LES PAL AM ED ES
même qui a fait les petites batailles de cavaliers 1 ? » Il était bon de rappeler ici ce passage de l’excellent travail de Burger, parce qu’il montre assez bien l’imbroglio d’œuvres au milieu desquelles le critique dérouté se débat. Ajoutons que notre confrère n’a point connu la série complète, et qu’il est encore d’autres ouvrages, dont nous parlerons tout à l’heure, qui viennent augmenter, s’il est possible, la confusion.
Le désarroi semblait, du reste, en ces derniers temps être arrivé à son comble. « La biographie de ce peintre est encore à faire », écrivait tout récemment l’érudit conservateur du musée de Bruxelles2, à propos du portrait d’A. Palamedes que possède son musée; et il ajoutait : « Mais l’on manque de renseignements certains pour la composer. On n’est même pas bien sûr de son nom. Quelques-uns l’appellent Palamedes ou Palamedes Palamedesz (c’est-à-dire fils de Palamedes) d’autres Stevers. Certains écrivains pensent qu’il y a eu plusieurs Palamedes ayant traité des genres différents; d’autres attribuent les divers travaux au même peintre. » Jamais, on le voit, confusion ne fut plus profonde.
Ce n’est point, toutefois, qu’on fût absolument sans détails biographiques et sans dates relatives aux Palamedes. Bien que les écrivains spéciaux et les biographes de l’école hollandaise se soient montrés à l’égard de ces maîtres d’une parcimonie peu ordinaire 3, quelques indi-