HOMME DE QU IMPER
vertes, les vestes rouges et bleues.de Ploir g a s t e 1 et d e Fouesnant, de Quimper et de Pont- l'Abbé.
Il s'est plu surtout dans la région qu'il affectionne, et qui l'a si bien i n s p i r é p o u r sa décoration de l'Hôtel de l'Epée. Il peint avec joie les têtes de femmes coiffées du bigouden, morceau d'étoffe, drap ou velours, posé sur la tête, qui laisse visible les cheveux de la nuque, et qui est surmonté d'une toute petite coiffe nouée sur le côté du visage, il aime aussi les jupons de longueurs différentes, laissant voir leurs bordures de velours, les manches ornées, de même que les corsages jaunes ou rouges, le tablier de couleur, et encore les vestes d'hommes, brodées d'ornements qui sont parfois des sentences. Les hommes sont coi liés de chapeaux ronds, à petits bords, garnis de rubans de velours. Les femmes, rondes comme des cloches avec leurs jupons, semblent des Hollandaises ou des Lapones. Elles passent pour laides, mais il y en a de fort jolies. La vérité, c'est qu'elles sont surtout singulières pour ceux qui les voient en gardant une idée préconçue de la beauté, avec leur visage court et plat, leur nez un peu camus, leurs yeux bleus préoccupés, couleur de mer et de bleuet, au regard souvent fixe.
Toutes n'ont pas le teint hâlé, couvert de taches de rousseur, mais le teint blanc et rose, le teint des femmes des pays du nord .
Cette beauté-là est au platond de Lemordant, et il y en a d'autres : le balancement des danseurs, le rythme de la danse, la manière dont les mains se joignent, dont les corps se rapprochent et s'éloignent, dont