‹ L'Art et les artistesChapitre 25 sur 150 · LE GROS LIVRE · texte numérisé non relu

LE GROS LIVRE

Beau des dessins coloriés supérieurs à ses tableaux; d'Aguttes, des fleurs en gerbe sur un mur, et Venise. Venise encore, en trois pages largement peinte par P.-F. Namur ; de Lechat, le calme des rues villageoises presque -désertes ; de Braquaval, des marchés, du grouillement de foule ; de Lepère, des nuages ; Firmin Bussy, sans grande recherche du sujets, prouve sa science des valeurs par une simple table blanche avec dessus un minuscule pot de fleurs, par une femme tenant un éventail noir ; Chigot a rapporté de la Flandre française de séduisantes et sincères impressions de paysage ; Tarkhoff dramatise la neige ; de Maufra, des ports ■ de mer, facture puissante, métier sûr, l'artiste en pleine possession de son art, montre aussi des aquarelles violentes; de Thomas Jean, un beau portrait ; Mme Marval pratique l'allégorie confuse ; Mlle Charmy, un vrai peintre, expose des fleurs superbes ; Chenard-Huché est bien inspiré par l'hiver ; André Allard, se souvenant des séries de Giverny, répète inutilement un même motif ; Morren imite Renoir, on peut plus mal choisir ; Sureda est fougueux à Venise comme au Maroc ; Sunyer prend avec talent les petites marchandes de Victor Gilbert ; Peccatte dispose l'or

Lebasque, dont j'ai parlé ici-même récemment, s'affirme de plus en plus paysagiste et peintre de figures, un des premiers d'aujourd'hui ; Desvallières, dont nous reproduisons la frise, a joint à un bon portrait de fillette, des illustrations d'Alfred de Musset qui méri tent d'être regardées attentivement ; Loiseau continue les Sisley ; Gaston Prunier promène sa vision farouche le long des fortifs, devant les cheminées d'usines, parmi les montagnes ; Maurice Eliot dore les toits de Paris ; René Debraux engrisaille déhcatement le panorama de Rouen ; Emile Barau se souvient de Cazin ; Ch. Agard s'affirme puissant coloriste dans deux envois très remarqués ; Numa Gillet poétise la nuit ; Bernard Boutet de Mouvel saisit au passage des chevaux de courses ; Guéroult caricaturise ce spectacle charmant qu'est le cirque ; Cardona campe finement des Espagnoles ; Ten Cate sert le régal de ses notations rapides ; Charles Lacoste est loin de recommencer feu Lépine ; Jean Biette met des crudités de natures mortes ; de Dufrenoy, la place Royale et une cour où .sèche du linge; de Seyssaud, des paysages du Midi solidement établis et aux colorations puissantes ; de H. Le

M""" A. DELASALLE — portrait d'enfant

PIERRE RENOIR — femme nue

FÉLIX BORCHARDT — un jour deté

de ses paysages ; René Prath songe peutêtre à Cézanne ; Ibels hachure ; Brugnat symphonise des toits rouges ; Henriette Jeanniot, plus heureuse que son mari, expose ; Madeline, le Theuriet de la peinture, a de jolies sensations d'automne ; Vibert est éloquent avec ses dessins bistrés rehaussés de gouache ; Bernard Naudin, qui se révèle cette année, illustre avec un art d'une puissance troublante des entités musicales ; Piccabia essaye de continuer Sisley : Gorges Scott erre dans Trianon au crépuscule: Max Grimard, un poupon; de Milcendeau, de l'énergie, de la chaleur ; de Horton, un doux paysage en fleurs ; de Robert Dupont des natures mortes et de très bons dessins de Paris ; de Marquet, des rochers rouges : de Piet. des laveuses et des Bretonnes ; de Marcel Fournier, des bâtisses neigeuses : de Delestre, des bords de rivière au couteau et au pastel ; de Bourgeois, des landes; de René Piot des dessins de figures de grande sincérité et des paysages d'une savante analyse préraphaélitique.

Flandrin est sacrilège à son nom ; Dethomas a des dessins vigoureux ; Pierre Bracquemond peint très habilement au feu une saynette

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