‹ L'art étrusqueChapitre 163 sur 357 · Tite-Live, V, 15. Plutarque, Camille, a · texte numérisé non relu

Tite-Live, V, 15. Plutarque, Camille, a

LA m ETRUSQUE.

quelques-uns de ces puits existent encore ; et on peut calculer, d'après les traces des travaux, qu'ils étaient placés à 40 mètres de distance l'un de l'autre. Il y eu avait donc environ ime soixantaine dans le parcours que suit le canal souterrain, et près de deux cents ouvriers à la fois pouvaient attaquer le rocher. Quand cette eeuvre, qui demandait tant d'habileté dans l'art difficile de raccorder des niveaux à luie grande profondeur, l'ut ainsi terminée, il restait encore une partie de l'oracle à accomplir. Les dieux l'avaient dit : il ne fallait pas que les eaux eussent leur embouchure directe dans la mer; elles devaient se perdre dans la campagne. Cette mesure, qui rappelle tant de prescriptions des législations anciennes où les préceptes d'une meilleure économie sociale revêtent la forme d'obligations religieuses, nous reporte encore aux Etrusques, dont l'un des soins principaux était laménagement des eaux, art dans lequel ils montrèrent de bonne heure une grande habileté. )^

Les Etrusques ne se préoccupaient pas seulement d'assurer la salubrité et l'irrigation méthodique des plaines qu'ils cultivaient, ils songeaient aussi à l'hygiène de leurs villes. Ils avaient soin de ménager des issues î\ toutes les eaux inutiles en creusant dans l'épaisseur des roches sur lesquelles ces villes étaient assises des couloirs en pente douce ou même des puits verticaux aboutissant A des couloirs. C'étaient autant d'égouts qui venaient se déverser en dehors de l'enceinte, soit au pied môme des murailles, soit iilus bas encore à mi-côte des ravins le long desquels grimpaient les routes en lacets. On retrouve encore un grand nombre de ces égouts. Les uns sont creusés dans le roc vif comme ;\ Sutri, à Neiii, A Civit;\ Castellana, à Falleri, i\ Corchiano, A Orviéto, à Saturnia '. Les autres étaient en partie construits en maçonnerie comme ceux de Volterra et de Fiésole'". La |)hii>art de ces égouts sont très étroits. Quelques-uns cependant sont assez larges pnur qu'nii homme puisse y cheminer \ De li\ vient qu'on a pensé qu'ils iniuvaient servir i\ plusieurs fins, soit i\ conduire les eaux hors de la ville, soit jionr les sorties, les défenses, les ap|irovisinnnements en teni|>s de

1. Dcnni«,I.p. 04,81,89, 10.1. 119, 49J. .liiim/i', 1881, p. iC. .VtVùir, 1882. p. 56.

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