A L'OPÉRA=COMIQUE LA COUPE ENCHANTÉE " — " LES PÊCHEURS DE SAINT=JEAN
'T^.AXDis que certains compositeurs semblent favorisés par le sort et arrivent à se faire ouvrir les portes de nos théâtres subventionnés, sans même parfois y faire antichambre, d'autres moins heureux se voient dans la déprimante et cruelle nécessité d'attendre leur heure durant de longues années.
Aujourd'hui, le hasa-d paraît précisément avoir pris plaisir à réunir, dans une même soirée, ces deux exemples de fortune différentes que nous offre la carrière des compositeurs modernes. Je crois que la Coupe enchantée de M. Gabriel Pierné ne date pas d'hier, puisqu'elle fut applaudie il y a assez longtemps déjà au Casino de Royan, mais son auteur donna, très jeune encore, il y a trois ou quatre ans, à la place Favart. la Fille de Tabarin, qui entra en répétition à peine la partition tenninée. Au contraire, les Pêcheurs de Saint- Jean de M. Widor sont reçus à rOpéra-Comique depuis dix ans, ce qui prouve
que. dans notre métier, la jiatieiice est aussi nécessaire que le talent, puis<[ue de telles choses peuvent même se produire avec un directeur aussi artiste que M. Albert Carré.
Du talent M. Widor en a beaucoup, et je n'en veux pour preuve que son Conte d'Avril, .ses Symphonies pour orgue, ses Mélodies et. principalement la I\(>rrigane, son délicieux ballet. Et si les Pécheurs de Saint-Jean ne nous apprennent rien de nouveau et ne font pas faire un pas à la cause du drame lyrique, au moins nous donnent-ils l'impression reposante d'une musique sincèrement conçue et supérieurement écrite. Et à l'heure où tant de mauvais élèves pa.ssent, aux yeux des snobs, pour des avancés et des savants, en donnant l'illusion de l'originalité, de l'indépendance, du métier... l'éloge a son importance. Le public semble du reste avoir partagé ma façon de voir, ])uisqu'il a réservé ses faveirrs à l'œuvre nouvelle. Oui le succès fut très spontané, ma s je crois qu'il eût été
encore plus grand et jilus unanime si le sujet, très joliment et très simplement traité par M. Henri Gain, n'avait pas été délayé en quatre actes assez peu mouvementés.
Quatre actes, en effet, c'est beaucoup pour nous conter, d'émouvante façon, il est vrai, l'histoire de deux amoureux que la différence de fortune a séparés et qui finissent cependant par se marier, grâce à une tempête pendant laquelle le jeune homme sauve le père de sa bien-aimée.
Vous pensez bien que, pour délayer la sauce, M. Gain a ajouté, avec l'adresse qui le caractérise, des hors-d'œuvre nombreux dont le musicien fut heureux de profiter. Malheureusement tous ces hors-d'œuvre engendrent des longueurs qui nuisent, j'en ai peur, à la durée du succès. Et ce sera grand dommage, car la partition abonde en qualités de tout premier ordre, en très jolies choses.
Au premier acte le duo et la procession forment des pages de réelle valeur, dont le sentiment populaire égale l'habileté d'écriture. Il est regrettable toutefois que certaines rentrées trop prévues se rencontrent fréquemment et que la phrase principale du duo, que nous a révélée l'ouverture, soit d'une coupe légèrement surannée.
Les points saillants du second acte sont la scène d'amour, très poétique, très tendre, très réussie.
en un mot, et la scène de l'ivresse vraiment impressionnante, vraiment théâtre. Gette scène qui termine l'acte tiès dramatiquement, suffirait à témoigner des dons scéniques de son auteur.
J'aime beaucoup l'expression simple, émouvante et juste du troisième acte, et quant au quatrième avec sa tempête, ses cris d'effroi, ses prières, etc., il atteint à une réelle puissance, qu'affaiblit, jiar malheur, le souvenir des situations semblables dont abonde le répertoire.
L'orchestration, extrêmement soignée, a été fort bien mise en valeur par M. Ruhlman. l'ancien chef d'orchestre du Grand-Théâtre d'Anvers. ,M"« Friche fut absolument remarquable, et M. \'ieulle également. L'impression laissée par M. Salignac a été indécise. Quant à la mise en scène elle est du magicien M. Albert Carré : c'est tout dire.
