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LA PEINTURE. 405
tions décoratives. On troiiverait difficilement dans toute l'Étrurie deux chambres présentant des combinaisons semblables. Cliaque peintre puise un peu an hasard dans le répertoire traditionnel des sujets, et ceux qu'il a choisis, il les groupe suivant sa fantaisie sans s'astreindre à des règles précises. Il met ici un banquet, là des danses, ailleurs une scène mythologique, plus loin un paysage ou un défilé funèbre. Il développe un thème plutôt qu'un autre, suivant qu'il l'a pour ainsi dire plus en main.
Il est rare de trouver une disposition régulière comme celle de la tombe del tnclinio avec le banquet sur la paroi du fond et les danses sur les parois latérales ' ; ou bien comme celle de la tombe François à Vulci où les scènes mythiques de la Grèce et de l'Etrurie se font pendant, les unes à gauche et les autres à droite". On ne peut faire que deux remarques générales : l'une, c'est que là où il y a des sujets mythologiques ou infernaux, il n'y a presque jamais de banquets, de danses ni de jeux, et réciproquement; l'autre, c'est que les peintres de Chiusi semblent avoir une préférence pour les jeux , tandis que ceux de Cornéto s'attachent plus particulièrement à peincke des banquets et des danses.
Que signifient tous ces tableaux? Dans quelle mesixre et comment se rapportent-ils à la destination funéraire des chambres dont ils couvrent les parois?
EHminons tout d'abord les scènes sur le sens desquelles il n'y a pas lieu d'épiloguer. Il est clair que les trois paysages de la tombe (7e/ cacciatori n'ont pas la moindre relation avec l'idée de la mort. Dirat-on que le peintre, en représentant des gens qui jettent des filets ou qui piquent des têtes, a pensé aux conséquences funestes qu'ont souvent les parties de pêche ou de bain? L'explication serait puérile. Dira-t-on