‹ L'art étrusqueChapitre 149 sur 357 · Titc-Live, I · texte numérisé non relu

Titc-Live, I

2. Nissen, Pompeianitche SludUn, p. 460-177. .Tordan, Topogr. der SladI Rom., 1, p. 160, 32.1. Mommsen, ItOmitcUe Fortchungtn, p. 23-11. BoucW-Leclcrq, Uùt. de la dlriiiation, IV, p. 190; Manueldej InstUntio»» romai/iw, p. 535. Detlcfsen, iJai pomariiim Itomt. Hermès. XXI, 4, p. 497-562.

3. Auln-Gelle, XUI, 14 : Pomarium qiiid ettrt ttii'jHrtt impuli romani, ijiii librna dr niitpicitncripftrunt, ittiimmofii aentftilia defiitiertint : pomarium tri lorin itiira ngrum effatHm per toliui urbii rircuiliim jxmt muroi rtijionibiit certii drUrminalm,

qui /hciijiiiem tirhnni nufpieii. Cf. V.irron, ■/<• I.ing. lai., V, 148.

4. Lee et^piiltnn'S Ik tnmnlus de CerT<>tri ont de mime <idc sorte àe pomctrium. La chambre sépulcrale, qui couBtituc le Tr-ii tombeau, n'occupe pas tonte l'étendue du terrain consacn!' au défunt : il y a tout .ilcntour «ne bande réservée, que limite le soubassement circulaire du lumulus. Voir plus luiuf, p. I5!>. fig. 126.

5. A Rome. l'Arentin est compris dans l'enceinte fortifiée, mais reste en dclior» du fu.mrtrium (AuluGelle. XIII, H).

avait uu périmètre qui ne dépassait pas 7,500 mètres '.Tel paraît avoir été à peu près le périmètre de Veii, s'il est vrai, comme l'affirme Denys d'Halicarnasse ', que cette ville couvrait uue surface analogue à celle d'Athènes : or, d'après les calculs de Curtius, Athènes, abstraction faite du Pirée et des ports, aurait eu environ 7 kilomètres de tour '. La plupart des autres villes étrusques, dont les fortifications ont laissé de distance en distance quelques témoins, Fœsulœ, Populonia, Biisellœ, Cosa, Saturnia, Cortona, avaient une enceinte dont la circonférence variait entre 2 et 4 kilomètres '. C'étaient là de bien petites villes et qui ne pouvaient guère contenir que quelques milliers d'habitants. On est tout surpris de voir que des cités qui ont joué un si grand rôle dans les guerres romaines et qui ont tenu tête si longtemps aux légions occupaient sur le terrain une place aussi restreinte et ne pouvaient opposer à l'ennemi qu'une faible garnison. C'est que la force était moins dans les hommes qu'elles pouvaient mettre en ligne sur les remparts que dans ces remparts eux-mêmes, construits en gros blocs massifs d'une solidité à toute épreuve et assis sur des jwsitions naturellement inexpugnables.

Ces remparts, suivant quels principes étaient-ils bâtis? Je ne reviens pas ici sur la coupe et l'assemblage des pierres, tantôt polygonales, tantôt quadrangulaires ; je voudrais seulement essayer de montrer quel aspect présentaient, dans l'ensemble de leurs ouvrages, les forteresses étrusques. Une reconstitution complète de tous les détails est à peu près impossible. Les l'uines sont si rares, ou en si mauvais état, ou encore tellement enchevêtrées au milieu de constructions plus modernes, que les données précises font défaut et qu'on est le plus souvent réduit à raisonner sur des conjectures.

On peut distinguer deux systèmes de fortifications, l'un sans tours l'autre avec tours. Le premier est représenté par les murailles de Fœsulœ, Volaterr ce , Populonia , Cortona , Rusellœ, Satumia. A voir l'énormité massive et irrégulière de l'appareil, il est évident que des deux

1. Dennis, II, p. 149. 1 4. Dennis, II, p. 121, 219, 528, 248, 277, 397.

2. Denys d'Halic, II, 54. Ta Roma qnadrata, sur le Palatin, avait à peine

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