Comme je l'ai écrit plus haut, le spectacle commença parla Coupe enchantée. ]e tiens M. Gabriel l'ierné pour un compositeur de tout premier plan. Sa Coupe enchantée, écrite dans le style de. l'ancien opéra-comique modernisé, et supérieurement instrumentée, est un bijou. Sa brillante réussite prouve que M. Carré a eu grandement raison de nous la faire connaître et de nous la présenter dans un aussi joli décor.
Ferxaxd Le Borne.
Le Mouvement artistique à l'Etranger
AUTRÏÏCHÎE
T 'Exposition d'art chrétien moderne, organisée à ■*"^ Vienne par la Sécession, a été d'un grand intérêt et a lémontré que le christianisme en Allemagne, en Autriche et en pays slave, n'avait pas cessé d'être une source d'heureuses inspirations. L'œuvre presque entier de M. Wilhelm Steinhausen, à Francfort, d'une si insigne noblesse et d'une tell ■ paix évangélique : ruie grande partie de l'œuvre, à Carlsriihe, de M. Ham Thoma, auraient suffi à la démonstration. Mais on a appris à mieux rendre justice à Matthœus Schiesstl, de Munich, auteur de fresques laborieuses dans les églises du Palatinat, un véritable pr mitif aUemand, restaurateur de vieux procédés et de vieilles techniques, mis au service d'une adaptation charmante de l'hagiographie légen-
daire si riche et si poétique du Tyrol et de la Fran* conie, de la Bavière et des provinces rhénanes. Cependant la grande surprise a été encore une fois l'école polonaise, et à Vienne cet automne comme cet été à Munich : Joseph Mehofer. Des vitraux à la cathédrale de Lwovv (Lemberg), la décoration d'une chapelle à la cathédrale du Wawel, ce capitole de la Pologne; les projets de vitraux pour la cathédrale de Plock l'avaient déjà mis hors pair. Mais l'on ne connaissait pas encore à Vienne ses prodigieux vitraux pour la cathédrale de Saint-Nicolas de Fribourg en Suisse, et l'émerveillement a été considérable. Il faut dire que toute latitude ayant été laissée à l'artiste, une fois décidé le sujet de chaque vitrail, jamais on n'en avait pris autant
à son aise avec la dévotion depuis les temps heureux d'avant le Concile de Trente ; et non seulement l'iminession religieuse subsiste malgré tant de hardiesses, mais elle s'en augmente singulièrement. M. Mehofer va jusqu'à représenter deux fois ses saints dans la même lancette de ses vitraux : vivants et vêtus en haut ; en bas nus, leur cadavre rejeté dans des monceaux de fleurs après le martyre. Dans le vitrail de la bataille de Morat tout est bariolé et sauvage comme une inextricable mêlée de boucliers héraldiques ; dans le vitrail du Saint- Sacrement des entités diaphanes se mêlent à la fumée des encensoirs et aux limbes de milliers de cierges illuminant l'autel. C'est une profusion ornementale, une débauche de couleurs merveilleuses, une fougue d'imagination et une étrangeté slave telles qu'il faut bien déclarer que rien encore de pareil ne s'était vu de nos jours dans l'art du vitrail. Que nous voilà loin, et heureusement ! de la maigre esthétique de Beuron, au prix de laquelle Flandriii lui-même semble un impulsif d'imagination. \'oilà bien au contraire les grandes orchestrations des messes catholiques, le déploiement de toutes les splendeurs profanes autour d'idées qui n'en .sont pas moins profondément religieuses, je n'en veux pour preuve que la grandiose conception du vitrail du Saint-Sacrement, avec tout son contrepoint théologique d'idées symboliques adventices. En ce qui nous concerne insistons sur deux jwints : la floraison d'un système ornemental individuel autant que slave, et le retour aux véhémences de couleurs les plus sombres, les plus indigo, les plus noires même, — mais des noirs en fonctions de pourpre - — pour équilibrer les transparences les plus ténues, les fluidités irisées les plus aériennes, toute la gamme qui irait des lourdes opulences de Brangwyn au.x délicatesses névrosées de Tiffany. Nous avons là de véritables vitraux baudelairiens et pourtant jamais belle santé n'a été de meilleure humeur que celle de l'artiste de Cracovie dont l'œuvre merveilleuse de Wowel a été si inojiinément interrompue par la regrettable intervention d'un grand seigneur polonais qui peut aujourd'hui se mordre amèrement les doigts. La grande leçon que l'E.xposition de Vienne nous donne est celle-ci : l'art religieux naïf n'a que faire à une époque où la religion même a cessé d'être naïve et où la foi « du charbonnier » n'est plus de saison. L'artiste croyant n'a qu'un devoir, s'il s'agit de célébrer sa foietsonDieu:
faire appel à toutes les ressources de l'art et se surpasser lui-même. Tel un jardin qui fleurit pour la Fête-Dieu.
