Bulledno, 1834, p
ART ÉTKUSQCE. 52
l'office. S'ils nous reportent ainsi aux heures qui précèdent iinuiédiatemeut le banquet, quoi de plus simple que de nous reporter quelques heures plus tôt, au moment des chasses ou des pêches dont ce banquet est l'occasion?
Nous n'avons pas A chercher la raison d'être des tableaux représentant un mort couché sur son lit. Quant aux sujets mythologiques, les uns, où figurent Hadès et Proserpiue, Thésée ou Pirithoiis, désignés par des inscriptions, parlent assez d'eux-mêmes. Les autres, comme le massacre des prisonniers troyens, la mort de Cassandre, le duel d'Etéocle et de Polynice, les aventures de Mastarna et de Célès Vibenua, se rattachent à l'ensemble de ces compositions mythologiques à dénouement tragique, que nous avons déjà étudiées et expliquées.
Les scènes de jeux trouvent leur explication toute naturelle dans l'usage antique de célébrer des jeux aux funérailles solennelles. Qu'où se rappelle les funérailles de Patrocle, d'Achille, d'Anchise, d'Archémore '. Et ce n'était pas h\ seulement une coutume héroïque. Hérodote la signale chez les Thraces ", et maint témoignage nous prouve qu'elle était familière aux Romains '. Inutile par conséquent de- faire intervenir ici l'hypotlièse de représentations idéales, symboles des plaisirs et des réjouissances de l'autre vie. Nous sommes sur la terre et bien sur la terre. Les spectateurs sont h\, assis sur ks tribunes. Ajoutez que tous ces tableaux sont d'un réalisme qui exclut toute interprétation symbolique : j'ai de la peine i\ considérer comme des images de l'éternelle félicité des figures comme celle de ce pauvre pugiliste qui vient de recevoir un formidalile coup de poing en plein visage et qui avec une éponge essuie son nez tout sanglant ', ou bien encore celle de ce cocher dont le char vole en éclats et qui fait avec ses chevaux une si terrible culbute '.
La signification du banquet est plus malaisée A établir. Je n'ai jias
1. Homcrc, lliaJe. XXIII, 257; 0</i/m<«, XXIV. »:>. Virgile, Éni'irle,V,lH. Stace, Thi'baUU, VI, 23!i.