‹ L'Art et les artistes (volume 5)Chapitre 31 sur 186 · WROL'BEL — KOUPAVA PERSONN.AGE DE CONTE RUSSE · texte numérisé non relu

WROL'BEL — KOUPAVA PERSONN.AGE DE CONTE RUSSE

SEROV COMTE F. SOUMAROKOFF-ELSTOX

Appartient au prince Youssoupoff, St-Péterbourg.

lement exposés, nous voyons l'admirable comtesse SamoïJoff ainsi qu'une très bonne étude de nu et de délicieuses aquarelles. Bruni (1800-1875), auteur des belles fresques du sobor de Saint-Isaac, se révèle surtout dans le portrait de la princesse Volkonskaïa en costume de Tanerede. ]\lais Brullow l'emporte par la iînesse de son dessin, émule digne d'Ingi'es, par son sentiment profond et la puissante richesse de sa mirifique palette.

De cette école dérivent les grands artistes, élèves de l'Académie de Saint-Pétersbourg comme 'Slu\- 1er, Flavitzki, Makowsky, un des grands peintres de l'histoire russe, le polonais Siemiradski, classique froid et plein d'effets de lumière, les paysagistes comme Lebedeff et Aïvazovsky à tort peut être écartés de cette exposition où cependant leur place était plutôt marquée, oubliés volontairement pour laisser la cimaise à quelques jeunes Russes de Montmartre, fervents des formules du Salon des Indépendants. Puis arrivent les grands réalistes aux tendances politiques et sociales, comme Perov, Kramskoi, Répine et Verestchagine dont l'œuvre est si connue en France.

Répine, l'auteur du célèbre tableau les Cosaques où la puissance d'un maître de la Renaissance s'allie à une facture d'un réalisme intense, est représenté par quelques portraits, non des meilleurs. Et cependant, c'est une des plus grandes gloires russes

et il est regrettable que le choix de ses œuvres soit plutôt médiocre. La difficulté de distraire des collections privées les œuvres marquantes des artistes des temps modernes réduit leur œuvre à des dimensions fort restreintes. De l'évocateur puissant des scènes de la vie de Jésus, deGay, nous voyons un tableau d'un bel effet.

Avant d'énumérer en quelques mots les artistes contemporains, je tiens à appuyer sur ce fait que l'art russe n'a point donné encore de note propre.

Au début, c'est Byzance qui prédomine dans l'œuvre des primitifs de Nowgorod et de Moscou. Plus tard, dans l'art officiel et portraitiste, c'est au.x maîtres français que recourent les artistes russes et si les sujets sont russes l'art demeure étranger. Veretzianof même dans ses recherches du type russe paysan demeure toujours éloigné de sa patrie. L'art moderne va plus loin. A part quelques exceptions dont je parlerai tout à l'heure, l'école des jeunes que nous trouvons dans les salles de l'Exposition russe brûla les étapes et s'inspira des formules toutes nouvelles, cherchant leurs dieux parmi les petites chapelles qui trouvent refuge au Salon des Indépendants et au Salon d'Automne. L'art national a peu de représentants. Les artistes russes font leurs études à Paris, leurs œuvres sont incolores, si on ose appliquer cette épithète aux flamboyants ramages impressionnistes dont ils raffolent. Parmi les maîtres dont l'histoire de l'art devra tenir compte, citons l'excellent Serow, et ses portraits

KOUSTODIEV — COMTE witte

(Dessin).

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