‹ L'art étrusqueChapitre 164 sur 357 · Dennif, II, p · texte numérisé non relu

Dennif, II, p

•I. l'ii i'goiit (le .Sutnriiia a 0",T.'> de l.irgcur. .V, tUit, 188;;, p. 6(1.

L'AKCHITECTUKE MILITAIRE ET LES TEAVAUX PUBLICS. 245

guerre, soit pour permettre de communiquer secrètement d'un point de la ville à l'autre'. En tous cas, comme ils constituaient une communication entre Tintérieur et l'extérieur des forteresses, l'idée de les utiliser dut venir plusieurs fois aux assiégés comme aux assiégeants. C'étaient des galeries de mine toutes préparées qu'il suffisait d'élargir un peu pour les rendre praticables à une opération militaire. Peut-être le fameux cuniculus de Camille au siège de Ven n'était-il pas autre chose". Les traces de ce cuniculus ayant disparu ou n'ayant pas encore été retrouvées, on est porté aujourd'hui à regarder le récit de Tite- Live comme une tradition légendaire sans aucun fond de vérité. Il est cependant remarquable que la légende, si légende il y a, ait été si souvent répétée jjar les historiens de l'antiquité. Il me semble qu'étant donné la disposition des villes étrusques sur un rocher percé d'égouts de part en part, il est tout simple qu'un général audacieux ait songé à profiter de ces issues pour Fig. no. — Égout de Grarucœ. nemœ, i, p. 430. pénétrer par surprise au cœur de

la citadelle. Du reste la tradition relative à Veii n'est pas unique. Faïence passait pour avoir été prise deux fois à l'aide d'un stratagème semblable', et en 455 de Eome, c'est-à-dire en pleine époque historique, la ville de Xequinum en Ombrie fut enlevée de la même manièi'e \

Parmi les égouts que l'on attribue aux Etrusques, il en est deux, inégalement célèbres, qui subsistent encore iiresque intacts et qiù témoignent d'un art très sûr. L'un se trouve près de l'embouchure de la Marta, sur l'emplacement de Graviscce, l'ancien port de Tarquinu; l'autre est la Cloaca Maxima de Rome. L'égout de Gruviscce a été découvert par Dennis, qui l'a reconnu sous l'amoncellement des terres d'alluvion et sous la végétation touffue qui en dissimulait les abords ''.

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