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L. LEGRAND — d.vnseuse

REVUE D'ART ANCIEN ET MODERNE

OMMAHIRIE DES IÎILILUSTÎRATDOH.S

D. Ghirlaxdajo : La Naissance de la l'icrge.

— Le Patriarche Zacharie. — Saint Jacques.

— La Naissance de Saint Jean-Baptiste, etc. La Coquetterie féminine : La Coquette, par

F. Boucher. — La Dame de la Revue, par MoREAU LE Jeune. — Objets d'art de la Collection Bernard Franck.

Louis Legr-AND : Portrait. — L'Ami des I>, insensés. — La Fille à sa Tante. — Le Parisien. — L'Idiot. — Anatomie comparée. — Flore artificielle. — Joie maternelle. — Cou-

verture. — Mère de Douleur. — Le Christ. — - La Chauve-Souris. — Épaves. — Le Bedeau.

— Danseuse.

Grigoresco : Les Bœufs. — Les Tziganes. — Les Bergères. — Tzigane. — Étude. — Portrait.

Le ^Ioi s artistique : Bavardage, pur Ch.Checa.

HORCHARDT : Portrait.

Supplément : Eau-forte, de Chardin. — • Les Fresques d'Avignon. — .Sculptures et Dessins.

— Aztèques. — La jeune Malade, de Steen.

Louis Legrand : Danseuses. — Le Beau Soir. — Le Siou.x. — La Paimpolaise. D. Ghirlandajo : Portrait, héliogravure d'art.

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Clichc Giraiidon

ùatiia Milita NcveUa.

SACRIFICE DU PATRIARCHE ZACHARIE (DÉTAIL) Portraits de la famille Tornahuoni.

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FresQ^es de Doraio GlhiirMînidlsxs

DANS cette harmonieuse église, qui dresse, non loin de la gare de Florence, sa façade incrustée de marbres blanc et noir, due au génie de Battista Alberti, il semble que toutes les générations qui ont fait la gloire artistique de la grande cité toscaneaient rivalisé à qui y laisserait un plus imposant témoignage de son idéal et de son génie. C'est, dans la célèbre chapelle des Espagnols attenante à la nef, le colossal cycle de fresques Giottesques retraçant, du sol au.x voûtes, le Crucifiement, le Triomphe de saint Thomas d'Aquin, l'Église militante et triomphante ; c'est, non loin de là, dans le Cloître vert, l'ensemble attirant, dans sa dégradation. des peintures en chiaro oscuro où le puissant naturalisme de Paolo Uccello a figuré le Déluge et l'ivre.sse de Noé. En rentrant dans le transept gauche, on a devant soi l'immense déploiement de figures par lequel Andréa Orcagna a évoqué les

gloires et les terreurs du Jugement dernier, du Paradis et de l'Enfer. Traverse-t-on la nef, le talent ardent et tourmenté de Fili]ipino Lipjii nous arrête devant les légendes de saint J.ean et de saint Philippe. Enfin, derrière l'autel, au fond du chœur, s'ouvre une vaste cha])elle recouverte sur toutes ses parois d'un monde fourmillant de personnages. C'est là notre dernière station, la plus longue. Nous sommes devant l'œuvre capitale, le monument décisif du génie de Domenico Ghirlandajo.

Quelques mots d'abord sur la vie de l'artiste. Fils d'un joaillier de Florence à qui sa spécialité de ciseleur de parures en l'orme de couronnes, tiès recherchées des élégantes du temps, valut le surnom sous lequel il est connu, Domenico Bigordi naquit en 1449. Il manifesta de bonne heure le goût de la peinture et fut placé chez Alesso Baldovinetti, maître soigneux et fort dont les fresques de Santa

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