaines créatures comme de certaines modes, qui, au premier abord, ont donné à croire qu'un Toulouse-Lautrec allemand nous était né. Ces étiquettes collées à la légère sont bien malfaisantes ! Quelques tableaux d'une vie intense, d'une énergie convulsive en même temps que d'un vouloir concentré ont eu tôt fait de rendre évident qu'il allait s'agir d'un maître de demain. Et voici ce demain devenu aujourd'hui. Après la grande page titrée Révolution, d'une frénésie presque hystérique, d'une composition et d'un clair-obscur visionnaires, la plus saisissante, la plus synthétique évocation, a notre connaissance, de g3, la chose était laite. Mais qu'est-ce qu'une seule œuvre, si belle soit-elle, au milieu d'une boire Internationale où des salles aménagée- expies poui ameuter le public entraînent à de virulentes discussions et ou, d'autre part, l'initié court tout droit aux chefsd'œuvre guettés des artistes clisses, un Klimt, un Rodin, un Preissler. Souvenez-vous de l'apparition des Boucaniers de Brangwyn au Salon de 1893. Encore fallut-il que Brangwyn leur donnât une suite! Nous venons d'avoir la v. suite » de la Révolutionde Schnackenberg, dont personne n'oubliera une fureur neuve même après le Christ aux de .M. de (iroux, un emportement du pinceau
digne vies heures inspirées de Delacroix, enfin un coloris jaune blafard qui induisait à se demander si une modalité moderniste serait possible du fameux «rayon de Java » que d'aucuns ont cru découvrir chez Rembrandt. Et dans ce coloris jaune, pâle et fiévreux, les bouleversantes acidités tricolores républicaines, comme les linons légers et le sang tout frais verse de l'Ancien régime créaient le frisson aigu de certaines délices de l'orchestre neuf chez Strauss et chez Kc.gcr dernière manière. Le coupant de la guillotine était aussi dans le contraste de l'éclairage avec une sorte d'appetit de mourir ainsi, d'une façon tranchée, en une lois. La suite attendue cl qui n'a pas trompe nos espoirs a ete, chez Brackl. une exposition restreinte, mais triée sur le volet, qui, lorsqu'elle .aura accompli son tour d'Allemagne, restera le plus important événement de la saison printanière. Lutin on peut comprendre qui est M. Schnackenberg' I 1 I 011 sourit, avec quelque gène, d'avou prononcé 1 son
propos le nom, fût-ce d'un Toulouse-Lautrec, à peine
autorise des us par quelques analogies de sujet. .Mais
ces sujets-là, eux-mêmes, lorsque l'artiste v revient, ont-ils assez évolué depuis vingt ans! It puis c'est encore l'opposition, s'il s'agit de Paris fêtard, de .Montparnasse el .lu Moulin-Rouge, Ce serait aussi la distance du style de Francis Carco a celui de Hugues Rebell. (Qui parle encore
m< il \ i mi \ r \u ns I H )l I
III' VNGI R
de la Câlineuse?) < le que je sais de l'i n i tudes
el du développemenl de M. Schnacki ni
point certaim rc aux plus
! les milieux i
contradictùin . Voici un idoli i li seize ans, ti i
qui n'i , i on Hanovn natal et
donl le s pi im ers d i toul le Si lin
berg d'aujourd'hui qui, llêcl on ne sait d'où, ne dé-
viera plus de sa ligne fatale en dépit des bons soins de m tels et aussi contradictoires que MM. K.nin el Franz Stuck. \qu.u ellisti t< iujoui s di i aquarelles ti es grandi
pi 01 édi i- ei une aisani e lière el ti anquille qui assoi til des verts el des jaunes illicites jusqu'il i, sembl i-t-il, car on ne les trouve chez personne avant lui, au profit de visions électriques de en itures fantasqui ■ parées el irtifi comme îles oise iu> lées et
peintes plus que des orientales, chanteuses de variétés, mannequins de couturiers lançant des modes excentriques, ou hétaïres dont le vice s'esi frotté ii l'esthétique du ballet ociant ■!. idi es 'le lieux de débautte même angoi :e, cette déti e ; e inti ne i
C'est |
Mais M 14, lui, tire di
ment ce q
Il s'agit d'un ii tantôt
voit auti i ■
ins un milie
icnt par
ivec le piquani Puissent-i leur fraîcheur prem
du verre,
ce qu'il y i de plus dangereux au monde, tableau à l'huile I En trois ans l'image de la fenêtre 1 1
imprimée sui Wii.i i \vi I' :
ANGLETERRE
lien
a psi s une bien li m çui ■*"*■ du ' Bi il Museun portes ,iu publii .
Les fanatiq l'an i hinois, et ils sont no
Londres, y verront avec joie la somptueuse collection foi mée au prix di par Sir Marc A
Stein, sous les auspices du gouvernenu ni de l'Inde et de l'administration du « British Muséum». Je ne ferai pas ici l'historique de son voyage; il me suffira de rappeler que la ère expédition s'effectua de 1900 1 1901 et que Sir Stein 1 a exhumer du sa h le des vastes déserts du Turkestan,
■ iques d'une ( i\ ilisalion aussi an
que m 1 ;nil qui . qui pai ai ssenl déi ivci -lue,:! ment de l'Art hindou. Ce 10 mes. des statues, des peintUI
sui tout de merveilleu » manusi rits en chinois et autres dialectes locaux inconnus aujourd'hui, ti ait.int pi esque tous des : ques.
en [906, une ni iu\ elle ex|
échelle; il en a lui-même publié le récit sous le 1 « Kuins ol Deseï 1 1 allia) ». I 1 gi \ce haute intelligen< e qu'il a des ou
que le ■
à l'influence 1 iddhiquc de l'Inde et du ui de 1 étrangères, il les a assimilées , exemple en est t: titrent
empruntes 'In |i VI