‹ L'art et les artistes hollandais (volume 5)Chapitre 22 sur 63 · Levens en M'erken, déjà cité · texte numérisé non relu

Levens en M'erken, déjà cité

et certainement quatre au moins. Rien n'3^ fit. L'opinion du critique allemand prévalut % et l'excellent Burger, qui s'en était pénétré, parlait avec un dédain non déguisé de ce Fabritius « qu'on a baptisé mal à propos Carel et qui, suivant Inimerzeel et autres biographes, aurait sauté avec le magasin de poudre à Delft, en i(354 )>-; et en note il ajoutait : « C'est, je crois, We3'erman qui, le premier, a avancé qu'on trouvait, dans les archives de Delft, la preuve que Fabritius avait péri dans le désastre de i6'54. La bonne autorité que We^'erman ! »

Cela nous était signifié avec une telle conviction et la sincérité de Burger nous était si connue, sa bonne foi, sa franchise étaient tellement au-dessus de toute espèce de soupçon, que les meilleurs esprits se laissèrent convaincre. Pour un peu plus, on aurait nié l'explosion du magasin de poudre. Malheureusement, ou plutôt heureusement, nous avions de ce triste événement trop de preuves contemporaines : d'abord le récit de Bleyswijck et celui d'Arnold Bon; en second lieu, tous les incidents de ce sombre drame avaient été consignés en une brochure curieuse qui nous a été conservée ^ Enfin, un fougueux pasteur, Petrus de Whitte, maugréant contre la perversité de son siècle, n'avait point hésité à reconnaître, dans cette horrible catastrophe, la main vengeresse du

1. Il est à remarquer que, dans son Manuel de la peinture, M. W'aagen ne dit pas un mot de Fabritius, pas plus de Bernard que de Carel. Il est vrai qu'il termine la partie de son travail relative à l'école de Rembrandt par cette phrase singulièrement élastique : « La rareté et l'inexactitude des renseignements qui nous sont parvenus sur cette grande école ont pu faire omettre les noms de quelques peintres dans la liste de ceux qui l'ont fréquentée. »

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