UNE DES DEIX MADONES PEINTES PAU J.-E. MILLET
-mêmes étaient dans un tel malpropreté qu'on reconnut l'inconvenance de les exposer et l'impossibilité de les restaurer. On put alors établir que ces voitures, d'un grand intérêt également au point de vue technique de la construction, avaient été conservées en bon état jusqu'en I SS j, que, par la suite.
devenant la propriété d'une autre Compagnie de chemins de fer, elles ne lurent ni inventoriées ni consignées, mais abandonnées en plein air aux intempéries et au pillage. Quand, cependant, en 191 1, on organisa à Rome une exposition rétrospective au Caste] Saint-Angelo, on tint à les exposer, on v réussit, et ce fut une des grandes attractions, mais après un travail coûteux derestauration et, on peut nié médire, de rifacimento. Personne ne pensa plus a la Madone de Millet, on ne pensa même pas a marquer la place qu'elle devait occuper et qui, je pense, devait être au-dessus du prie-Dieu du pape.
En juillet dernier, un journal de Bologne annonça qu'a Falconara Marittima, prés d'Ancone, M. Campelli, .taire de l'Hôtel de la Gare, possédait une Madone de Millet. C'était une peinture de o'"75 de hauteur sur o"5o de largeur, signée et bien conservée. M. Campelli,
LE MOUVEMENT ARTISTIOI
A L'ETRANGEH
qui ,iv. ut habité longtemps i Morne, ivou acheté
à une vendeu e di pia^a, il y a quelque trente ans tableau avec quelques autres, poui d n petit appartement. Il avail bien lu la signature du peintre sur la toile qu'il venait d'accrochei au mur, mais il ne pensa à la
faire voir à d irs que li n iq ne, demi lent, il
mu que Millet et. ut un artiste dont les peintures --e vendaient i des prix élevés.
I e Ministère île l'Instruction publique, ayanl eu connaisvin e du lait, nt examiner le ta médiatement
après, en vertu Je l'ancien é 1 l Pao i, qui était en vi dans les Etats Pontificaux, et par conséquent dans la
provinci d'Ano mi ion e propi iétaii e d 'a\ iseï le
Ministère avant de traitei la vente du tableau.
Le mois dernier, un amateur vint de Paris exprès pour le voir et l'ache'er et M. Campelli ad lemai lé au
Ministère la permission d'être autorisé a le vendre.
La photographie de la Madone que nous repro lu ;oi
robe est rose et le manteau bleu) semble révéler tous les caractères de l'ai l et de la I h l.-F. Millet, toi
n'étant pas Vlmma 'ion, peinte en |858
le wag l 'ie 1\, qui tient d u
Il niant l : nsse une description enlhou-
m n'a plus entendu parler après sa sortie de l'atelier de l'artiste, et qui a pu être complètement I irence.
'auteui li Glaneuseï . ;nit en n une autre M idone comme enseigne d'un magasin de P 1 la Vierge, dont on ne connaît aucune description, on pi iurraii ci oire que le tableau ; lé A. Campi
soit la
Ce serait i Kîadone du w agi m, venue a
Rome et vo I | i ue en
Italie où lu i in i lire, on aurait retrouvé l'i magasin qm in' pe lue i Paris ..
