‹ L'art étrusqueChapitre 18 sur 357 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les régions jadis liabitées par les Étrusques n'ont pas perdu la trace des nombreuses générations qui y ont successivement séjourné et dont la vie obscure écha])pe à Thistoire. Des milliers de tombes y conservent le dépôt du passé. On y recueille non pas seulement des restes humains, mais aussi une multitude d'objets ensevelis avec eux, suivant un pieux usage qui était familier à tous les peuples de l'antiquité. Avec ces objets, que la terre a plus ou moins bien protégés, il est possible de reconstituer, du moins dans ses grandes lignes, le tableau de la civilisation étrusque.

Mais si l'on veut suivre à travers les âges la marche et les progrès de cette civilisation, il est nécessaire de procéder par ordre, de classer à leur date tous ces précieux débris, de distinguer nettement les plus anciens des plus récents, de faire, en un mot, la chronologie des tombes. C'est une chose à laquelle malheureusement on n'a pas toujours songé. Jusque vers 1830, les nécropoles étrusques ont été livrées à la curiosité plus ou moins intelligente des amateurs mondains, avides d'enrichir leurs collections, et au vandalisme des paysans. I^'arcliéologie a ainsi perdu tout un trésor de faits curieux et d'observations précises que des recherches sérieuses et désintéressées auraient seules pu lui assurer. Les fouilles méthodiques n'ont guère commencé que depuis une trentaine d'années. L'influence toujours croissante de l'Institut archéologique de Rome, l'activité infatigable de ses secrétaires MM. Brunn et Helbig, toujours prêts à se porter aux points où de nouvelles découvertes étaient signalées, le zèle de quelques archéologues provinciaux, les efforts enfin du gouvernement italien secondé

l»ar des municipalités plus éclairées, tout cela a réussi en partie à réparer lu mal causé A la science par deux siècles de fouilles dévastatrices et l'on peut df's 'i i.i.'sciit enregistrer un certain nombre de résultats positifs.

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