BROUSSE
Leurs lieux de sépidture connus sous le nom de lurbés sont presque tous des chefs-d'œuvre d'architecture ottomane.
Ces mausolées, surmontés de coupoles et ornés à l'intérieur — quelquefois même à l'extérieur, — de superbes faïences, constituent de véritables petites mosquées exclusivement consacrées à la mémoire du monarque défunt. La dépouille mortelle gît dans un tombeau magnifique recouvert de tapis et de châles précieux et entouré d'une grille en fer, en argent ou en vermeil ouvragé qui dénote que la sidérotechnie était depuis longtemps en grand honneur chez les Turcs. Nuit et jour, autour de ces sarcophages, brûlent d'immenses cierges et, nuit et jour, des prières sans fin sont dites pour le rahmet (repos) de l'âme du Padischach.
Les turbés des Sultans Othman I, Orkhan, Bajazet Yilderim,MahomedI et Mourad II sont de pures merveilles, et l'on conçoit très bien que l'héritier de leur trône, Abdul-Hamid Khan II s'intéresse vivement à la conservation de la dernière demeure de ses aïeux. Aussi, ayant appris combien le turbé du Sultan Mourad I, à Tchékirguc, près de Brousse, avait été endommagé par les ntteintes du temps, il a, tout de suite, donné des ordres pour faire restaurer, au.x frais de sa liste civile, le tombeau de ceSultanqui, le premier, vers la fin du XI ve siècle, prit le titre de Ghazi (conquérant) et que l'histoire a dénommé le Ghazi de HoudavcndigJiinr du nom du vilayet dont Brousse est le chef-lieu.
Les restaurations viennent de prendre fin et le turbé, dégagé de ses échafaudages, laisse luire au soleil les reflets d'or de sa coupole soutenue par di.x colonnes de marbre harmonieuses et élancées.
.\siE-Mi\EUKE. — Yoz!;hat. — Des objets d'une très grande valeur archéologique ont été découverts aux environs de Yozghat, au cours des fouilles, entreprises dernièrement sous la surveillance de Macridi Bey. du Musée impérial ottoman, assisté par le D' Hugo Winkler, professeur à l'Université de Berlin. Ces objets ont, presque tous, trait à la civilisation et à la littérature de l'ancienne Babylone : les inscriptions des bas-reliefs et des tablettes exhumés en font foi.
Toutes ces antiquités ont été expédiées au Musée impérial ottoman de Constantinople.
Pekse. — La dernière campagne de fouilles entreprises à Suse par M. de Jlorgan a donné des résultats dont on a lieu de se féliciter.
D'habiles sondages ont mis à jour les ruines d'une anciennevilledétruite de fond en comble au iv^ siècledenotre ère. La ville entièrement déblayée a pu fournir de précieux renseignements sur l'architecture perse à l'époque des rois Sassanides.
INTERIEUR DU TURBE DU SULT.^^N MOURAD I à Tchckirgué
La découverte d'un bas-relief portant des inscriptions nous édifie sur l'identité d'un souverain qui régna sur Suse v-ers l'an looo avant Jésus-Christ et quine nous était guère connu, et l'exhumation d'une stèle nous renseigne sur deux autres rois dont le nom n'était pas arrivé jusqu'à nous.
On a trouvé également des inscriptions d'un grand intérêt parmi lesquelles des fragments d'un second exemplaire
des fameuses lois du roi Hammourabi dont un exemplaire complet, découvert en 1903, se trouve présentement au musée du Louvre.
On a enfin déterré quatre statues, en diorite, de grandeur naturelle, représentant quatre des plus grands rois de Suse.
Adoli'hl Thal.\sso.
SUEDE
PARMI les sculpteurs suédois vivants, Christian Lrik?son est, sinon le premier, du moins l'un des premiers. Fils d'un ébéniste d'Arvika en Viirmland, c'est en travaillant chez son père, puis à Paris, qu'il devint le grand ouvrier
cette vie de sport qu'Eriksson a représentée en ses piédestaux. Sur celui qui est consacré aux plaisirs de l'hiver, il a imaginé quelques-unes de ses meilleures figures et a merveilleusement réussi à grouper en rond, autour du noyau cen-
LES PIEDESTAUX DE M.ATS DE PAVILLON DE CHRISTIAN ERIKSSON ELEVES A SALTSJOBADEN,