ORIENT
P"\M imimh'ii Le Musée de l'Evcaf. — I mu dis
^^ vols artistiqiu ... Stamboul, soit dan
mosquées et turbés, — tel celui, incompréhensibli di l'aigrette tout en brillants, en émeraudes et ru roses, d'un prix inestimable et l'un des plus beaux spécimens le
-ne turque au \i\ siècle, surmontant le cercueil Je Mahmoud II le Réformateur, soit au Pal — tel celui du sabre de Suléïman le Magnifique, disparu depuis la déposition d'Abdul-Hamtd et qu'on n'a pu retrouver jusqu'à ce jour, malgré d'activés recherches, le ministère de VEvcaf OU des fondations pieuses avait décide la création d'un Musée historique spécial où devaient prendre place tous les o
dans les mosquées et turbés de la imane,
et qui eut présente en une collection unique les modèles les plus el plUS !'■ l'art tin. a 11 a', el s les
I a guerre de la Tnpolitaine, d'abord Balkans ensuite avaient jusqu'à ci i a réalisation
de ce projet d'autant plus appréciable qu'il mettait i du vol des objets d'art de très haute reçu la san 'ion d'un ir.td
vient d'être définitivement constitue. Il ser,. administre par le ministère de l'Evcaf sous la din
aux fondations pieuses lui-même. I ne exclu-
sivemi
; es des
i' être méliculeuscment visites à l'effet de décide
être t' u musée. Ainsi, au COU1
l'inspi lernièrement dans la mosquée de 2
ne, bâtie au milieu du xvni' siêcie par la Princesse Zéineb, s.eur d'Ahmed III. rt une
chaise forme
étrange, la richesse du meuble, ses incrustations de cuivre,
dûment semb ■ que sur le trône d'Ahmed I II COI • au Trésor Impéri i . e en
nce d'une des chaises faisant partie du n
loge impériali : ;, il est hors de doute que les deux
œuvres sont sorties de la même main. La chaise a aussitôt ete dirigée sur le nouveau musée.
La visite, par contre, laite j la mosquée le s ikoli Mehmed Pacha, un ,1c s chels-d'iciiv re de l'aichitecle Sman et la plus
: le Roustem-P
Djami, en remarquabli faïenceetenm
supei bes, n'a appoi té que d i comi
constate, non suis regret, l'état lameir |uel se
trouvent les mag i rans antiques que détenait la
mosquée. Tous les en-têtes ont été
entières ont i :;ees. I n manuscrit
du \' siècle, d'une très grande valeur, présente notamment i aie : des chapitres
entiers 01 i plus arraches, mais déchirés, et
presque toutes les pages portent les traits profonds des nifs qui onl
Mai Elle eut encore • er la perle irréparable
plnques, peints par Lan Chukri, un des plu illigraphes turcs et
dédies par lui à la famille Sokoli. Kcl<
. entasses les uns sur les autn merveilleux p -taire
musulman a élevé au niveau d'un art et qui, pend r
a. en Turquie, la place que la peinture tient chez nous, ont complètement ete détériores par l'hun temps. Le .:
tableaux « éci its » par l'illustre calligraphc I
ils, le nnni-
I i musée
ECHOS DES ARTS
Achats.
A la suite de l'exposition récente et si remarquable des paysages de M. Ahston Knight, galerie Knœdler, le ministère des beaux-arts vient d'acquérir, pour le Luxembourg, une dus œuvres les plus fortes de cette exposition : La Rivière Wharpe, dans le Yorkshire. C'est là une légitime consécration du beau talent du maure paysagiste américain.
Découvertes.
\mm qu'un le lira dans la lettre de mure correspondant d'Italie, M. Carlo Bozzi, on vient de découvrir à Rome une des deux Vierges peintes par J.-F. Millet.
Aménagements.
En même temps que la collection Camondo, le Louvre pourra présenter au public les merveilles d'art oriental que lui légua la baronne Delon de ("iléon.
On aménage en ce moment, à l'étage du musée de la marine, en des salles qui ne lurent jamais ouvertes aux visiteurs, par la raison qu'elles faisaient partie de ce qu'on a appelé les greniers du Louvre, cette collection Delort de (iléon.
La donatrice avait laissé pour cela une centaine de mille (rancs et le mobilier spécial qui renfermait chez elle sa collection.
La collection se compose de cuivres, d'étoffes, de bijoux, d'armes, d'objets d'art arabes : aiguières, chandeliers, boites, bassins; pièces de céramique, ivoires et bols, des xerres émaillés, des sabres et caparaçons du xv' et du xx i siècle, etc.. etc.
Inaugurations.
M. Herminio Arias de Solis, artiste-peintre péruvien, ancien élevé de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris s eu l'heureuse idée de fonder à Lima, capitale du Pérou, une Académie Nationale des Beaux-Arts à laquelle il a donné le nom de Lion Bonnat sous la direction duquel il a étudié en France. L'inauguration de cette Académie a eu lieu dernièrement.
JS Monuments.
Le mois dernier on a inauguré au Cimetière du Pére- Lachaise, la statue du peintre Ziem. L'œuvre du statuaire Segi afin représente l'artiste endormi couché sur son tombeau.
