‹ L'art étrusqueChapitre 171 sur 357 · Varron, Liny. lalin., VII, H · texte numérisé non relu

Varron, Liny. lalin., VII, H

j. Templu tescniptc mt ila tiinlv quon'l njo entlt tingua niinnipnrtro. Olln reler arlmt çnirywir rrt qunm mf tentio dlxitte trmplnm trtnimrjiir Jinito in ninlflriim. Olln rtter nrbm qiilrqiiir r>t jimm mr Mfittio dixiittr templi4m tetrumipte ^fitiito in dfxtrum. Inttr ea conrff/ioHC cotirpicione corttimione ut'upte ro rtdhfime iriiit.

C. Jordan, l'ebtr rfi> Aiittlracir irj«, Irmpliim, etc. (nrrmh, XV, 1879, p. 567.583,'. Titc-Livc. X.

L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE

iiioiiient il est comme la propriété de la divinité à laquelle on l'a consacré et l'on ne peut le désaftecter qu'avec l'assentiment formel de cette divinité. Lorsque Tarquin le Superbe voulut construire un temple à Jupiter sur le Capitole, la colline était déjà occupée par un certain nombre de propriétés divines. Il fallut en quelque sorte les exproprier '. La plupart des dieux, consultés suivant les préceptes de Vcxaugu ratio, cérémonie destinée à lever l'etfet de VinauguratiQ, consentirent à céder la place à Jupiter. Mais trois d'entre eux tinrent bon, Mars, Terminus, Juventa -, et force fut de respecter leurs fana.

Le fanum peut rester tel (ju'il est à l'origine, c'est-à-dire un terrain vide de toute construction, avec quelques arbres, parfois une source, souvent un autel. Le temple, en prenant ce mot dans le sens que nous lui donnons en français, n'existait que lorsque le fanum était entouré non plus seulement de cette clôture idéale que l'augure traçait mentalement avec quelques points de repère, mais d'une clôture réelle ; lorsque de locus ejfatus il devenait locus septus. Cette clôture était ordinairement en maçonnerie. Mais les textes nous apprennent qu'elle pouvait être aussi très élémentaire, soit une barrière en planches, soit des toiles ou des peaux tendues sur des piquets ticliés en terre ■'. Tels étaient les temples provisoires qu'on élevait en campagne ou que l'on dressait pour les augures quand ils devaient officier '. Tels avaient du être à l'origine les temples des Etrusques, au temps où ce peuple habitait des huttes de peaux ou de joncs et ne s'était pas encore familiarisé avec l'art d'assembler le bois ou la pierre.

Le temple étrusque ne peut avoir qu'une seule ouverture. La règle est formelle pour lea temples romains, et comme ils dérivent des tem-

;i7 : Fanum, Id est locus templo ej'jhtus. Sur Tétymologie probable dé/«7i«m, voir Bréal, Dirliuim. rlijm. latin., p. iâ.

1. Tite-Live, I, .5.) : Ut libéra a ceteris reli(/ionihiis area esset tola Jovistemplique ej'iis qiiod inœdiJicaretHr,

i. Saint Augustin, de Cir. Dei, IV, -29. Festus, p. lG->. Tite-Live, I, 5ô.

3. Festus, p. 157 (éd. 0. Millier), col. 1, ligne 21 et SUIT. : Minora (empla jtnnt ab auijuribiis cnn Ain ÊTr.usQt'E.

loraalii/fia tabnlls aut Uideis sepiiintar, ne nno ani' jiHiis oMio pateant, certis rerbis definita. Itai/iie femplnm est locus ita ejyatus, ant lia septits, tU ea una jmrte pateat. Senrius, ad yEneid., IV, 200 : Alii lemplum dicunt... qnoil palis aut hastis aitt ali'pia tali re et lineis aut loris aut simili re septum est.

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