PARIS
même mis des copies faites par lui des A'oces de Cana et du Mariage de Marie de Médicis ; on dev^ine le plaisir qu'il a eu à rendre les rouges de Rubens, on voit qu'il s'en est souvenu pour une Audience à Venise ; cette intensité de palette, il la conserve dans ses paysages et ses natures mortes, là où il est plus maître de lui, que dans le Portrait, très sage, que dans la Vierge et l'Enfant, d'aspect désagréablement sculptural ; ses vues de Corenc, le couvent, la maison de campagne, l'église, toutes ses études du Dauphiné, certaines petites notations rapides comme celles si savoureuses que l'on connaît de Russell, les Moissonneurs, d'autres toiles encore affirment en J. Flandrin un naturaliste de réel e valeur ; et ses deux panneaux
ovales, Pèches et Raisins, la Corbeille de Fleurs, ses Orchidées des Alpes, ses compotiers de fruits, ses bouquets de fleurs, sont régal d'amateurs ; le souvenir s'efface, heureusement, des Bergers d'Armide du Salon d'Automne. A citer encore des aquarelles fougueuses, très intéressantes.
Paysages de Capri, par G. Dubufe (galerie G. Petit). — L'actualité commanderait l'éclectisme si cette vertu n'était naturelle à qui s'occupe de questions d'art, en dehors de toute école et de tout parti pris ; du reste, les divergences des Musées la nécessitent aussi bien que la diversité des expositions. G. Dubufe nous conduit à Capri dans des paysages de lumière, parmi des maisons blanches,