Egalement le mois dernier, a eu lieu à Bourg-Ia-Reine l'inauguration du monument élevé par la Société littéraire, artistique et dramatique « l'I 'mon des Jeunes » à son ancien président, André Theurict. Le monument, qui est dû au ciseau du sculpteur Charles Perron, se dresse sur la place de la Gare, a peu de distance de la maison qu'habitait l'auteur de Sauvageonne et de La Chanson du Vannier. André Theuriet est représenté assis dans un fauteuil, le buste légèrement incliné de cote, dans une attitude pleine de simplicité.
« Divers.
I ne grande nouvelle nous arrive de New-York. La Commission interparlementaire du Congrès de Washington vient de décider qu'il l'avenir tous les objets d'art modernes
auraient leur entrée libre aux I tais I nis. On sait que lusqu'à ce jour les ai listes étaient considères en Amérique comme des artisans et qu'à ce titre il convenait de les pi otéger contre la concurrence étrange] e. Or, pour atteindre ce but, quel meilleur moyen que de grever de droits de douane élevés, les œuvres d'art provenant de l'étranger? Les artistes américains tous les premiers protestèrent hautement contre celte soi-disante protection et demandèrent au Parlement de la supprimer. Ils alléguaient, non sans raison, que pour les progrès de l'art aux Etats-Unis il était nécessaire que lu pays lut au courant du développement artistique européen et surtout français et que les droits de douane imposés rendaient ce contact artistique impossible. \pres avoir longtemps lait la sourde oreille, le Parlement américain se décidait enfin, en igoo, à faire une première concession. Il accordait l'entrée libre, mus aux œuvres seulement datant de vingt années, au moins. Toutes les autres furent taxées à raison de i.S', de leur valeur.
Cette taxe ne repondait point aux desiderata des artistes. Seuls les marchands de tableaux tirèrent profit de cet état de choses.
lue campagne en règle fut alors entreprise en faveur de la franchise artistique. Pour atteindre ce but les artistes confièrent leur cause à M. John Qutnn, un des avocats les plus estimes du barreau de New-York, en même temps qu'un amateur passionne de la peinture contemporaine. Grâce a son éloquence et à ses arguments, M. Quinn n'eut pas de peine à convaincre le président de la Commission douanière de la Chambre des représentants, M. (Jnderwood, lequel usant de sa haute autorité au Parlement américain, obtint la suppression de l'impôt, réclamée par les artistes. L'entrée libre en Amérique pour les œuvres d'art marque une date des plus importantes dans l'évolution intellectuelle et artistique des Etats-! nis.
Revues Françaises.
A lire dans le numéro d'octobre de la Revue de Nice L'Olivier (i5, Avenue de la Garel, la correspondance inédite du peintre Gustave Courbet à l'amateur d'art Alfred Bruyas. Outre leur g'-and intérêt artistique, ces lettres éclairent le rôle discuté du .Maure réaliste pendant la Commune.
JS
Revues étrangères.
Staryè Cody (années révolues). — Revue mensuelle d'art ancien, paraissant le r5-28 de chaque mois. — igi 3, septième année.
Le texte de Staryè Gmiy étant rédigé en russe, tous les titres sont munis de traductions en trançais.
Staryè Gody publie en igt3 quelques articles à l'occasion du tricentenaire de la Maison régnante de Russie.
Prix d'abonnement pour l'étranger: jo francs par an. On s'abonne chez tous les libraires de Saint-Pétersbourg et au bureau de la rédaction 110, Rynotchnaïa).
P. P. de Weiner, directeur-fondateur.
L'Arte, de Adolfo Venturi. — Revue bi-mensuelle de l'art médiéval et moderne et d'art décoratif. Direction, rédaction et administration : Vicolo Savelli, JS, Rome. Prix de l'abonnement annuel : Pour l'Italie, 3o francs; pour les pays de l'Union postale, 36 !r. Un numéro à part, li fr.
