ÉTUDE AU PASTEL
tions près (car si ^I. Degas n'est pas au Petit Palais , c'est apparemment que ce maître illustre et fantasque ne l'a pas voulu), un ensemble excellent de nos peintres contemporains qui revi\-ent ici en leurs meilleures esquisses.
Userait à souhaiter que l'on pût comparer ces intéressants dessins français à ceux des écoles étrangères d'autrefois et d'aujourd'hui.
L'espace, pour un semblable aménagement, ne manque certes pas.
Quant aux fonds indispensables à l'acquisition de dessins italiens, flamands, hollandais, espagnols , ou anglais, nous sera-t-il permis de remémorer au Conseil municipal et au conservateur du Palais dès Beaux-Arts que le capital légué par les frères Dutuit se monte à six millions de francs environ : il y a déjà de magnifiques dessins anciens dans la collection Dutuit :
en puisant aux revenus considérables du capital précité, il serait loisible de constituer des séries de dessins qu'envieraient à Paris tous les musées d'Europe : de rédiger sous vitrine une incomparable histoire de l'art, et de combler les lacunes des collections du Louvre.
Louis Vauxcelles.
Cl. Vizzavona-