Prague pendant ce temps voyait une exposition des artistes danois et des porcelaines de Copenhague et une exjwsition des femmes-artistes. L'Exposition danoise n'a rien appris de nouveau. Parmi les artistes qui travaillent pour la Manufacture royale le nom d'un sculpteur de mérite cependant s'impose : C. Monten.sen. C est un animalier de première force, de beaucoup de fine observation et d'une tournure d'esprit que l'on qualifierait volontiers de japonaise, si par ailleurs ce n'était un statuaire d'une grande simplicité d'e.xccution et d'une grande rectitude d'imagination, qui a su retrouver dans la re])résentation des sports modernes une occasion toute indiquée de revenir au culte de la beauté athlétique tel qu'on l'entendait à Olympie et à Delphes. Dans l'histoire du paysage, d'autre part, le Danemark d'aujourd'hui écrit en mineur un joli chapitre, rêveur, nuancé et délicat, un agréable contraste avec celui si haut en couleur des artistes continentaux voisins à VVorpswede et dans la Marche du Brandebourg.
L'Exposition des femmes-artistes met en vedette surtout M"'^ Zdenka Braunerova, la belle-sœur du romancier français Elemir Bourges. Elle s'est fait du vieux Prague une spécialité. Au pastel, à l'aquarelle, à l'eau-forte, elle ne tend qu'à en sauver le charme mourant, les aspects condamnés. Amoureuse d'art populaire, elle s'adonne depuis quelques années à la verrerie. Ses services à bière ou à liqueurs sont tels que les pourraient souhaiter des verriers slovaques d'autrefois qui auraient subi de nos jours un avatar aristocratique. La sincère naïveté du procédé, la forme poinilaire et la cui.sson dans une petite verrerie provinciale au fond des montagnes moraves sont pour autant que la grâce spontanée et la gentillesse sans prétention de l'auteur dans les réussites singulières de cet art exquis et facile qui nous repose un peu des complications hasardeuses et de la sim])licité maniérée de « l'ari >ioiweaii ».
Une autre femme-artiste de Prague, M^^' Hausmannova, venait d'avoir une jolie exposition i)articulière : paysages marécageux et nuits d'étoiles de la Russie baltique et surtout quelques bonnes lithographies de Paris et de Prague.
;ILGÏÏQUI
LE musée de Bruxelles possède-t-il un Vermeer de Delft ? M. A.-J. Wanters prétend que oui, et il en a convaincu la commission du musée. Depuis trois semaines, un cartel portant le nom du maître merveilleux du Clavecin et de la Servante, est placé sous un portrait d'homme acheté à Paris il y a cinq ans, attribué d'abord à Nicolas Maes et classé ensuite parmi 'es maîtres hollandais inconnus.
Des rapprochements avec certaines des œuvres connues de Vermeer de Delft, notamment avec le portrait de Budapesth, permettent à M. A.-J. Wanters, qui signale, par exemple, dans le portrait de Bruxelles, une chaise identique à celle que l'on trouve dans plusieurs tableaux du maître, de conclure très catégoriquement.
Mais, naturellement, tout le monde n'est pas de son avis, et le docteur Bredins, directeur du musée de La Haye, a écrit à un iournaliste belge, M. Saye, que, selon lui, le portrait de Bruxelles doit être attribué à Jan Victoors, l'élève de Rembrandt. qui a des portraits à l'orphelinat wallon d'Amsterdam et dans une collection particulière de La Haye.
