‹ L'art et les artistes hollandais (volume 3)Chapitre 40 sur 57 · Les Musées de Hollande, par W. Bürger, t. Il, p · texte numérisé non relu

Les Musées de Hollande, par W. Bürger, t. Il, p

3. Bürger met tant de feu à soutenir son opinion qu’il n’admet point de contestation possible. « M. Ruhl, à Cologne, écrit-il, possède un Jésus chassant les marchands du temple, où il croit avoir vu la signature de Philip Koninck; si elle y est, elle est fausse, car le tableau est de

PHILIPS DE KONING

Voilà, j’espère, qui est clair, net, précis, sans ambiguïté possible. Après cela Bürger demande qu’on restitue à Salomon Koninck le portrait de vieille femme (n° 164) et le petit vieillard (n° 1 63) du musée de Rotterdam, inscrits comme étant de Philips de Koning. Ce que, du reste, on s’est empressé de faire depuis, peut-être un peu trop hâtivement.

Bürger n’est pas moins catégorique lorsqu’il s’agit de l’orthographe du nom : « Le nouveau catalogue, nous dit-il, en voulant parler du catalogue de Trippenhuis \ écrit à tort de Koning, le peintre signe Koninck. » Voilà encore qui n’admet pas la discussion; et cependant il nous suffit de produire ici la signature de notre peintre, telle

qu’il la trace lui-même au bas de son acte de mariage, pour montrer l’imprudente hâte de Bürger, et réduire à néant son affirmation un peu trop péremptoire.

De même pour les ouvrages du maître, il eût suffi à notre regretté confrère de parcourir les catalogues de Hoet et Terwesten, pour apprendre que Philips Koning a traité à peu près tous les genres, et que, pendant près d’un siècle, ce ne sont point ses paysages qu’on a le plus estimés. Mais admettons même que tous les rédacteurs de catalogues se soient trompés, que toutes les signatures

Salomon, et même excellent, avec ses quinze ou vingt figurines mouvementées et expressives comme une composition de Rembrandt. » Musées de Hollande, tome II, loc. cit.

Page 1