ÉCHOS DES \RTS
ainsi,! d'Arte, dirigée pai Giovanni Poggi. Revue bimensuelle très richement illustrée. Abonnement poui l'étranger : 20 francs par an. Cette Revue d'Art nés appréciée se trouve dans sa septième année; clic compte parmi ses collaborateurs les écrivains d'art les plus célèbres du monde entier et jouit d'un gran I renom poui ses articles originaux consacres particulièrement a l'histoire de l'art de la I ose ane. Libra 1 ie Léo S. ( llschki, r h u eni
l.a Bibliophilia. — Fondée en 1899. Revue mensuelle richement illustrée. — Abonnement d'un an : Italie, 25 francs; étranger (I nion postale), 3o francs. L'année va d'avril à mars. — Direction, rédaction el administration: lahraine ancienne : Léo S. Olschki, Florence.
Magyar iparmuves^et, L Art décoratif hongrois, organe offii iel du Musée et de l'I cole des \rts décoratifs et de la Société hongroise des Arts décoratifs. Parait dix lois par an. Prix de l'abonnement annuel : pour la Hongrie, 22 couronnes; pour les pays de l'I nion postale, 24 coui Rédaction et administration ; Budapest, IX, Ullol-ut, 33-37-
BULLETIN DES EXPOSITIONS
PARIS
Grand Palais des Champs-Elysées. Du i5 novembre au 1 lécembre ; Salon n'Ar ro.vtNE.
Grand Palais des Champs-Elysées. En janvier et
lévrier 1914 : Salon de l'EcOL! Frani USE.
Pavillon di Marsan. Du 1 novembre 191 3 au 3o janvier ; Exposition de l'œuvre de M. Méhei i sur La Mer 1 faune et flore).
M: ée Galliera, 10, 1 ue Pierre-i harron. Du 1 décembre ig ; au 3o mars 014 : Exposi 1 ion générali d'ari ma iqi ê. En mai 1914 Exposilii >n spi > iale de 1 >
Sta t et du meuble destiné à la présente! ei
faire valoir.
Galerii Gi orgi s Petit, 8, rue de Sève. — Du 1' au l0 décem ' " lN internationali di Peinturi
1 , S, 1 1 r, 1 10 el I ÏPOSI 1 ION DI LA I 0M1 DU Hl HAINE.
1m 15 .m : 1 '.. embn " Exposition di fofT Petii Du 1 m i janviei - 1 2' Expo ion d l"o Pi : Expositio > i I • • janvier
I | 1 position La Cimaise. Du 20 1 : in- 1 Pasti ' :
3o jam iei 19 1 : 1 xi1' 'sitii >ns Rosi sstock I
et C >i
1 lu \ imbi /. 1 b u ' M 1 esherbes. D ;
Peintres- Graveurs frani; ; 1 ■ ■ rM A n n .
mbre:
1 Henri 1 ;
1 i et Photos.
Galerii Berniieim Jeuni ei • , i5, rue Richepanse.
i5 décembre ■ ' :1-' vl">-
Du ■ "i 17 janvier 191.) m Cézanne.
Galei M; : rnheim, 2 bis, rue de Caumarlin. — Du
,:, iition de I'Ari intime. Du
,•' au 1 Vai iiihin.
Gai.i rii < :. Bri nner, 11, ru P 1I1 Du iu 3 1 dé-
cembre : 1 ■ 1 l' u"s-
1,111 1,0 I. I HA1N1 1 i SlMONSOM, la. Hue ( .aiiuiaitlli. I i
4 déceml n 191 : au 4 janvier 1014 ; Exposition de la
Société « l'I iui ' (peinture, sculpture, gravure et
m décoratif). Du 11 au 23 janvier 1914; Exposition des aquarelles de Loi is Iimi nez.
Galerii Hi nri M inuel, 27, rm lu Faubo
I iu 1 m m •!' ■ embn Exposition les ce u M. ei M" < ïordon.
DÊPAR rEMENTS
Ki ms. Galerie Mai Vnton r. Du 10 décembn au 10 janvier 191 1 1 1 po il on de Maitri 3 Salon .uiiiii' i d'- la 1 in ivi ri orig nali fn coulei rs. Du i5 janviei au 1 3 févi ier 191 1 : i «position du gi oupe de \ eni En mai 114 : 2 Salon
annuel des Bi u t-ARi :. i '1 avril 1914 : Expo 1 w n di i-, Bi '"oui u 1 ii et Boni u s.