Je ne prétends pas m'ériger en arbitre entre ces deux autorités. Mais j'ai, devant le portrait de Bruxelles, un portrait d'homme coiffé d'un chapeau haut de forme, vêtu de noir avec un col blanc.
J'ai bien l'impression d'un Vermeer. Sans doute, il n'y a trace ni de ces bleus si particuliers, ni de ces jaunes citron, si caractéristiques dansla Jeune Fille de La Haye, dans la Dame an Collier de Berlin, dans la Liseuse d'Amsterdam. Mais, dans la facture, notamment dans les chairs, apparaît un timide ]xjintillé : la matière a la richesse somptueuse du tableau de Dresde, et il y a surtout dans les ombres bleutées des chairs, dans la lumière franche qui baigne le visage, de troublantes analogies avec les œuvres connues du maître mystérieux dont tant d'œuvres peut-être sont encore ignorées, ensevelies dans des collections peu connues ou attribuées à des contemporains.
En tous cas, que le portrait de Bruxelles soit une œuvre de jeunesse de Vermeer — et cette œuvre pourrait alors confirmer l'hypothèse de Thoré qui donne pour maître, à Vermeer. Rembrandt — ou qu'elle soit de Jan Victoors, c'est une ceuvre fort belle et méritant l'attention qu'on lui accorde en ce moment.
Dans les salles du musée moderne vient de s'ouvrir l'exposition annuelle du Cercle Pour l'Art. Ce
cercle, fondé il y a douze ou treize ans par des dissidents de l'Essor et qui fut, au début, une succursale de la Rose-Croix esthétique du Sàr-Péladan, dirigée par un consul, fit dans ses premières années des e.xpositions où régnait un idéalisme intransigeant. De cette tendance, aujourd'hui très atténuée, il ne reste plus grand' chose dans les salons de Pour l'Art. Mais si l'on y voit, comme ailleurs, de la peinture revenue à une vision objective, de l'ancien idéalisme il reste une volonté de noblesse, des recherches d'e.xpression élevées qui se traduisent en des œuvres de grand art décoratif. C'est ainsi que, cette année, M. Emile Fabry expose les deux derniers panneau.x d'un ensemble destiné à la ville de M. Wolfers, ensemble tout à fait remarquable par la simplicité puissante de la conception, par la vigueur impeccable du dessin, du modelé, par l'étrange éclat d'une couleur aux chaudes harmonies de tapisserie ancienne. Les œuvres de Fabry sont d'une personnalité curieuse qui apporte vraiment à la peinture décorative une vision nouvelle, d'une opulence grave, avec un beau rythme de santé et d'orgueil paisible. C'est de l'art plein de pensée pure, mais qui n'isole point l'humanité dans l'exclusive contemplation d'elle-même, l'environne de la splendeur des choses, dans une atmosphère d'énergique sérénité.
Un grand panneau décoratif de M. Ciamberlani, se rapprochant plus de l'expression de béatitude de Puvis de Chavannes, manquant un peu d'accent, mais baignant ses figures de tendresse ; des esquisses de M. Colmant, des compositions de M. Ottevaere, complètent cette partie du Sal<jn, où M. Laermans montre trois œuvres nouvelles dont un Cimetière de Village, chef-d'œuvre d'émotion simple et de peinture discrètement ardente.
Des portraits de M. Van Holder, de couleur chatoyante, de facture spontanée, de M. Michel, de M. Fichefel, des paysages de M. de Haspe évoquant l'Ardonne dans un style d'une farouche grandeur, des intérieurs de René Janssons, des coins de vieilles villes flamandes de M. Viérin, de M. Opsomer, qui fait vivre des figures de caractère intense, de M. Coppens ; des marines chaudement colorées d'une belle nature morte de M'"<^ Lacroix ; de délicieuses images, exécutées avec science et avec esprit par Amédée Lyneu, des dessins impressionnants de M. Beauck; d'autres, de grand style, par M. Firmin Baes qui expose aussi un beau portrait ; une cheminée de M. Ph. Wolfers avec un Cycle des Heures, d'un mouvement souple et d'un modelé savant ; un somptueux vitrail de M. Hector Thys ; et puis encore des œuvres des peintres Viandier,
Dierickx, Mertcns, Luns, Hamesse, IL Sniits, des sculpteurs De Rudder, Boucquet et Sprimont.
