Beschrijvinge der stad Delft, p
L’ART HOLLANDAIS
cription de l'une d’elles. C’était une de ces leçons d’anatomie, tableaux corporatifs dans lesquels les gildes de chirurgiens aimaient à se faire représenter.
« Là, nous dit-il, se trouvent figurés excellemment et d’une façon très ressemblante (seer trejlyk en wel gelijkende) les personnes suivantes qui composaient en ce temps le corps des docteurs en chirurgie de la ville. Ces docteurs sont revêtus de leur toge doctorale. Au milieu se tient le professeur d’anatomie, Willem van der Meer, faisant la démonstration; à sa droite sont disposés le Dr Jacob Wallensis, le Dr Clemens Overschie, le Dr Gysbert van den Hove tenant un bassin et le Dr Jan van der Wel. A gauche du professeur, le Dr Vincent Swys avec une feuille de laurier à la main, Pieter van Mierevelt, l’auteur du tableau, Me Cornelis Havershoek, Me Jacob Schilperoort, Me Willem Toi » et encore au second plan une demi-douzaine de personnes1. On voit que c’était là une œuvre d’importance. Et bien qu’elle eût été, nous dit-on, composée par Michiel van Miere-
i. Houbracken, à la page 1 63 du tome Ier de son Schouburgh der scliilders en schilderessen, raconte que chez un peintre d’Amsterdam, nommé Gérard Wigmana, il vit un tableau qu’à cause de sa perfection on attribuait à Michiel van Mierevelt, mais que lui, Houbracken, restitua à Pieter van Mierevelt à cause des deux initiales P. M. qui accompagnent la date 1G20.
Si l’on remarque que trois des élèves du vieux Michiel avaient ces mêmes initiales, d’abord son hls aîné, puis Pieter Montfort et enfin Paulus Moreelse, on trouvera peut-être que Houbracken .s’est bien hâté de faire son attribution.
Roeland van Eijnden, dans sa Geschiedenis der vaderlandsche schilderkunst, réclame ce tableau pour Moreelse. Plus prudents, nous nous dispenserons de lui assigner une paternité déterminée.
La galerie royale de Dresde possède trois tableaux qui sont attribués à Pieter van Mierevelt. Le musée de Brunswick en possède un, le musée de Christiansborg en possède deux. Quoique les auteurs des catalogues de ces divers musées ne disent point sur quoi ils se sont basés pour
MICHIEL VAN MIEREVELT. 3*
velt, et que l’ensemble du groupe ait été dessiné par lui, elle n’en justifiait pas moins de très sérieuses espérances.
Le n janvier 1623, l’auteur de ce tableau mourut. Dix ans plus tard Jan, le second fils du vieux peintre qui, lui aussi, promettait d’être un artiste de talent et réussissait déjà dans le portrait, devint subitement fou et mourut à son tour. Quels coups terribles pour le vieux maître! quelle vieillesse isolée et désolée!
Ce n’est pas à nous toutefois, postérité impitoyable, qu’il appartient de nous attendrir sur la fin douloureuse de cette existence faite, somme toute, de réussite et de
attribuer au fils de notre peintre la paternité de ces sept œuvres, nous avons cru devoir en consigner ici laj description sommaire. Ce sont :
Pour le musée de Dresde.
Buste d’homme avec barbe blanche et chapeau noir.
Panneau, haut., 8 pouces ; larg., t pied 4 pouces.
N° 1097 du catalogue.
Portrait d’un homme tenant un gant de la main gauche.
Panneau, haut., 3 pieds 1 pouee ; larg., 1 pied 2 pouces 2 1.
N° 1098. — Acquis en 1742 par Riedel, à Prague.
Portrait d’une femme tenant à la main un éventail.
N° 1099. — Même provenance.
Pour le musée de Brunswick.
Portrait de famille.
Panneau, haut., 39 pouces larg., 50 p.
N° 127 du catalogue.
Pour le musée de Christiansborg.
Portrait d’homme, vu jusqu’aux genoux.
Portrait de femme, —
Panneaux, haut., 49 pouces; larg., 36 p. — Datés 1622.
N°‘ 3o8 et 3og du catalogue.
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succès. Sans ces douleurs des derniers jours, sans ces malheurs répétés qui accompagnent comme un glas funèbre les dernières heures de cet artiste arrivé au comble de la gloire, sans la mort anticipée de ses enfants, nous n’en saurions guère plus, sur le compte de Mierevelt, que ce que les van Mander, les Bleyswijck, les Sandrart, les Houbraken en ont écrit.
Pour que le voile qui entourait cette grande figure se trouvât complètement soulevé, il a fallu que les fils et les filles du vieux peintre mourussent avant lui, et que ses petits-enfants devinssent ses héritiers directs. Alors la Chambre des orphelins, gardienne sévère et intéressée des héritages laissés à des mineurs, eut à connaître de sa succession. Et c’est grâce à cette Chambre des orphelins, dépositaire de l’inventaire après décès de Michiel van Mierevelt, que nous allons pouvoir pénétrer dans sa vie privée, le suivre au milieu de ces mille objets qui font comme partie de notre existence, analyser ce qui constituait son home, et, remontant de l’accessoire au principal, restituer son caractère et sa physionomie, qui nous sont dévoilés par le milieu où il a vécu.
L’inventaire après décès de Michiel van Mierevelt forme un document assez volumineux, et, malgré son importance, il serait trop long de le reproduire ici en entier. J’en donnerai donc seulement une analyse, qu’au fur et à mesure de la lecture, je tâcherai de compléter.
Le premier titre de cet inventaire comprend les