‹ L'Art et les artistesChapitre 54 sur 150 · LA PINTADE · texte numérisé non relu

LA PINTADE

un sanguer ; je n ose dire que ce mécène est un mulet...

Et notez que cette apparente similitude n'est pas chez Pisanello, l'effet d'une intention, d'un effort, mais plutôt d'une intuition, d'une assimilation visuelle. Il n'a point cherché à rappeler dans telle ou telle figure, la face d'un animal, il n'a point fait un homme ressemblant à un lion, à un loup, à un oiseau — il a dessiné cet homme simplement avec la caractéristique qui lui était propre et le rapprochait fatalement de tel ou tel animal.

Il y a une page de l'album Vallardi qui est frappante à cet égard, malheureusement les croquis fort jietits dont elle est semée sont à la ]i(>inte d'argent et presque impossibles- à reproduire.

On y voit un pélican de dos que nous rencontrons chaque jour dans la rue, un autre échassier qui. de trois-quart perdu, semble quelque grand diable mal bâti regardant pardessus son épaule d'un air rogue la moquerie des gamins de la rue.

On songe de suite à des humains en voyant

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