De tout cela se dégage une impression de travail sérieux, équilibré, d'une harmonie complète entre
l'idée et le métier, d'une compréhension sage des relations entre la pensée et la matière qui doit l'exprimer dans l'œuvre d'art [ilastique.
GMJECE m, TUIRCQUSE
i\ THÈNES. — D'une note adressée à l'Ecole *^ des Beaux-Arts, par le professeur Malher de Prague, il résulterait que la <i Vénus de JMédicis » serait l'œuvre de Lysippe. Voici les arguments décisifs que le savant hongrois donne à l'appui de son assertion : i° les ressemblances frappantes existant entre la « Vénus de Médicis « et l'Apoxyomène de Lysippe ; 2° les analogies non moins frappantes qui rapprochent la tête de la « Vénus de ^lédicis » à celle d'une statue de femme qui se trouve à Dresde, et qui, depuis longtemps, est attribuée à Lysippe ; 3° la réplique de la « Vénus de Médicis », détruite à Sienne, au xiv>^ siècle, sur l'ordre du Conseil de la ville, comme un marbre impur (inhonestum) et qui portait à son socle le nom de Lysippe ; 4" ■ enfin, les monnaies romaines frappées à Lycione — ville natale de Lysippe — sur le revers desquelles figure le motif de la « Vénus de Médicis ».
CÉRiGO. — Des fouilles sous-marines viennent de commencer autour de Cérigo (l'ancienne Cythère). Un appareil nouveau permet aux scaphandriers de plonger dans l'eau jusqu'à une profondeur de près de cent mètres (60 brasses) et d'y séjourner pendant assez longtemps. Après l'achèvement des travaux dans la mer Méditerranée, on explorera le détroit de Salamine et celui plus important, situé à l'ouest d'Egine, entre cette île et Anghistri, recouvTant de ses flots une ville antique entièrement engloutie.
CoNST.\.NTiNOPLE. — Le mois dernier a eu lieu à Stamboul la distribution des pri.x aux élèves de l'Ecole Impériale des Beaux-Arts dont les œuvres — tableaux à l'huile, dessins au crayon et à la plume, plans d'architecture, gravures et
marbres, — avaient été exposées en octobre dans le grand salon de l'Ecole.
S. E. le général de division Ahmed Ali Pacha, aide de camp de S. M. L le Sultan, et peintre lui-même de beaucoup de talent, présidait le jury chargé de décerner les prix et qui se trouvait composé de S. E. Hamdi Bey, directeur du Musée Impérial Ottoman ; de Kadn Bey, conservateur du même musée ; d'Osgan Effendi, un artiste de haute valeur, profe.sseur de sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts dont il est, en même temps, le directeur interne ; de Moustapha Bey, directeuradjoint interne de la même Ecole ; de M. Salvator Valeri, professeur de peinture à l'huile ; de M. P. Bello, professeur d'architecture ; de M. Joseph Warnia-Zarzecki, professeur de dessin ; de liehzad Bey, sculpteur, et de Hihsan Bey, profe.sseur adjoint de sculpture.
Les récompenses obtenues ont été les suivantes : (Nous ne mentionnons que les classes supérieures.)
Peinture à l'huile. — Cla-sse supérieure : i'-'"' prix : Mehmed Maazès Effendi ; 2"^ prix : Zia Effendi ; I'''' mention honorable : Ismaël Hakki Effendi ; 2^ mention honorable : Saïd Effendi.
Dessin au crayon. — Classe supérieure : i'^'' prix : Murtazih Effendi ; 2<^ prix : Seïfcddin Effendi ; i''^ mention honorable : Suleïman Effendi ; 2"^ mention honorable : Nazmi Effendi; 3® mention honorable: Alexanian et Boyadjian Effendis, ex-œquo.
Architecture. — Classe supérieure : i^^ prix : Méhémet Assime Effendi ; 2^ pri.x : Bochnakian Effendi et Garabed Gumuchgueuzian Effendi, ex-œquo ; mention honorable : Zareh Derncssessian Effendi.
Gravure. — Clas.se supérieure : mention honorable : Alexan Boyadjian Effendi.
Sculpture : Classe supérieure : i'^'' j)rix : Bochnakian Effendi.