‹ L'Art et les artistes (volume 4)Chapitre 27 sur 180 · CM \R I KKI SE DE · texte numérisé non relu

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poursuivre jusqu'à la fin du \\i siècle. C'est qu'un Giacomo délia Porta, un Augusto Busti ainsi que le mausolée de Jean-Galéas, auquel et ce Cristoforo Solari, dit il Gobbo, auxvicsiècle;

travailla Cristoforo Romano de 1492 à 1497, ne mais l'on ne saurait, d'autre part, nier combien lut terminé qu'en 1 564 et que les deux statues est plus puissant pour nous l'intérêt qui s'attache gisantes de Ludovic le More et de Béatrice d'Esté, à des artistes d'une personnalité aussi tranchée qui avaient été exécutées en 1497 par Cristoforo qu'Amadeo et Bergognone. (Test à eux, en effet, Solari pour le chœur de Sainte-Marie-des-Grâces, selon certains historiens d'art, que reviendraii ne furent transportées a la Chartreuse qu'en 1 564 ; les belles stalles du chœur datent de 1487-1492; le petit cloître, avec ses cinquante arcades supportées par des colonnes de marbre et son adorable décoration des archivoltes et de l'entablement en terre cuite, le grand cloître avec ses cent-vingt-trois arcades aux colonnes alternées de marbre blanc et de marbre rouge et ses belles décorations de terre cuite, de 1463-1478; la coupole, construite à la fin du xvc siècle, est couronnée d'un clocheton du XVI :

les magnifiques grilles de bronze qui séparent le corps de l'église du transept, n'ont été exécutées qu'en i66o. 'Tous les moments de l'art lombard au cours de trois siècles ont laissé ici leur empreinte et l'on a eu raison de dire que la Chartreuse de Pavie est le musée le plus vivant et le plus complet de l'art lombard.

Deux hommes, parmi les innombrables artisans de cette œuvre énorme et précieuse, architectes, peintres, sculpteurs, mosaïstes, verriers, orfèvres, qui durant près de trois siècles travaillèrent de leurs cerveaux el de leurs mams à en faire l'une des merveilles de l'Italie, deux hommes s'imposent particulièrement à l'attention et à l'admiration Giovanni-Antonio Amadeo et Ambrogio da Fossano, plus connu s, .us le nom de I'- 11 gnone ou Bergognone. Certes. M sci. ut injuste de négliger l'apport considérable de beauté que l'o ici à des artistes aussi parfaits dans leur ^enre qu'un Andréa Fusina, un Pietro da Ripa et un Vincenzo Foppo.que lesdeux Solari : Giovanni ci son fils Guinif irtc, au xve siècle.

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l'honneur d'avoir conçu, dans son ensemble et il v a une grande fenêtre circulaire pour éclairer Jans ses détails, le plan du miraculeux poème la nel principale. Les lignes supérieures de la de marbre aux strophes inoubliables et dont façade suivent des plans inclinés selon la pente

chaque vers, pour ne pas dire chaque syllabe, est un véritable petit chef-d'œuvre d'une fantaisie et d'une grâce exquises, qu'est la façade de la ( Chartreuse.

La première façade, celledont la coin position était due à < îuini forte Solari et qui, d'ailleurs.

ne fut jamais exécutée, si elle est. à certains égards, et notamment au point de vue de l'adaptation de ses grandes lignes an reste du monument, plus rationnelle, plus logique, est loi n de valoir en ellemême la façade d'Amadeo et de Bergognone ; du moins offraitelle le g r a n d avantage — ainsi qu'on peut s'en rendre compte par la figuration que Bergognone nous en a laissée dans la fresque où il représente Jean-< îaléas Visconti faisant hommage a la Vierge du modèle de la Chartreuse — d ' e x p r i m e r dans ses traits essentiels les

traits organiques de l'édifice. « Les lignes d'ensemble de cette façade, telles qu'on les voit dans cette peinture, se rattachent aux lignes des cotés; en effet, les petites galeries qui couronnent les murs des nefs latérales et de la net du milieu se retrouvent aussi sur la façade, et entre les deux galeries

BERGOGNONE - saini mus entouré de saini

[NVENTII s. ETIENNE ET LAI I' I N I

des toits qui viennent s'appuyer au mur de la façade et donnent à celle-ci un caractère qui

C o r r e s p o n d à l'organisme purement lombard d u c o r p s d e l'église. Dans la partie inférieure de la façade on retrouve le même sou basse m eut des façades latérales... Mais cette concept ion, qui offrait déjà à la sculpture un champ plus varié que les façades latérales, était encore trop simple, pas assez propre à recevoir la richesse qu'on voulait réaliser s u r la t a ç a d e principale » ( i i.

Le plan de Guiniforte fut donc abandonné et c'est à trois « 1 a p i c i d as ». à trois ouvriers qui axaient débuté à la Chartreuse par les plus humbles travaux de leur métier, et q u i s'étaient signalés bientôt à l'attention des moines par la perfection de leurtechnique et la richesse de leur imagination, Cristoforo et Antonio Mantegazza et Giovanni-Antonio Amadeo que fut confié le soin d'en composer un autre. Ils avaient. tous les trois, tau leurs preuves à l'intérieur de l'église et dans les bâtiments des cloîtres : les

i / ,j Chartreuse de Pairie, p ir Luca Beltrami

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