Nice. Cas no munii ipal. 1 n an\ er 1914 Ex|
d'Ain Modi i'M 01 u misée pai .1 S iti di Bi
de Ni 1
Angi rs. — De fin novei 1 ' '9'4 :
2 ( Exposition des \mis di s Arts.
Lyon. - En février 1914 : Sa
HYERES. Du |5 janvier au l5 mars 1014: 3' EXPOS s
des Bi v \- \i' 1 s.
;ii' VNGI R
Londres. — Fin fin mai i 1914 :
des anciens Maîtres 1 spagnoi s à The Gra
Amsterdam. Musée municipal. Du novembre à fin décembre ; Expo ioderne.
GÈNES. — En mars 1914 : Exi ' ONIALE.
Vi msi . lui n avril au :; 1 octobre . ' osition
INTERN AI "'-Ml DI i Bl V I
Concours.
I 1 / r'g-Mi Maritime Française ijets de ses
•aines pour nus :
icours d'Art décoratif 1 ne garniture de bureau
le Travaux féminins N ipp> ei sei i
us pour la Jeunesse : Feuille de croquis d'un bateau
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prix en nature sont attribués il ces com
En outre, deux prix di ■• Mer (un Vi
mis-Alger et un voyage Marseille-N atleeti donnent un
:.ler.
Demander le programmi tenant sujets,
ait, prix, jur Maritime Fran
leur en chef de la Ligue M
de ^ heures
BIBLIOGRAPHIE
LIVRES D'ART
Le Meuble (ameublement provençal et comtadin du moyen âge à la fin du xviii' siècle] par G. Arnai d d'Agni i (correspondant du ministère de l'Instruction publique). Préface de Ilrsm Havard (Inspecteur général des Beaux- Arts).
Le savant historien de l'art provençal qu'est M. l'abbé Arnaud d'Agnel ajoute à la liste déjà si longue de ses importuns travaux une nouvelle œuvre remarquable, une des plus remarquables entre celles qui, depuis longtemps déjà, cm consicré sa réputation. Sa vaste érudition apparaît, dégagée de tout pédantisme, dans le beau livre sur l'histoire du meuble provençal, où les dissertations techniques se marient, de la plus séduisante taçon, avec les aperçus politiques les plus ingénieux et les considérations historiques les plus instructives.
Ce bel ouvrage (en 2 volumes) est illustré de plus de 128 planches hors-texte en phototvpie, donnant les reproductions des plus belles pièces de collections provençales, publiques et privées.
Tirage limité à 60:1 exemplaires numérotés, au prix de So francs l'exemplaire Iles 2 volumes). Alex. Jouvène. éditeur, m, rue Lafayette, Marseille.
La Peinture, par Tristan Leclere. E. Sansot et C", éditeurs, g, rue de l'Eperon, Paris.
C'est le premier volume d'une série intitulée Les derniers états des Lettres et des Arts où, après la Peinture, les éditeurs passeront en revue Le Roman, La Poésie, Le Théâtre, La Critique, La Sculpture, L'Architecture, Les Arts Décoratifs et La Musique.
En des pages de belle et saine critique, M. Tristan Leclère nous met au courant de la peinture et des artistes contemporains. Il nous parle de la technique et des théories encours, des Salons officiels, des groupes indépendants, des dessinateurs et graveurs. Il s'élève, non sans quelque véhémence, contre le mode d'achat des œuvres d'art par l'Etat et si taçon de voir est pleine de droiture et de bon sens. Livre à lire et qu'on ne saurait trop recommander à ceux qui s'intéressent à l'art contemporain.
Les aberrations visuelles du Oreco considérées scientifiquement, par (i. Beritens, spécialiste pour les maladies des yeux. Libreria Fernando Fé, Pucrta del Sol, |5, •Madrid. Attachante au possible, cette brochure par laquelle un médecin spécialiste explique le secret des longs ovales du Greco et prouve la cause des anomalies observées .huis les œuvres du grand artiste. Vingt-huit gravures ornent cet opuscule où nous voyons étudiés à fond l'œil et la vue du maitre et où l'auteur a tenu à nous présenter, à côté de certains portraits du Greco. tels que ce dernier les voyait, les modèles de ces mêmes portiaits tels qu'ils devaient être dans la réalité.
Avec cette plaquette, M. G. Beritens établit péremptoirement la maladie visuelle dont le Greco était atteint et qui n'avait pas encore été scientifiquement démontrée.
