‹ L'art étrusqueChapitre 249 sur 357 · DcnDis, I, p · texte numérisé non relu

DcnDis, I, p

S. Dcnai», I, p. SI:'.

LA PEINTURE

différentes sections des parois. Si nous considérons d'abord les tympans, nous remarquons qu'ils sont en général remplis par des figures d'animaux. Ce sont : des lions passants la gueule ouverte et la langue pendante, ou assis dos à dos, ou dévorant une proie; des panthères debout ou assises dos à dos ou guettant des oiseaux; des chevaux marins, ou des dauphins, ou des serpents qui vont l'un vers l'autre et font avec leur queue une trainée oblique jusqu'aux angles du tympan. Le plus souvent ces animaux sont disposés symétriquement de chaque côté d'un socle peint, figurant le billot d'appui sur lequel est censée porter la maîtresse poutre du plafond simulé (fig. 262). Ce n'est que

Fig. 274. — Portion de \a frise de la tombe François, à Vulci. NoéT des Vergers, III, pi. SSVII.

tout à fait }iar exception que se rencontrent à cette place des tableaux d'un autre genre. Deux fois, par exemple, on y observe une scène de banquet'. Dans la tombe delîe hirjlie , à droite et à gauche du socle dont j'ai parlé, est im personnage couché tenant un fruit ou un vase à boire ; sur la face du socle est dessiné un cratère entre deux petites figures d'hommes nus dont l'une a une cenochoé dans la main '. Ailleurs, entre une couple de panthères au centre et des canards aux angles, se trouve l'image d'un Satyre couché '. Dans la grotte Qucrciola, deux guerriers debout tiennent leur cheval par la bride à côté de deux panthères placées à chaque angle du tympan '. Enfin dans la tombe dei

1. Dans la tombe dite JJepotito dei dei à Chiusi [ 2. Micali, Jtvn. per sen:, pi. LXVIII, 1.

(Micali, Monum. per lerp., pi. LXX) et dans la 3. Micali, Mon, per serv., pi. LXVII. (j.

tombe dei cacciatori à Cornéto {ilonumenti, XII, | 4. Dennis, I, p. 308.

pi. XIV). '

on

cacciafori se voit la scène île chasse dont j'ai parlé tout à l'heure fig. 275\

A part ces exceptions, peu nombreuses eu égard au nombre total des chambres peintes, il n'entre dans la composition des fresques des tympans que des groupes symétriques d'animaux féroces ou marins. Bien plus, cette catégorie de sujets semble avoir i\ cet endroit sa place toute marquée. Il est rare qu'où les retrouve ailleurs ou, si on les retrouve, c'est toujours dans une partie secondaire de la décoration, soit sur une frise étroite à la lisière du plafond, soit en bordure le long du sol , soit daus l'encoignure d'une porte. Ce sont évidemment des motifs de remplissage que l'art étrusque tient de l'art gréco-oriental et (]ui se perpétuent par une convention traditionnelle.

Les scènes de chasse ne jouent aussi dans la composition décorative qu'un rôle secondaire. Outre qu'elles sont peu nombreuses, elles n'occupent jamais une paroi i\ elles seules. Celles qui subsistent sont dans un tympan', sur une petite frise près du plafond ", ou dans une zone basse en bordure \

Tous les autres sujets se placent indiU'éremment un jieti partout, mais en général forment un talilrau i|ui se détache eu vedette au milieu d'une i)aroi. Il serait oiseux de vouloir ici entrer dans le détail et diercher ce iiu'dii iMHurait a]i|if](.'r la Ini t\v vvs t'imqiosi-

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