‹ L'art étrusqueChapitre 162 sur 357 · Varron nppcUo le-i ËtniAques dci collecteur · texte numérisé non relu

Varron nppcUo le-i ËtniAques dci collecteur

il'rnii, ni/Htlriiet (Fragm., p. .ItLl, cil. bip.). 4. Al) nord de Vcni.'-p.

.■>. Pline, //. .V. III, 20, 119.

d'Afn'a était sans doute leur œuvre. Plusieurs passages de Strabon semblent indiquer aussi que l'Arno à son embouchure avait été régularisé dès une haute antiqiyté, vraisemblablement par les Etrusques '. Dois-je passer sous silence l'émissaire de 2 kilomètres et demi, percé à travers le massif des monts Albains pour ouvrir une issue vers la plaine au trop-plein des eaux du lac d'Albe? Certainement l'ouvrage a été achevé par des mains romaines, lors du siège de Veii; mais il me paraît juste d'en attribuer l'honneur aux Etrusques. Ce sont eux qui en ont conçu l'idée : l'entreprise était indiquée dans ce qu'ils appelaient le livre des Desfins, livre mystérieux dont seuls les devins étrusques connaissaient le secret. C'est un haruspice étrusque qui par une maladroite indiscrétion en a suggéré l'exécution aux Romains, et c'est lui qui a été chargé des sacrifices d'expiation et de consécration ■. D'autre part, à l'époque du siège de Veii, la civilisation romaine n'est pas autre chose que la civilisation étrusque. On ne peut donc pas douter que les Romains dans la circonstance ne se soient montrés les disciples des ingénieurs étrusques, familiarisés par luie longue pratique avec ce genre de travaux. Et de fait le forage de ce long tunnel dénote de la part de ceux qui l'ont mené à bien une singulière habileté, en même temps qu'une sûreté de technique qui ne peut être que le fruit d'une tradition mûrie ])ar de nombreux essais. « En se reportant au moment où l'émissaire fut creusé, dit M. des Vergers d'après Nibby ', il faut se rappeler que, les eaux du lac ayant entièrement envahi le cratère, on dut de toute nécessité commencer le travail au lieu choisi d'avance pour devenir le point de décharge des eaux. Comme l'ouverture du canal, n'ayant environ qu'une hauteur d'homme sur un mètre et demi de largeur, ne pouvait permettre qu'à deux ou trois pionniers d'opérer à la fois, une œuvre aussi gigantesque n'aurait pu s'exécuter qu'avec une extrême lenteur si l'on n'eût pris le parti d'ouvrir, de distance en distance, des puits verticaux qui pennettaient de diviser la tâche, en même temps qu'ils servaient à la ventilation ainsi qu'à l'extraction des déblais. Ce n'est pas là une simple conjecture, car

1. Strabon, V, 222, 2, 5. | 3. U Élrurie et les Élrusques, II, p. 155.

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