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réservée soit à l'intérieur soit à l'extérieur des murailles et qu'ils appellent ijornoerium, ternie synonviiie, suivant Tite-Live, de circaraterium '. On a beaucoup discuté sur le sens de ce mot', qui semble du reste avoir été déjà obscur pour les Romains. Si l'on s'en tient in ce qu'on pourrait appeler la délinition canonique de ce terme, telle qu'elle nous est donnée par Aulu-Gelle d'après les livres des augures % on remarque que la ligne A\x pomœnum désigne la limite où s'arrêtent les auspices de la cité, autrement dit la limite même de l'enceinte religieuse. Or cette enceinte n'est pas autre chose que l'espace dont l'augure a en quelque sorte pris possession au nom des dieux, qu'il a circonscrit par son lituus et dont le périmètre a été tracé par la charrue du fondateur. La ligne du pomœrium est donc identique à celle du sillon, et connue celle-ci est la limite du temphon, il s'ensuit que le pomceriiim coïncide avec le temphnn, et par conséquent c'est lui qui doit présenter la forme rituelle du cercle ou du rectangle '. Quant à l'enceinte fortifiée, tantôt elle déborde la ligne à\x pomiprium ', tantôt elle reste en deçà. La forme qu'on lui donne ne dépend ]ias de la religion : on la construit en vue seulement des nécessités de la défense. Elle suit les contours des collines sur lesquelles les villes sont bâties, dominant toutes les crêtes d'escarpement pour ne laisser à l'attaque de l'ennemi aucune prise. De là vient que les plans des fortifications étrusques affectent les formes les plus diverses : ils sont toujours subordonnés à des convenances topographiques, à des considérations d'ordre pratique et militaire.
Les enceintes fortifiées des cités étrusques n'avaient jias nu grand développement. La plus considérable de toutes, celle de ]'olnterrir ,