‹ L'art étrusqueChapitre 142 sur 357 · Dcnnia, II. p. IM,0. Aiinali, 1841. p · texte numérisé non relu

Dcnnia, II. p. IM,0. Aiinali, 1841. p

a. C'en ridiSo de MUllcr, II, p. 163. Dcecke croit an contraire qu'il n'y a pas d'orientation fnnéraire (p. 163, note I2H).

I. On ob^crrc aux environs de Cirit^ Ca'tcJlana huit fosse» voii'inci qui i-taient toutes orientée» do façon qneUKtc dci« morts fût tournée ver» l'est, c'e«t-à-<ljre Tcr« le* mur? de f'nlrrll. Xcthit, ISi", p. 171.

Si l'on jette les yenx sur les plans des cités étrusques et de leurs environs que Deimis a tracés dans son ouvrage, ou ne sait vraiment à quel parti s'arrêter. Point de rapports constants avec tel ou tel point de l'horizon : nécropoles et sépultures sont orientées dans tous les sens, au nord , au sud, à l'est, il l'ouest et suivant tous les angles intermédiaires. Point de rapports constants avec la situation des villes : à Cervétri les tombes sont au nord de la ville, à Cornéto elles sont au midi. Ailleurs elles sont à l'est, ou à l'ouest. Si vous considérez une ville isolément, vous constatez qu'une région déterminée n'est pas uniquement affectée aux sépultures. Il y en a presque partout aux environs : à Biéda, par exemple, elles bordent à peu près tous les vallons qui convergent vers la ville. Si vous passez successivement en revue les tombes d'une même localité, vous êtes obligé de reconnaître que chacune d'elles est orientée d'une autre manière. A Cività Castellana par exemple, où elles sont creusées dans le tuf du mamelon qui portait la cité antique, elles s'ouvrent dans toutes les directions, suivant les contours de la hauteur. Il en est de même à Poggio Gajella près de Chiusi. A Vulci, où les tombes s'ouvrent sur un long couloir, il y en a dont les portes se font face.

et qui ont par conséquent une orientation contraii'e. On ferait des remarques analogues pour toutes les nécropoles étrusques. Quant aux corps, il ne semble pas qu'ils aient été orientés non ])lus d'une façon constante. Dans mie seule et même chambre, les uns sont étendus parallèlement, les autres perpendiculairement :\ la porte. A Volterra les urnes sont rangées en cercle autour de la pièce. A Castel d'Asso on voit des fosses groupées au centre et rayonnant dans toutes les directions. La conclusion à laquelle nous sommes forcé d'aboutir est que la nature et la disposition du terrain conduisaient seules les Etrusques à choisir pour leurs sépultures un endroit plutôt qu'un autre et à leur donner une orientation plutôt qu'une autre. Tout revenait ainsi à de simples convenances topographiques.

Est-ce à dire qu'il faille renoncer à toute hypothèse d'orientation? Non, H la condition de restreindre un peu le sens de ce mot et de n'y voir qu'un ensemble de cérémonies destinées à déterminer les limites de l'emplacement choisi et à en prendre religieusement possession. C'est ainsi qu'après avoir choisi la colline où il veut fonder Rome, Ronuilusen trace l'enceinte suivant les rites du teviphim étrusque. L'orientation n'est plus alors qu'une sorte de consécration du choix qu'on a fait en toute liberté et au gré de ses convenances.

Fig. 171. - Fnitriun.t .1, -] : hx - ,,.nvc 4 Vulci. Cnninn, Eirurin mariiimn, II. jil. CX.

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