Catalogue de la collection du baron Denon. Paris, 182G
BEERESTRAATEN.
l^iographie ; on s'était borné à porter un jugement sur un nombre restreint de ses ouvrages, sans chercher à rien démêler de sa personne. On jugera, du reste, en récapitulant les quelques mentions auxquelles se bornent les investigations et les révélations de ceux qui ont écrit sur lui, de la nuit absolue qui avait continué d'envelopper sa vie.
De tous ces biographes négligents ou indifférents, c'est, je crois, Fueszli qui le premier prononce le nom de Beerestraaten, et encore ne fait-il que le mentionner. Après lui, Roeland van Eynden,dans le mémoire qui fut en 1787 couronné au concours Teyler, le cite en bons termes et en bonne place, entre Rogman et van der Heyden*. Puis ce sont les auteurs hollandais de l'Histoire nationale de l'art -^ qui lui consacrent une élogieuse notice; c'est ensuite Gault de Saint-Germain qui lui accorde quelques lignes ^; mais ni Houbraken, ni A^eyerman, ni Fiorillo, ni Wagen, ne prononcent seulement son nom, et nous arrivons aux biographes contemporains, aux Immerzeel et aux Kramm sans qu'aucun point de cette existence ignorée ait été éclairci, sauf peutêtre la date de son décès fixée par Fueszli à 1687, bien qu'on ne sache point au juste, sur quel document cet auteur fort superficiel s'appu^'ait pour formuler cet important renseignement.
Pour nous diriger dans cette nuit obscure, n'ayant d'autres indications que les œuvres du peintre, il nous
1 . A ndvoord op de vraa^ van Tcylers tweede genootschap te Ilaar- Icm voor den jaare ^fDCCLXXXII iiitgesclirevcn ovcr de nationaalen smaak der Hollandse scholl in de teken en scliilderkiinst, etc. p. i3o.
2. Geschiedenis der Vaderlandsclie Schilderkiinst, par RoclanJ van Eynden et Adriaen van der Willigea Haarlcm, iSiô, t. I, p. 141.