Les Principes du Beau, d'ÉDOUARD Vendéen, i vol. Blond, éditeur, 7. place Saint-Sulpice, Paris.
Voilà un livre que tous les artistes devraient lire. Ecrit sous forme de lettres, en une langue claire autant que souple, il passe en revue toutes les espèces de beau. D'après l'auteur il y en a onze : le beau sensible, le beau intelli-
gible, le beau de la vie proprement dit, le beau de la vie spirituel, le beau moral, le beau de l'expression, le beau gracieux, le beau civil ou politique, le beau des arts libéraux, le beau des arts mécaniques, enfin le beau arbitraire. L'idée de l'ordre et de l'unité, sans laquelle le beau ne saurait exister, domine ce livre fortement pensé et que M. Emile Boutrouv. de l'Institut, qualifie * d'ouvrage éminemment personnel et sincère, fruit d'une longue méditation ».
OU artisti contemporanei, par Vittoria Pica. Edition de l'Institut des Arts graphiques de Bergame.
Dans une ravissante petite collection « Miniature », M. Vittorio Pica qui est, peut-être, l'écrivain d'art qui connait le mieux le mouvement artistique mondial de nos jours, nous présente une série de douze « Artistes contemporains ». Ces volumes consacrés à Marius Pictor, aux i.iirdi, Luigi Selvatieo, Tranquillo Cremona, Gaetano Previati, Lucien Simon, Ettore Tito. Victor Rousseau, Alberto Martini, Hans St. Lerche, Pietro Fragiacomo et Eernand KJinoplT, se recommandent autant par la concision du texte de l'écrivain que par les belles gravures de l'éditeur. Chacun d'eux, en effet, renferme dix phototvpies des chefs-d'œuvre les plus significatifs du peintre dont il parle.
Divers
Les Vessies pour des Lanternes, par Yves Berthoi; (Kaledvoulc'h). Eugène Eiguiére et C", éditeurs, -, rue 1 Corneille. Prix : 3 Ir. 5o.
L'âme chantante de Robert Schumann, par Robert de Launay. (Librairie Fischbacher, 33, rue de Seine. 1
La vie intérieure de Lamartine id après les souvenirs inédits de son plus intime ami J.-M. Llargaud et les travaux les plus récents), par .1 1 \ n lu s Cognets. (Edition du Mercure de France, 26, rue de Condé. 1
Royales amours d'une petite modiste (M"' du Barryi, par François Castaniê. (Librairie Jules Tallandier, 73, rue Dareau.)
L'homme en rose (L'Inde couleur de sang), par Alberi Besnaro. lEugêne Fasquelle, éditeur, 11, rue de Grenelle. 1
La statue voilée, par Camii le M vrbo. (A. Fayard et C", 18, rue du Saint-Gothard.)
Les grandes mystifications littéraires, par \lglstin Thierry. Deuxième série. (Librairie Pion, 8, rue Garancière.)
Le chemin de la vie, par Didier de Roi ilx. 1 Edition de la Jeune Ecole, 4. rue Blanche.)
En armes, par Maurice-Léon Mimas. |E. Mignot, éditeur, 78, boulevard Saint-Michel. 1
Les mémoires de Lady New Borough, par Boyer d'Agen). (E. Mignot, éditeur, 78, boulevard Saint-Michel.)
L'appel des armes, par Ernest Psichari.
Propos sur les beautés du temps présent, par 1 . \briel Moi rey. (Librairie Paul Ollendorf, Paris.,
La semaine d'amour, pu Ai bel, édition du Mercure de France.
La Folie du Comte Lucius, par Armand Daiot, avec un bois original de Lepère, d'après Guillonnet, édition de L'Art et les Artistes, di, quai Voltaire. Prix : 3 l"r. 5o.
L'Aventure de Thérèse Beauchamps, roman, par Francis di Miohandre. Chez Calmann-Lévy.
ART ANCIEN DE LA CHINE
Tête de Bôdhisattva
Long Men (Chine)
Granit bleu (VU" siècle)
illection Paul Mallon, 114. A», des Champs-Elysées, Paris-
SAINT-G1 0BG1 S-M \ Il I l' VENIS1