‹ L'Art et les artistesChapitre 23 sur 150 · J.-B. INGRES · texte numérisé non relu

J.-B. INGRES

Portrait de M'"'" Marcotte

Le 3 Salon d'Automne

sans hésitation le jugement que devait ratifier la postérité. Il faut relire ces pages de Ij'risme admiratif, scruter cette critique qui reste définitive, et que n'ont pas dépassée clans l'éloge les ingristes les plus intransigeants ; nous pouvons y ajouter la consécration d'un demisiècle, une survivance absolue de génie à travers toutes les orientations d'écoles, de manières, de modes, la constatation d'une influence indéniable qui se continuera sans doute longtemps encore. Ouelqu'intérêt que présente le mouvement d'art contemporain, il est utile, consolant parfois, de regarder dans le passé, de s'attarder à la noblesse sereine des œuvres antérieures.

Il faut remercier le prince Amédée de Broglie, M'"'' la Comtesse d'Haus.sonville. :\I. Théodore Duret, 'SI. C.allimard, M'^e Adam, ;\I""' Emmery-DoUfus, 'SI. Poilpot. M. Georges \'iau, M""^ Léon Say, M. Cheramy, 'SI. Beur-

INGRES A VINGT ANS d'après une peinture de DAVID

T 'homme vaut en proportion de sa façon ^^ d'admirer. » Si cette phrase de Renan est exacte, on ne saurait trop féhciter des artistes de maintenant qui avouent leur culte pour des maîtres tels que, à des degrés différents, Ingres et Manet ; c'est une louable ambition de les prendre comme références, même si très peu de véritables raisons autorisent cette manifestation ; habileté ou snobisme, les rétrospectives du Salon d'Automne de 1905 sont les bienvenues.

Pour parler dignement de l'auteur de YOdiilisquc, il suffirait de rappeler ce qu'en a dit Théophile Gautier dans son rapport sur les Beaux-Arts en 1S55. Le fougueux romantique à gilet rouge, n'a pas craint qu'on l'accusât d'être un bourgeois, un classique, un rétrograde, parce qu'il campait en face de Delacroix, Ingres, ])arce qu'il s'enthousiasmait pour celui-ci plus que pour celui-là, parce qu'O portait

INGRES A SOIXANTE ANS PAR LUI-MEME (Dessin à la mine de plomb.)

deley, M™^ Ménard-Dorian, M. LeroUe, M. Uhde, d'avoir bien voulu prêter ces merveilles de portraits et

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