ED. MAXET LA FEMME AUX CERISES
El). MAXET
JEUNE FErilME A LOMBRELLE
témoignait le plus de fidéhté. S'il .se gardait, par exemple, de reproduire les costumes de leurs personnages, comme le faisaient les froids représentants de la peinture historique, s'il peignait les hommes et les vêtements de son époque, en cela encore il était le %Tai disciple du Titien et du \'éronèse qui célébraient les Vénitiens de leur temps, de Rubens qui fêtait la société de Marie de Médicis, de Velasquez qui ne s'intéressait qu'aux Espagnols de Philippe I\', de Rembrandt qui n'avait d'yeux que pour sa démocratie hollandaise, enfin de tous les génies qui furent sacrés tels, parce qu'au lieu de rabâcher de vieilles histoires, ils proclamèrent la vérité contemporaine.
Remarque bien curieuse ! Ceux qui, à notre époque se sont donnés pour les gardiens de la tradition, les Hesse, les Signol, les Lehmann, les Cabanel. les Bouguereau, sont ceux qui l'ont le moins comprise et le Temps, bon jardinier, les élaguera certainement comme une végétation parasite sur l'arbre classique, tandis qu'il dégagera comme rameaux de bonne sève ceux qu'ils voulurent étouffer : Corot, Puvis de Chavannes, Courbet. Millet, Manet.
Ce dernier .se défendait d'ailleurs énergiquement