‹ L'art étrusqueChapitre 16 sur 357 · I. Le texte d'HcUuiirtM noui l'attettc · texte numérisé non relu

I. Le texte d'HcUuiirtM noui l'attettc

L'ÉTRUIÎIE ET LES ETRUSQL'ES. 25

pose le récit que nous avons, lequel n'aura pas peu contribué à embrouiller un problème déjà par lui-même assez difficile.

Si nous écartons la théorie lydienne, nous nous trouvons en présence du système de Niebulir ' qui suppose une invasion des Etrusques par le nord de l'Italie. Ce système qui jusqu'ici a compté peu de partisans et qui, il faut bien l'avouer, ne reposait que sur des arguments fort incertains, en particulier sur l'analogie prétendue des noms de EhœtiGt de Rasenas, a été repris dans ces dernières années par M. Helbig, qui l'a renouvelé avec toute l'autorité d'une science aussi ingénieuse que solide ". Les preuves qu'il met en œuvre sont toutes empruntées à l'archéologie. On sait que des découvertes d'une importance capitale ont depuis une trentaine d'années ouvert sur les origines de la civilisation en Italie des perspectives jusqu'alors inconnues. En Lombardie, les terramares, restes d'anciens villages bâtis sur pilotis, dans le Latium les tombes du pays albain, dans le Bolonais enfin et la Toscane les nécropoles dites villauoviennes ou h pozzo ont livré les secrets d'un passé fort lointain, d'un passé préhistorique, et révélé un monde nouveau, au milieu duquel, après bien des tâtonnements , ou commence à s'orienter. Ce sont toutes ces découvertes qui ont fourni à M. Helbig les éléments de sa démonstration. Nous ne pouvons pas le suivre ici dans le détail de ses patientes et minutieuses analyses : il suffira de rappeler ses conclusions générales. Après avoir montré par une foule d'observations précises, de rapprochements et de catalogues, d'une part, que les terramares et les tombes albaines appartiennent à un seul et même peuple, lequel ne peut être que les Italiotes ^ ; d'autre part, que la tombe à pozzo représente le plus ancien type de la tombe étrusque , celui qui était en usage au moment delà migration, et par conséquent que les antiquités dites de Villanova sont des antiquités étrusques, il établit une comparaison entre la plus ancienne civilisation italique et la plus ancienne civilisation étrusque. Cette comparaison l'amène ù constater qu'en arrivant sur les côtes de la merTyrrhénienne les tribus

1. Riim. Gesi-h., I (2 'éd.), p. lOD et suiv. Cf. Schwegler, Ri)m. Gesch, I, p. 253 et suiv.

'2. Sopra la provenienza deglt Etruschi. {Annali,

ART ÊTRCSQCE.

1884, p. 108 et suiv.)

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