Scènes souvent représentées sur les monuments
étrusques. Inghirami, Mt<s. C'Iiitis., I, pi. LIII-LVI, Micali, J^oiiumenti j)er servire, pi. LTI, 1. Dennis, ir, p. 315, 180, 300.
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sorte d'apothéose, sur uu char d'apparat, au milieu d'un cortège solennel et au son d'une musique guerricre (fig. 145). Puis on célèbre en son honneur des jeux de toutes sortes, courses de chevaux et de chars, luttes, exercices d'adresse, combats de gladiateurs, etc. Puur lui enfin on se réunit eu un banquet, auquel il est censé prendre sa part et qu'anime la présence de musiciens, de danseurs et de bateleurs. Il est comme le héros de la fête '.
Ces cérémonies achevées, le corps est enseveli. S il a été brûlé, les cendres sont recueiUies dans une urne; sinon, il est mis daus un coffre de bois", de terre cuite ou de pierre, ou bien déposé sur uu lit dans le tombeau. 11 ne semble pas que les Etrusques se soient jamais préoccupés, comme les Egyptiens, d'assurer la conservation du corps par l'embaumement. Peu leur importe que ce corps tombe en poudre, pourvu que les restes n'en soient pas dispersés aux quatre vents. Pour eux, l'homme continue à vivre dans cette poussière. Il vit si bien que le tombeau où on l'ensevelit , ^^0220, fosse ou chambre sépulcrale, contient les objets familiers nécessaires k la vie, vases communs, bijoux, objets de toilette, ustensiles de ménage, armes, pièces d'équipement^. Dans la tombe modesie, dans le pozzo, le zim et la fosse, qui ont des dimensions restreintes, ces objets sont en petit nombre et ne sont là que comme des symboles destinés à montrer que le séjour dans la tombe est l)ien considéré comme la continuation de l'existence dans la maison. Dans les sépultures plus magnifiques, la maison se retrouve tout entière, tantôt simple, tantôt opulente, avec ses chambres, ses meubles, ses animaux domestiques, sa vaisselle, ses armes. Le défunt est 1j\ au milieu de tout ce qui l'a entouré sur la terre. Peu j\ peu, tour i\ tour, les membres de sa famille viennent l'y rejoindre, sa femme, ses enfants, ses serviteurs. Parfois même on enterre avec lui son cheval pi'éféré et son chien '. Rien n'est changé autour de lui : la mort lui laisse l'illusion de la vie.
1. Ces (liflércDtcs scùiica sont souvent rcpréscn- [ cuii-inc, des os de cliérrcs et d'oir-ciux, jicnt-i'tro
U'C.ssurlcs peintures. ' les rextc» du repa» funéraire. InKliir^iuii, Monum.
1. Dcnni», II, p. Il, 242, 51«, 628. tir., IV, p. 90. neiini», II, p. l.">2, note 9.
8. D.-»n« une toinl>c do Voltcrm on a retrouTé, 4. On trouve souvent dcsdélirisd'anim.'iuid.'ins
na milieu d'onc abondante vni<selle, d&'< débris de les tombes ctrus.^ucs : dents do ]>orc et de clic-