Voir plus haut, p
2. Il n')- a qu'un exemple d'un masque en terre cuite (Milani, Museo italiano, p. 29G, pi. X. 3).
.3. Milani, Museo italiano, I, p. 293, pi. X, 1. 4. Milani, Museo italiano, I, p. 294, pi. VIII, 1. ■'). Brogi, BiUletino, 187,5, p. 218; 1882, p. 232, Itilani, Museo italiano, I, p. 295-296.
ces masques est-elle venue d'elle-même aux Étrusques ou leur a-t-elle été suggérée par certaines coutimies étrangères? Toujours est-il que l'usage des masques appliqués sur le visage des morts existait eu Egypte, en Ass3Tie et en Phénicie '; qu'il a passé en Grèce, où il n'a pas duré d'ailleurs, en même temps que les premières importations de la civilisation orientale", et qu'on ne le voit poindre en Etrurie qu'avec les tombes à ziro de Cliiusi, lesquelles sont précisément pour-
Fig. 226. — Fncc et rereri d'niic arne-canopc montùe sut son fauteuil Miloui, ;pl. IX. 9 et Su. Uatiteor, 0",»».
vues d'olijets de style asiatiiiuc ;nialoguos j\ ceux do la toiulu' Kogulini \ La coïncidence me parait significative, et je croirais volontiers que l'influence phénico-cartliaginoise n'a pas été étrangère m l'introduction des masques funéraires en Etrurie.
Quoi qu'il en soit, les Etrusques de Cliiusi ne s'en tinrent pas au procédé élémentaire du masque métallique cloué ou ficelé sur le col de l'urne cinéraire. L'idée leur vint de modeler leur ma.sque avee l'urne
I. Wilkinson. .1 jicjmlar no-oimt </ llie aiir. Kyt/jilinn», 1871, II, p. S!>r). Cil. Lcnonnant, .UM.«f <kâanl.,gi/pl.,p\. XXXVII, 1, '.'. Cayliis, nr.iicil il'anl., I, j.l. XI, 3, p. II. Lcdrain, 6Vi:. nrfA.,1877, p. 181, pi. XXI. De Ronge, A'olice lits i»onuin< rgjipl. du Loiirre, p. 9S. L^-an), Diteofiriet in Ihe riiin/Ki/'.ViHirfAip. .'i.'i2. Perrot et Cliipicr, lliil.
lie l'art, III, p. 464, 889. Sur lc< masques fuiiérairci, voir 0. Benndorf, .lu/i'lr Cttivlililiclinf ». ttimlrral ^fnA(n.
2. Masques de Myccne«. Schlicmann, .l/y/rnir, p. 198, •.'19--.'2.1, 2X9, 311, «3.1. MilcUliœfcr. .Viltheilnmii-H (Athènes), I, p. 32».
n. Milnni, Muko ilalinno, I, p. 292, note 1.
LA SCULPTURE FUNERAIRE
, de Cervéti'i. Mus-:-e Ju Louvre.
elle-même, eu le scul[itant dans la iiierre ' ou eu l'estampant dans l'épaisseur de l'argile soit sur le col outre les deux auses ", soit sur la
calotte sphérique qui ^ .,
sert de couvercle \ Bien- .«.^^S^^fe^
tôt , par un progrès tout naturel, le masque, qui jusqu'alors avait l'apparence de quelque chose de plaqué, s'arrondit comme un visage et se fondit pour ainsi dire avec la calotte du couvercle, qui elle-même prit la forme d'un crâne. Dès lors on eut une tête humaine sur un cou, et de cette tête on coiffa l'urne cinéraire. Ainsi se trouva définitivement constitué ce (pi'on ap[>elle l'uruecanope, d'un terme emprunté au vocabulaire de l'archéologie égyptienne '. L'urue-canope est propre aux nécropoles de Chiusi et des environs '. Ou ne la trouve que dans les tombes à ziro, lesquelles sont postérieures à la fin du septième siècle, et par exception dans quelques chambres souterraines à inhumation", antérieures aux plus anciennes chambres de Chiusi avec peintures, c'est-à-dire antérieures ^''s- --'• - couverde de canope.
Jlus-Je lie Florence. Hauteur, 0'",27.
à la fin du cinquième siècle. Les canopes nous
présentent donc la plastique étrusque telle qu'elle est à l'origine, telle
1. On n'a qu'un exemple d'un cinéraire de pierre avec masque sculpté; le couvercle est pointa en forme ie piUtis (Milani, Museo italiano, I, p. 298, pi. X, 4).