PIETA (ÉCOLE FLAMANDE XV!*" SIÈCLE
deux Ecoles, il est d'usage de placer le groupe wallon si voisin de l'art primitif français de la fin du xv^ siècle: tout particulièrement Jean Bellegambe le Vieux, de Douai, et Jean Gossart, de Maubeuge. Tourcoing ne l'a pas oublié. Si Gossart ne montrait qu'une l'ierge avec l'Enfant, de sa manière italianisée Bellegambe conservait les qualités d'originalité, de délicatesse et de coloration du Polyplique d'Anchin dans les trois volets et les revers d'un autel figurant la Vierge sur un trône entourée d'anges, de donateurs et de religieux identiques aux abbés Jacques Coëne de Merchiennes ou Charles Coguin d'Anchin. pour lesquels fit merveille le Maître des Couleurs.
Entre les Primitifs néerlandais et les Renaissants flamands, la collection Léon Cardon avait placé une œuvre bien connue des amateurs et plus encore des critiques : la Celtio (jadis la Lettre d'Amour, des collections Salamanca et Pacully), attribuée au Maître des demi-figures sur lequel on a tant et trop discuté. Elle y restait toujours aussi savoureuse, aussi désirable, cette héroïne de Brantôme écrivant à son amant dans un intérieur du temps de la Renaissance. Les Jean Bourdichon, de la collection Masson, tout imprégnés de la tradi-
tion de Fouquet, fermaient le cycl; de la peinture primitive.
Plus abondante, l'école flamande du xvii<^ siècle, qu'ornaient une suite deRubens, de Jordaensetde \"an D\ck. De ce dernier, une des demi-figures en grisaille qui font l'orgueil de la Vieille Pynacothèque de Munich. Dans un même cadre, huit études de mains. L^ne déUcieuse chasse de Jean Fyt, qui mettait en présence des chiens et un héron. Un intérieur de collectionneur, deGonzales Coques. Une Tentation de Saint Antoine, de Josse van Craesbeek, pleine de piquantes diableries. Des paysages de Van Artois, de Corneille Huysmans, etc. Un Jean Siberechts superbe: Les Travaux de la Ferme encombré d'animaux et de légumes. A ces peintures, la coUection Jean Masson ajoutait une suite de dessins des portraitistes, des décorateurs et des drolatiques Flamands, particulièrement les Breughel et les Téniers.
On voyait enfin quelques scènes galantes de P. -M. Le Bouteux et de Louis-Joseph Watteau, dignes héritiers des greuids valenciennois Watteau et Pater.
Pour rappeler l'époque des imagiers wallons de l'époque gothique, les André Beauneveu ou les
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