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L’ART HOLLANDAIS

bourg qui devaient, quelques recommandations aidant, se montrer tout disposés à pousser un jeune artiste, dont le talent naissant semblait appelé à jeter un véritable lustre sur leur petite principauté.

Nous savons que Flinck réussit dans sa délicate négociation. Il se concilia la bienveillance du prince Guillaume. Il eut même l’honneur (c’en était un à cette époque) d’être admis à reproduire les traits assez peu augustes de ce margrave1.

L’électeur, nous raconte Houbraken, s’acquitta en donnant à son jeune peintre une tenture de velours estampé et doré, qui plus tard servit à décorer l’atelier du Lauriergracht, et son portrait en miniature, entouré de brillants. C’était faire galamment les choses et l’attention était délicate. Il est à présumer toutefois que la protection du margrave ne se borna point à ces seules marques de bienveillance.

En admettant que Flinck ait passé une année à Clèves, parti vers la fin de i63y, il dut revenir en 1 638 et c’est à l’année suivante qu’il faut sans doute placer son installation sur le Lauriergracht, où il acquit de suite une maison assez vaste et de bonne apparence.

Acheter une maison, c’est bien ; mais la payer, c’est mieux encore. Il paraît que l’électeur de Brandebourg malgré sa générosité apparente, et le père de Flinck malgré la ronflante qualité de rentmeester de Clèves que lui prête si bénévolement Houbraken, n’avaient point très

i. Qu’est devenu ce portrait? Les biographes, Fiorillo tout le premier, en parlent. (Voir Geschichte der ^eichnenden Kunst Hanover. 1818, t. III, p. 1 5 g. ) Mais personne ne dit où il est.

Hoet signale un portrait de Flinck représentant ce même prince. Ce portrait passa en vente publique à Amsterdam, le 6 mai 1729, et fut adjugé pour 11 fl. 1 0 s. Ce prix n’indique point une œuvre de bien grande qualité.

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