XolUie, 188,*>, p. 3.1 et siiiv
3. MUani, l/rouloni ai un lemplo Inicanico leo- i fi. XolUie, li<87, p. '.'T.
plupart des portraits qui décorent les canopes et les sarcophages de prix. Aucun moule n'aurait pu donner ni cette netteté de traits, ni cette souplesse de draperies, ni ce fouillis de franges et de plis qui caractérisent certaines statues. Il est probable que le plus souvent les deux procédés étaient employés concurremment, toutes les statues un peu grandes étant fabricpiées non d'une seule pièce, mais au moyeu de pièces rapportées, plus ou moins bien travaillées suivant l'importance du morceau ; les bras, les mains, les pieds, étant en général sacrifiés, et l'artiste ne portant tout son eft'ort que sur la facture de la tête et des détails caractéristiques du costume. Sur le sarcophage de Cervétri, par exemple, tandis que les visages sont remarquables par la ])récision du type et l'individualité de la physionomie, les bras sont à peine modelés et ressemblent plutôt à dos morceaux de bois qu'à des membres : ce n'étaient là en effet que des appendices secondaires, dont les sculpteurs avaient sans doute un assortiment tout prêt dans leurs ateliers.
Les Etrusc^ues, comme les Grecs, ont toujours considéré l'argile comme une matière commune, dont il était nécessaire de dissimuler la surface. Ils ne cherchaient pas à faire ce que nous appelons des terres cuites. Toutes leurs céramiques portent encore la trace d'une coloration, dont il est souvent facile de reconstituer l'ensonible. Plus le moiunnent est ancien , plus les couleurs sont vives et criardes. Les tons sont peu variés et se ramènent au jaune, au brun, au rouge et au noir, mais ils sont très soutenus. Les chairs de l'homme, sur le sarcophage de Cervétri, sont d'un rouge brun très accentué qui fait penser àce fameux minium dont les anciens nous disent qu'on badigeonnait de temps à autre la statue de Jupiter Capitolin '. Au contraire, sur les statues céraniiqucs de date plus récente , sur les statues du fronton de Luni, par exem|)le, ainsi «[ue sur le sarcophage de Larthia Seianti, si les tons sont plus variés, ils sont aussi plus atténués : presque partout des roses, des jaunes tendres, des verts pâles, des bleus azurés, en un mot des nuances légères et délicates (pii raïqiellent un peu la coloration des figurines de Tanagre. Cette jxilycliromie a un dou-