peintuie dt- J. \'.\.\ KVCK
Coll. Sir. F. Coolt.
dire : « Jean de Eyck fut le personnage que voici n. Et ce qui donne consistance à mon opinion, c'est la ressemblance de la femme avec le portrait de la femme de Van Eyck du Musée de Bruges, exécuté cinq ans plus tard. Le tableau fut retrouvé à Bruxelles après la bataille de Waterloo par un colonel anglais. Ce devait être le pendant de celui d'Arnolfini. conçu dans le même esprit. Et ceci s'explique, Arnolfini était le beau-frère de Van Eyck, ayant épousé la sœur de sa femme. ; Un certain nombre de panneaux importants ont été décrétés œuvres des Van Eyck sur des rapprochements parfois un peu téméraires, sur des hyiiothèses ou des raisons de sentnnent. Aucun indice n'autorise ces opinions, mais comme il arrive souvent, ces à-peu-près risqués ont passé dans la critique moderne au titre de fait acquis. Telle est cette composition grandiose des Trois Maries au Sépulcre du Christ àoni la date est trop sensiblement rapprochée de 1460 ou 70 pour autoris3r de semblables identifications. Il y a les armures des guerriers qui sont un empêchement formel contre les frères Van Eyck, contre Hubert surtout
mort en 1426, et qui est spécialement désigné par les auteurs les plus qualifiés. L'un d'eux pourtant avoue que les types de femmes ne sont pas néerlandais, mai; il ne parle pas des armes de Philippe de Commines qui ont été peintes dans un coin de la scène. D'autres s'en sont tirés habilement en les prétendant ajoutées à une époque postérieure. En réalité, ce qui est plus grave, c'est le style qui n'est ni celui des Van Eyck, ni même celui des gens du Nord'. Pour ce tableau aussi, les juxtapositions rationnelles sont de toute urgence. Si, comme je l'espère, on ne consent plus à conserver cette pièce capitale .sous son étiquette d'emprunt, il nous sera loisible de juger combien il est sage de penser à d'autres, et de sortir une bonne fois de la hantise Eyckienne. L'n pareil hypnotisme a fait accorder à Hubert la Vierge au Chartreux du Musée de Berlin ; on a même donné le nom du chartreux représenté ; on a vu une vue de Londres
I. M. Neoustreieff m'a indique un tableau français conservé à l'Ermitage, et qui est une paraphrase presque textuelle du panneau dont il est ici question. Le style de lùniquet y est très accusé.