‹ L'Art et les artistesChapitre 64 sur 150 · NAISSANCE DE LA VIERGE (DÉTAIL · texte numérisé non relu

NAISSANCE DE LA VIERGE (DÉTAIL

Trinita ont disparu, mais que sa décoration de la chapelle du cardinal de Portugal à San Mmiato, sa charmante Aiiuoiuiaiion des Uffizi. et enfin le faux Picrrt) délia Francesea. acqurs il y a quelques années jjar le Louvre, montrent digne d'une sérieuse estime. Mais l'influence qui contribua le plus à la formation de notre artiste fut celle d'Andréa del Castagno, artiste de jnemier mérite, en sa véhémence et sa rudesse, dont nul des visiteurs de Florence n'a oublié les fresques puissantes au couvent, transformé en musée, de Sant' Apollonia. La Cène, qui en décore une des murailles, offre avec celle de Ghirlandajo au.x (Jgnissanti, exécutée en 1480, des analogies si étroites de disposition et de caractère, que la parenté intellectuelle des deux hommes s'y affirme indéniable, en dé])it de différences marquées. Le grand Verrocchio, tout à la fois modeleur et peintre, a également fait pa.s.ser quelque chose de lui dans la personnalité de (ihirlandajo, dont un

Ba pleine du Christ, à l'église Sanf- Andrea, de Brozzi, près de Florence, reproduit librement sa célèbre composition de l'Académie des Beaux-Arts.

Le succès de la Cène, son premier travail important, attira à Ghirlandajo. en 14S1, une importante commande de fresques au Palazzo Vecchio : une partie en est bien conservée ; /./ Majesté de San Zenohio présente déjà l'ordonnance aisée et l'élévation de style caractéristiques de l'artiste.

L'année suivante, on le voit travaillant dans la petite ville si pittoresque de San Gimignano, à la Collégiale, aux charmants motifs tirés de la légende de Santa Fina.

Il n'a déjà plus rien à apprendre:

c ' est un maître personnel et complet. La simplicité pleine de charme de la jeune sainte gisante entre deux matrones, et dont un pape, apparu dans une mandorle.

bénit la douce et confiante agonie, le cortège recueilli de clercs et de bourgeois rassemblés autour de soa lit de parade, dans un édifice corinthien sur les côtés duquel se profilent les hautes tours de la ville, signalent ces ouvrages piarmi les plus expressifs et les plus élevés du peintre. C'est en 1485 qu'il termina le travail le plus considérable qui lui eût encore été confié :

si.x scènes tirées de la vie de saint François d'Assise, dans la chapelle Sassetti, à Santa Trinita de Florence, que surmontent quatre sibylles, au plafond. Ces fresques, en déjiit de restaurations contestables, présentent l'artiste sous le jour le plus avantageux. Tout y est pris de la nature : costumes, attitudes, gestes, mais choisi, épuré, avec le gotit le plus scrupuleux et le plus sûr. La gravité y est expressive, la sobriété éloquente. Les portraits des deux donateurs, sur le côté, offrent un accent de vérité saisissant.

Ne faisant point l'étude critique des œuvres de Ghirlandajo, nous ne parlerons ici ni de ses peintures d'autel, malgré leur très haut mérite, ni de la \'oeation de saint Pierre et saint André, exécutée à la chapelle Sixtine. Arrivons aux fresques de Santa Maria Novella, qui constituent l'affirmation supérieure et définitive de son génie. La chapelle qu'elles décorent appartenait à la famille Ricci ; des peintures v avaient été exécutées par Andréa C^rcagna.

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