‹ L'Art et les artistes (volume 5)Chapitre 171 sur 186 · VASE BORGHESE · texte numérisé non relu

VASE BORGHESE

danseurs de la Pyrrhique, vêtus de tuniques écarlates, armés de haches et de boucliers de bois, feignaient par leurs bonds et leurs sauts le simulacre de franchir rapidement les obstacles.

Il y aurait aussiàénumérer les trois catégories de d anses théâtrales, l' Emmélie, grave, pai ticulièi e aux chœurs de tragédie ; la Cordace, danse bouffonne plus ancienne que la comédie elle-même ; et la danse satyrique qui se moquait des personnages en \-ue, tournait en ridicule les actions des dieux et dégénérait bien vite en parodie licencieuse. Enfin je signalerai les danses acrobatiques, que les Kubistétères exécutaient en marchant sur les mains.

Mais ce sont là, plutôt des exercices de palestrique que de la pure orchestrique.

L'orchestrique était l'union de la poésie, de la musique et de la danse; les poètes étaient en même temps musiciens et poètes, et dirigeaient des conservatoires : là on apprenait pendant de longues années la musique, la récitation, l'art des belles poses ; on fournissait un coryphée et on préparait des chœurs pour les lamentations des funérailles ou la pompe des mariages. M. Maurice Emmanuel a pré.

cisé, dans sa thèse, les caractéristiques de la danse grecque et l'a distinguée de nos danses modernes.

Cet art a eu dans la vie grecque une importance capitale.

Jusqu'à l'âge de seize ans, il occupait toute l'éducation.

Les plus grands personnages s'y exerçaient en public et l'on raconte que Sophocle, après la bataille de Salamine, dansa autour des trophées du vainqueur. Et Platon, dans sa « République », veut que le peuple cultive la danse, non par simple amusement, mais pour donner de la grâce aux mouvements du corps.

Cl. Giraudon. LÉANDRE VaILLAT.

MitSf-e fin Louvre.

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